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 HypnoTorch ( chapitres 7 à 11 )

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MessageSujet: HypnoTorch ( chapitres 7 à 11 )   Mer 31 Aoû - 20:54

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter. Merci à Russel T Davies et à la BBC de les avoir créés.


Résumé : L'équipe de Torchwood va devoir se faire aider par les membres d'un site web afin de résoudre une enquête plutôt torride.

Merci à tout ceux et celles qui ont gracieusement accepté de participer activement à cette enquête.

Merci aussi à Evalyre et à Tessa pour la relecture de ma fic.

Attention, plusieurs chapitres sont classés PG13 ou NC 17.





HypnoTorch



Chapitre 7 : La mise en pratique du réchauffement des pôles



– Asseyez-vous je vous en prie ! Leur proposa Iwok.

Tout le monde s'installa sur les peaux de bêtes à même le sol. Iwok rabattit la peau qui servait de porte devant l'étroite entrée. Certains blocs de glace étaient translucides et laissaient passer la lumière.
L'intérieur de l'igloo n'était finalement pas désagréable malgré le manque de confort. En tout cas, on ne ressentait plus le vent glacial.

– Parlez nous de votre rôle au sein de l'équipe scientifique, commença Jack.
– J'étais chargé du réapprovisionnement de la base. Notre colonie est livrée en vivres en tout genre deux fois par semaine lorsque la météo le permet. C'est le pilote qui vous a déposé qui s'en charge à l'aide de son bimoteur. Notre alimentation est grasse et très protéinée. Nous avons donc besoin de fibres et de vitamines, surtout nos enfants.
– Comment s'entendaient les membres de l'équipe? Osa demander Ianto.
– Très bien, mais aucun n'était en couple. Ils n'avaient pas le temps pour ça. Ils étaient trop passionnés par ce qu'ils faisaient.
– Et entre eux ! N'y avait -il pas de petites histoires ? Demanda Owen.
- Je sais pourquoi vous me demandez ça ! Je ne pense pas qu'il y ait eu quelque chose. Je passais beaucoup de temps avec eux, je l'aurais remarqué. Je sais ce qu'a dit le légiste, mais les connaissant je n'y crois pas. Je pense qu'ils ont été drogués ou empoisonnés. Et puis s'ils s'étaient deshabillés, ils seraient tombés en hypothermie et mort de froid avant cette soit disant orgie. Ils connaissaient les règles de sécurité. Leurs tentes n'avaient rien à voir avec nos igloo. L'intérieur y était très froid. Pour dormir, ils étaient obligés d'utiliser un couchage étudié spécifiquement pour les expéditions polaires.Nos igloo sont conçus pour conserver la chaleur que nous dégageons, c'est pour cela que
nous y dormons nus. Non vraiment, je ne crois pas à des actes volontaires de la part de mes amis.
Iwok avait dit les derniers mots en secouant la tête, la tête baissée. Il semblait éprouver beaucoup de peine à évoquer tout cela.
– Et les deux scientifiques qui n'ont pas été retrouvés ? Demanda Owhar.
– Andrew et Anna. J'ai participé aux recherches avec l'équipe de secours, mais à ce moment là, nous étions dans les pires conditions météo. Le vent soufflait en continu. Les recherches ont très vite été interrompues. Les secours ont considéré qu'il n'était pas possible qu'ils aient survécu à l'extérieur. Ils ne voulaient pas risquer la vie des membres de leur équipe. Avec deux amis, nous avons poursuivi les recherches deux jours de plus, mais l'on voyait difficilement la topographie des lieux. J'avais l'espoir que vous m'accompagnerez. Je voudrais retrouver les corps. Avec ma connaissance des lieux et votre technologie, ce serait possible.
Il est vrai qu'il existe un appareil qui permet de scanner le sol afin de mettre en évidence les objets ou les corps, précisa Owhar.

– Nous avons effectivement avec nous un appareil ayant ces capacités, continua Owen.
– Tout d'abord, il nous faudrait jeter un coup d'œil à la base scientifique, puis nous pourrions reprendre les recherches. Si nous retrouvions les deux corps, cela nous en apprendrait peut-être d'avantage, en conclut le capitaine.
– Nous pourrions partir d'ici une heure, leur proposa Iwok. Le temps de prendre le nécessaire pour tenir la journée. La base se trouve à trente minutes de marche mais nous pouvons prendre les skidoo.
– OK pour les skidoo ... Il y a le matériel Jack ! S'empressa de justifier Owen.
– Bon afin de faire plaisir au Docteur Harper, qui semble souffrir depuis notre départ, nous prendrons les skidoo, confirma le Capitaine un sourire ironique sur les lèvres.

Chacun sortit de l'igloo afin de préparer son équipement. Ils s'équipèrent pour lutter contre le froid, rajoutèrent un pantalon et une polaire par dessus la première, puis remirent leur épaisse combinaison de survie en milieu extrême. Ils prirent de quoi manger et boire en grande quantité car en milieu hostile le corps brûle beaucoup plus vite les calories. Le matériel scientifique resta placé à l'intérieur des mallettes de sécurité afin de protéger les composants électroniques du froid. Deux civières furent fixées sur les flancs des aïkido, au cas où. Iwok prit soin d'emporter un kit de survie ainsi qu'un kit de premiers soins.
L'expédition était prête à partir.

Jack monta sur le premier skidoo, accompagné de Ianto qui se cramponna vivement à lui, connaissant la conduite alerte de son capitaine.
Owen prit le « volant » du second. Owhar était tout émue de pouvoir enfin serrer le Docteur Harper dans ses bras, même si ce n'était pas exactement ce qu'elle avait imaginée dans ses rêves, c'était toujours mieux que rien.
Iwok monta sur le troisième et ouvrit la marche.

Arrivé au campement, ils s'aperçurent que les vents violents avaient fait d'énormes dégâts. Toutes les tentes étaient en partie arrachées. Le matériel scientifique était définitivement hors d'usage. Tout avait été exposé plusieurs semaines à une température moyenne de moins quarante-cinq degrés.

Ianto récupéra tout de même une caméra dont il ne put même pas ouvrir le compartiment à cassette tellement il était gelé, deux ordinateurs portables, et trois carnets de route dont il n'osa pas tourner les pages. Il savait que Tosh pouvait faire des miracles, alors sait-on jamais.

La nature ayant repris ses droits sur la technologie, toute l'équipe décida de partir explorer le secteur afin d'essayer de retrouver les deux scientifiques disparus. De plus, Jack s'aperçut qu'il était très pénible pour Iwok de revenir sur les lieux. Il posa la main sur son épaule dans un geste de soutien.

– Il ne sert à rien de rester plus longtemps ici, allons venez, lui dit-il doucement.

L'Inuit lui fit un signe de tête pour le remercier et Jack vit des larmes perler au coin de ses yeux.

Avant de démarrer, Owen et Owhar sortirent le scanner un court instant afin de sonder les environs, mais ils ne remarquèrent rien de particulier. Ils se dépêchèrent donc de refermer le caisson isolant, avant que le froid n'altère l'appareil.

Une fois remontés sur leurs engins, ils décrivirent un grand cercle autour du camp à environ un kilomètre de ce-dernier. Owen s'arrêta en de nombreux points et Owhar mis le scanner en route systématiquement. Au cinquième arrêt, Owhar fit signe au médecin que l'appareil avait détecté une anfractuosité dans le sol. Le Doc fit signe aux autres de le suivre.

C'était une crevasse, assez profonde semblait-il, mais très irrégulière, de sorte qu'il était possible d'y pénétrer sans trop de difficultés.

– Vous comprenez Capitaine pourquoi nos recherches avaient peu de chance d'aboutir au moment de l'accident. Dans le blizzard, cette crevasse était totalement invisible, pourtant elle est vraiment proche du camp, expliqua Iwok.
– Je vais y descendre avec Ianto.
– Attendez ! Cela fait environ trois heures que nous avons quitté le village, il faut prendre le temps de nous restaurer. Pour des non-natifs, vous avez déjà trop attendu. Une hypoglycémie peut arriver brutalement et après c'est l'hypothermie, avec tout ce que cela implique sur les extrémités.

Inconsciemment le Capitaine fit la grimace et mit la main sur ses bijoux de famille. Tout le monde s'en aperçut.

– Non Capitaine, je parlais des mains et des pieds, rigola doucement Iwok.
– Et puis tu n'as pas t'inquiéter, relança Ianto, il paraît que tes mains sont toujours chaudes !

Owen leva les yeux au ciel et Owhar ne put cacher un petit rire.

Tout le monde put boire et manger. Ils furent surpris de leur appétit. Et ils reconnurent que cela faisait du bien. Iwok était heureux de partager ce moment avec eux, car ses amis lui manquaient beaucoup.

– Dites-moi, puisque nous faisons une pause, quelles sont les distractions des gens dans votre village ? Demanda Ianto.
C'était le moment ou jamais de se cultiver un peu.
– Il y a peu de distractions si vous ne voulez pas mourir de faim. Mais les hommes partent à plusieurs à la chasse aux phoques ou à la pêche, ce qui est très agréable, tant que l'on ne croise pas le Grand Blanc.
– Le Grand Blanc ? Questionna la jeune femme.
– L'ours polaire, expliqua Iwok. C'est le plus grand danger que nous courrons. Chaque famille a un fusil, mais cet animal est très discret et ses attaques se font le plus souvent par surprise. Et avec le réchauffement des pôles, leur territoire de chasse se rétrécit et les ours se rapprochent, chaque année, de plus en plus de nos villages.
– Je connais quelqu'un qui a une approche très personnelle concernant le réchauffement des pôles, tenta Ianto en regardant Jack avec le petit sourire en coin que ce-dernier lui connaissait si bien.



Jack se demanda s'il allait oser. Ianto regarda son amant dans les yeux et se lança. La mâchoire de Jack se décrocha.

– Cet ami pense que le réchauffement des pôles est dû à l'accumulation de calories libérées par votre peuple, qui se voit dans l'obligation de faire l'amour à tout va afin de ne pas mourir de froid, énonça Ianto dans un souffle sans quitter son amant des yeux.

Iwok éclata d'un rire tonitruant.
Il semblait ne plus pouvoir s'arrêter.

Owen et Owhar se demandèrent qui pouvait bien avoir une théorie pareille. Puis ils réalisèrent au même moment que l'auteur de cette théorie pour le moins tordue ne pouvait que se trouver devant eux. Et dans une parfaite harmonie, ils se tournèrent un Capitaine mort de rire.


– Jeune homme, dit Iwok au bout d'un certain temps et les yeux encore remplis de larmes mais de rire cette fois, je pense que votre ami est un grand coquin ! Et il se remit à rire.
– Effectivement, confirma Ianto, je le pense aussi.
– Pour en revenir aux distractions, reprit Iwok une fois calmé, nous n'avons pas les mêmes commodités que vous. Pour regarder la télévision, certains se rendent parfois à la ville d'à côté et se retrouvent au bar pour passer un bon moment. Les plus jeunes se rendent en ville pour aller au cinéma.
– Eh bien justement ce même ami avait une question sur le cinéma.... commença Ianto.
– Bon ! C'est pas tout ça ! Il faudrait que l'on se remette au boulot, vous ne croyez pas ? Le coupa un Jack plus que pressé.
– OK, allons-y ! Fit Iwok en rangeant les affaires.

Owen et Owhar, eux, auraient bien aimé connaître la question, car ils étaient certains qu'elle ne manquait probablement pas de piquant !

Une fois prêt, Jack se proposa de descendre dans la crevasse. Bien que peu difficile d'accès, il enfila un harnais de sécurité. Iwok passa la corde dans l'anneau et décida de le parer durant la descente. Le Capitaine commença lentement en suivant les dénivelés. Soudain, il s'arrêta. Remarquant le relâchement de la corde, l'Inuit lui demanda si tout allait bien, mais c'est à Ianto que Jack répondit.

– Ianto ! Rejoins moi ! Prends l'appareil photo … et une civière.

Ianto vit le visage d'Iwok blêmir. Il s'arnacha et Owen attrapa la corde pour le parer. Owhar lui passa la civière. Doucement le jeune gallois rejoignit Jack et sa macabre découverte.
Sur un large promontoire, en face d'eux gisaient deux corps, un homme et une femme, enchevêtrés l'un dans l'autre. Les corps étaient tellement gelés qu'ils avaient été conservés pratiquement intactes durant les mois écoulés. L'un après l'autre, les deux hommes se déplacèrent jusqu'au promontoire. Aucun mot ne fut nécessaire. Ianto fit plusieurs prises de la scène et Jack observa chaque détail. Les corps étaient nus, dans une position ne laissant aucune place au doute quand à leur occupation des derniers instants. Les vêtements étaient éparpillés sur le promontoire et en partie pris dans la glace.
Une fois les observations effectuées, les deux hommes eurent beaucoup de difficultés à séparer les cadavres. Après avoir placé un premier corps dans la nacelle, ils firent signe à Owen de tirer. Iwok vint l'aider. Lorsque la nacelle arriva au bord de la crevasse, Iwok ne put retenir ses larmes.
Owen posa une main sur son épaule, pendant que la jeune femme attachait la deuxième civière à la place de la première. Durant la récupération du second corps, Owhar alla chercher des couvertures de survie afin d'en recouvrir les cadavres et d'épargner un peu leur guide.

Lorsque Jack et Ianto furent remontés, le Capitaine s'approcha doucement de leur hôte.

– Ce sont eux ? Demanda-t-il avec délicatesse.
– Ce sont bien Anna et Andrew, répondit celui-ci tellement doucement que Jack dut se pencher vers lui pour entendre sa réponse.
– Venez Iwok. Rentrons.

Les civières furent attachées derrière deux des skidoo et au milieu d' un silence le plus total, le bruit des moteurs envahit la plaine glacée.
Le trajet leur sembla beaucoup plus long et monotone. Inconsciemment, la jeune femme serra d'avantage Owen. Elle avait de la peine pour Iwok. De son côté, Ianto avait lui aussi raffermi sa prise autour de la taille de Jack. Le moral du groupe en avait pris un coup.

Arrivés au village, les corps des deux scientifiques furent placés dans un petit abri fait de glace.

Sans dire un mot, Iwok rentra chez lui, attrapa une bouteille et but directement au goulot. Il avait besoin d'oublier et l'alcool était le meilleur des traitements.
Les autres respectèrent son besoin de solitude. De toute façon, ils étaient épuisés malgré l'heure peu tardive. Chacun pénétra dans son igloo et referma le passage avec le bloc de glace prévu à cet effet, en plus de la peau tendue.

Jack empila trois peaux de bêtes et commença à se déshabiller. Il ne conserva que son boxer. Le voyant faire, Ianto fit de même, puis ils s'allongèrent très rapidement sur la couche. Jack s'enveloppa dans la couette et rabattit deux peaux par dessus. Puis d'une main, il alluma les trois petite mèches contenues dans les coupelles, seule source de chaleur en plus de leur chaleur corporelle.
Ianto constata que son amant suivait les recommandations de l'Inuit à la lettre.
Le voyant triste et frigorifié, Jack prit le jeune homme dans ses bras. Ianto vint poser délicatement ses lèvres sur celles de son amour. Jack le caressait tendrement. Petit à petit, leur corps se réchauffaient, pour finalement se retrouver à l'état de braise. Jack tanguait fiévreusement contre Ianto. Ianto gémissait langoureusement contre le corps si chaud et si dur de son Capitaine. Ce dernier fit tourner son jeune amour sur le ventre, son corps ferme venant recouvrir celui plus doux du jeune homme. La virilité de Jack s'appuyait avec douceur mais fermeté contre les fesses de Ianto.
Alors que Ianto ne s'y attendait pas, Jack lui murmura à l'oreille :

– Je vais te faire une démonstration de ma théorie.
– Hein ! Quoi ? Marmonna Ianto qui était déjà prêt à grimper aux rideaux... ou le cas présent à l'igloo.
– Je vais te montrer pourquoi les pôles se réchauffent, lui souffla-t-il dans le cou.

Puis, une main dans les cheveux de Ianto, l'autre sur sa hanche, Jack le prit lentement, tout doucement. Le plus jeune gémit à la fois de douleur et de plaisir. Puis Jack commença à se mouvoir en lui. L'igloo n'était plus que gémissements et halètements. Jack fit durer le plaisir, chaque fois que lui ou son amant se rapprochait de l'instant fatidique, le Capitaine stoppait tout mouvement. Puis il reprenait de plus belle. Ianto criait son désir. Jack perdit pied et tout deux furent emportés par un orgasme aussi puissant que magnifique.
Jack retomba sur le corps de son amant. Il ne pouvait plus bouger. Il avait besoin de reprendre contact avec la réalité. Il finit par se laisser glisser à coté de Ianto et constata que le jeune homme se trouvait dans un état similaire au sien. Il se blottit contre lui et tout deux s'endormirent sous l'effet du fort taux d'endorphines libérées.


Dans l'igloo d'à côté, la jeune femme avait retiré une partie de ses vêtements mais avait conservé son collant et son sous pull isotherme. Voyant cela, Owen fit de même. Une certaine gêne s'était installée. Ils avaient eux aussi trouvé comment installer leur couchage. Ils s'y glissèrent donc chacun d'un côté. Le Docteur Harper était gelé. Il entendait la jeune femme claquer des dents à côté de lui. Il finit par se retourner.

– Owhar ! Ça va ? Demanda le Doc.
– Non, je n'en peux plus, j'ai trop froid !
– Moi aussi. Venez, fit -il en lui ouvrant les bras.

Ils se serrèrent l'un contre l'autre afin de se réchauffer.
Lors de la découverte de l'organisation de Torchwood, la jeune femme avait immédiatement craqué pour le séduisant médecin, même s'il ne faisait pas l'unanimité auprès de ses amies. Son ironie était parfois mordante. Elle avait du mal à imaginer qu'elle se trouvait là, dans un igloo, perdue au fin fond de l'Alaska, au chaud tout contre lui.

Soudain, Owen baissa les yeux vers elle. Elle ne put s'empêcher de plonger dans son regard. Owen percevait son trouble. Il la sentait attirée par lui, et cela n'était pas pour lui déplaire. Elle était plutôt séduisante, il l'avait constaté un instant auparavant.
Sans trop savoir pourquoi, il posa ses lèvres sur les siennes. Owhar, surprise ne répondit pas tout de suite à son baiser (contrairement à ce qu'aurait fait Chrismaz, une amie internaute). Owen, lui sourit tout en lui caressant doucement la joue. Ce fut elle-même qui, cette fois-ci, vint l'embrasser. La bouche d'Owen se fit plus exigeante. Ses mains commencèrent à parcourir son corps sous les vêtements. Elle le laissa faire, encore hésitante. Dans l'igloo d'à côté on entendait s'élever, de plus en plus fort, des gémissements. L'air semblait saturé de désir, de plaisirs....
Owen ne manquait pas d'expérience et n'eut aucune difficulté à allumer le feu qui couvait chez la jeune femme. Ils finirent d'ôter leurs vêtements avec frénésie.
Ils firent l'amour avec passion, se découvrant l'un l'autre, portés par les vagues du plaisir.
Puis, soudain, la vague suprême, celle tant attendue, vint déferler jusqu'au tréfonds de leur corps, les laissant inertes, naufragés de leur passion.
Ils s'endormirent finalement, l'un contre l'autre, bien au chaud.

Cette nuit-là encore le réchauffement des pôles n'aura pu être stoppé !





Chapitre 8 : Retour au bercail



Le réveil fut des plus doux dans chacun des igloo. Chacun prit le temps de se câliner tendrement.
Finalement ils décidèrent de se lever et de faire une petite toilette des plus rafraîchissante. Chacun s'était partiellement habillé et s'était retrouvé à l'extérieur autour d'une sorte de grande marmite posée sur un trépied. Des bûches se trouvaient dessous. Ianto en conclut qu'il fallait faire fondre la neige pour avoir de l'eau chaude pour la toilette. Il remplit donc le récipient d'or blanc pendant que Jack allumait le feu. Une fois la neige fondue et l'eau chaude, Ianto et Jack emportèrent le récipient dans leur igloo et firent rapidement leur toilette. Une fois terminé, ils firent passer l'eau restante à Owhar et Owen. Ils surprirent un sourire qui en disait long sur la nuit passée.

Une fois tout le monde habillé, la matinée était bien avancée. Ils décidèrent de se rendre chez Iwok car ce dernier avait été très touché par la découverte de la veille.
Une fois devant l'igloo de l'Inuit, Jack l'appela. Au bout de quelques minutes, il sortit, l'air hagard.
Il était clair pour tous qu'il avait essayé de noyer son chagrin dans l'alcool.

– Bonjour, dit-il d'une voix pâteuse, je suis désolé mais ce n'est pas la grande forme ce matin.
– Nous sommes désolés pour vos amis, compatit Jack.
– Merci, venez prendre de quoi déjeuner !
– Avec plaisir !

Tout le monde pénétra dans l'igloo.

– Quand partez-vous ? Demanda celui-ci.
– Dans deux heures, répondit Jack.
– Je sais que c'est difficile pour vous, se lança Owen, mais il nous faudrait quelques renseignements supplémentaires.

– Lesquels ?
– Et bien, des faits similaires ont lieu actuellement chez nous. A chaque fois, un nuage rougeâtre a été aperçu. Est ce que ces faits vous rappellent quelque chose ? Continua Owen.
– Oui, ce jour là, de nombreux villageois ont aperçu un nuage rouge. Mais il était loin d'ici.
– Etait-il aux environs de la base scientifique ?
– Il était effectivement dans cette direction.
– Quelle est votre théorie ? Voulut savoir Iwok, malgré la migraine qui martelait ses tempes.
– Nous pensons que ce nuage est constitué d'un gaz ayant un effet désastreux sur les humains.
Mais nous n'en connaissons pas l'origine, poursuivit Jack.
– Nous allons ramener les corps de vos amis, mais avant de les rendre à leur famille, je vérifierai si leurs poumons et leur sang renferment des traces de la substance retrouvée sur les personnes décédées dans les mêmes conditions à Cardiff, expliqua Owen.
– J'aurais besoin de ton aide Owhar. Je n'ai pas trop l'habitude de corps décédés depuis si longtemps et je préfère avoir un avis supplémentaire.
Le tutoiement était venu naturellement et personne ne releva. Jack et Ianto se contentèrent juste d'échanger furtivement un clin d'œil.
– Nous devons y aller, le ciel est dégagé et notre pilote ne saurait tarder ! Annonça Jack.
Iwok merci pour tout ! Votre accueil et vos connaissances du lieu nous ont bien aidé. Jack se leva mais au lieu de lui serrer la main, il le serra virilement dans ses bras en rajoutant qu'il était désolé pour ses amis et qu'il compatissait.
– Non c'est moi qui vous remercie Capitaine, c'est grâce à vous tous que nous avons pu les retrouver. Je n'aurais pas aimé que leur corps reste prisonnier des glaces.
– Si un jour vous avez envie de vous changer les idées, n'hésitez pas à venir nous voir. Tenez, dit Jack en lui tendant une carte de visite à l'entête de l'Office de tourisme de Cardiff. Ne vous fiez pas à l'intitulé, le numéro de téléphone est le bon.
– Votre couverture ! Sourit Iwok.
– Et oui ! Que voulez-vous, chez nous aussi il fait froid, lui répondit le Capitaine.
– Dites moi, avant de partir, Capitaine, ne seriez vous pas l'auteur coquin de la théorie fumeuse concernant le réchauffement des pôles.
– Qui sait ! Répondit Jack un sourire flottant sur les lèvres.
– Capitaine Jack Harkness, je me demande si vous ne seriez pas un peu Inuit, les jours de grand froid ! Répliqua ce dernier avec un grand sourire.
Puis il serra les mains de tout le monde et les raccompagna vers leurs igloo. A peine sortis, ils entendirent le bimoteur, au dessus de leur tête. Ils eurent juste le temps de récupérer leurs affaires et de dire une dernière fois adieu à leur hôte.

Ils arrivèrent au Hub tard dans la nuit. Owen et Owhar disparurent assez rapidement après un succin bonsoir. Jack et Ianto allèrent se faire un café et grignoter quelques biscuits avant de se mettre au lit. Durant une bonne partie du trajet de retour, ils avait lu des fics, ce qui avait bien inspiré Jack sur le moment. Certaines étaient plutôt coriaces et Jack s'était maintenant mis en tête qu'il voulait plus. Par exemple, un petit strip-tease de Ianto à l'occasion, un petit jeu dans la serre du Hub, un petit sirop de mangue ou tout simplement une dégustation de sorbet au citron façon Jack Harkness. Ianto se dit qu'il n'avait pas fini d'être fatigué après les ébats avec son fougueux Capitaine. Déjà qu'il ne manquait pas d'imagination !

Étrangement, maintenant qu'ils étaient rentrés, Jack semblait bien tendre. Il le tenait dans ses bras tout en buvant son café. Mais Ianto savait qu'il fallait se méfier de l'eau qui dormait. D'ailleurs, perdu dans ses pensées, il fit tomber sa petite cuillère au sol. Et sans y réfléchir à deux fois, il se pencha soudain en avant pour la ramasser. Il réalisa, mais trop tard, son erreur s'il voulait pouvoir dormir quelques heures. L'ouragan Harkness s'était réveillé en voyant le corps de Ianto dans cette position. D'un autre côté, ouragan rimait avec bon temps, alors pourquoi s'en priver !

Une bonne partie de la nuit le Hub fut donc secoué par un ouragan dévastant tout sur son passage : cuisine, bureau, douche, lit.
Le petit jour apporta finalement une accalmie.

Mais vous savez ce que l'on dit du calme avant la tempête !




Chapitre 9 : Corrélation



Le lendemain matin, Tosh et Gwen, trouvèrent la base bien calme, mais en voyant des vêtements au sol, elles comprirent que leur boss était de retour. Elles se mirent au travail en attendant que tout le monde soit là.

Vers dix heures, l'alarme du Hub retentit et la porte du sas s'ouvrit sur Owen et Owhar main dans la main. Personne ne releva mais les collègues d'Owen étaient contentes pour lui.
– Hello ! Lança le toubib.
– Alors, tu as survécu au grand froid polaire ? Demanda Gwen. Note que ma question n'attend pas de réponse, poursuivit Gwen avec un petit sourire vers Owhar.
Bonjour Owhar, c'était intéressant ?
– Oui très, j'ai découvert beaucoup de choses ...
– Je n'en doute pas, se moqua gentiment Gwen lui coupant la parole.
– … sur la vie chez les Inuits.
– Bon c'est pas tout ça, nous avons deux corps qui nous attendent en bas ! Annonça Owen.
– Tu viens ? Dit-il en se tournant vers Owhar. Et ils partirent ensemble vers l'antre du médecin.

C'est ce moment que choisirent Jack et Ianto pour faire leur apparition. Tout le monde s'embrassa chaleureusement.

– Alors quoi de neuf durant notre absence ? Questionna le Capitaine.
– C'était plutôt calme. Aucun nuage gazeux n'a été signalé, et Andy m'a confirmé que les appels de détresse avaient cessé, expliqua Gwen.
– La corrélation entre les deux semble se confirmer, constata Tosh. Owen est en train d'examiner les corps que vous avez retrouvé.
– J'ai rapporté un peu de matériel informatique et des carnets de route trouvés dans le camp. C'est en piteux état à cause de la température, mais je me suis dit qu'avec tes talents habituels, tu arriverai peut-être à récupérer quelque chose ! Dit Ianto.
– C'est gentil Ianto, je vais voir ce que je peux faire. Et ils se dirigèrent ensemble vers leurs postes informatiques près desquels Ianto avait entreposé sa collecte.
– Heu ! Ianto, je crois que tu devrais commencer par faire un petit tour par la cuisine, lui murmura Tosh à l'oreille d'un air gêné.
Comprenant tout de suite l'allusion de son amie, il se précipita vers le lieu en question, presque en courant. Comment avait-il pu oublier !
Durant le voyage, poursuivit Jack à l'attention de Gwen, Owhar m'a indiqué une amie à elle très douée dans le piratage informatique des archives. Elle parle six langues ce qui lui permet de s'infiltrer sur un peu tous les sites. Je pensais la contacter pour nous aider, car Ianto va devoir assister Tosh pour récupérer les infos rapportées. Si elle est aussi performante qu' Owhar le dit, ça peut valoir le coup !

– Et tu veux que je la contacte ...
– Tu as tout compris. C'est un membre d'HypnoWeb. Cette équipe a vraiment l'air très performante !
– Donne-moi son nom et je m'en occupe tout de suite, répondit Gwen. Puis sur un ton rêveur :
– Tu sais, Jack, pendant votre absence, nous avons eu le temps de naviguer un peu sur le site … sur tout le site.
– Ça va, Gwen, nous aussi. Et je sais déjà ce que tu as trouvé, répondit Jack, un petit sourire coquin au coin des lèvres.
– OK, oublions ces instants torrides et donne-moi son nom que je lui envoie un MP, c'est comme ça qu'elles communiquent entre elles lorsque c'est perso.
– Bien... Rhéa Littérata...
Et Jack tourna les talons pour rejoindre son bureau.

Dans l'après-midi, Jack convoqua tout le monde en salle de réunion. La dénommée Rhéa pouvait suivre le débriefing par l'intermédiaire de l'ordinateur central.
Owen et Owhar avaient terminé leurs examens. Ils avaient bien retrouvé la même substance dans les poumons et dans le sang des deux victimes. Un examen plus poussé avait bien confirmé qu'ils étaient morts de froid, mais après avoir entamé un rapport très charnel.
Tosh n'avait rien pu faire pour les carnets de route mais avait réussi à faire parler un des deux ordinateurs portables. L'approche d'un amas gazeux rougeâtre était signalé et sa trajectoire avait été suivie avec minutie par les chercheurs. Une analyse chimique avait même été entreprise lorsque l'amas gazeux les avait survolés. Malheureusement, aucun prélèvement n'avait pu atteindre le chromatogramme ( appareil servant à analyser la constitution chimique d'une substance ). Quelques mots avaient été tapés à la va-vite sous le graphique. Tosh les lut avec une certaine émotion.

« Andrew est sorti prélever l'air qui nous entoure. On dirait du brouillard. La gorge me brûle.
Andrew ne revient pas. Anne est allée le chercher. Quelle chaleur !
Que se passe t-il ?
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Tosh se tut. Le silence régnait dans la pièce.

– Il semblerait que notre hypothèse se confirme, intervint Jack. Mademoiselle Littérata, avez-vous trouvé quelque chose de similaire au cours de vos recherches ?
– Hé bien Capitaine, depuis ce matin, je n'ai pas eu beaucoup de temps. Néanmoins, mon amie Tessa Longévita m'a rappelé certains faits auxquels elle avait assisté, il y a de cela quelques années. J'ai donc orienté mes recherches dans ce sens, et j'ai trouvé plusieurs textes mentionnant le décès de nombreux animaux sauvages après le passage d'un nuage teinté de rouge. A chaque fois des mâles et des femelles ont été retrouvés morts après des tentatives d'accouplement en dehors de la période de reproduction. Cela a posé de graves problèmes car certaines espèces endémiques ont failli disparaître. Notamment en Amérique du sud et en Amazonie. Par contre les hommes ne semblaient pas atteints par les effets nocifs de ce gaz.
– Ces faits remonteraient à quelle époque ? Demanda Ianto.
– En 1918 puis en 1970 répondit la jeune femme.
– Mais comment votre amie a t-elle pu assister à cela ? Questionna Tosh.
– Il semblerait que tu ne sois plus un cas unique au monde ! Conclua Ianto avec un petit sourire en direction de Jack.
– Mon amie Tessa passe les époques avec légèreté dirons-nous, reprit Rhéa. Mais ne me demandez pas comment, je n'en sais rien. En tout cas, elle est surprise et inquiète que ce phénomène touche maintenant les êtres humains.
_ Avez-vous trouvé autre chose ?


– Oui Capitaine. En Chine, des moines bouddhistes ne donnant plus de nouvelles, ont été retrouvés morts après ce qui semble être une monumentale orgie. En Écosse, un bourg entier a été décimé. Même chose dans un village Africain, énuméra Rhéa. Des faits similaires, que je n'ai pas eu le temps d'étudier, ont été signalés un peu partout dans le monde depuis les trois derniers mois.
– Mais pourquoi les gouvernements n'ont-ils pas pris contact entre eux ? Pourquoi n'avons-nous pas été mis au courant plus tôt ? S'insurgea le Capitaine.
– Jack ! L'interrompit Owen. Il semblerait que ce soit pour les mêmes raisons que celles qui les ont tenus au secret lors de l'arrivée des 456.
– Les gouvernements n'aiment pas étaler leurs problèmes, surtout s'ils n'en connaissent pas l'origine. L'affolement des populations n'est pas forcément ce qu'ils préfèrent le plus !
– Effectivement Owen, mais merde et nous, à quoi on sert ! Lança rageusement Jack.
– A défendre ce qui peut l'être dans la mesure de notre possible, répondit amèrement Owen.

A cet instant, Owhar le trouva très touchant, Ianto un peu trop sérieux et Jack se demanda s'il ne couvait pas quelque chose.

– Après cette magnifique pensée du jour, reprit Jack, je propose l'action du jour ! Tosh, je sais que tu avais mis en corrélation l'apparition du nuage gazeux avec une suractivité de la faille. Maintenant que tout se tient, il faudrait trouver quelle forme de vie est à l'origine de tout cela.
– Je me propose d'aller chercher mon amie Tessa. Je suis sûre qu'elle nous sera d'une grande aide. Nous pourrions ensuite vous rejoindre à votre base, proposa Rhéa tout en pensant que c'était l'occasion ou jamais de rencontrer le Docteur Harper, dont elle affectionnait tout particulièrement le physique.
– Je suis tout à fait d'accord avec vous, venez donc avec votre amie Tessa, que nous fassions enfin connaissance ! Lança Jack.
– Curieux ? Répliqua Rhéa un sourire mutin sur les lèvres.
– Intrigué ! Répondit le Capitaine.
– Alors nous ne vous ferons pas attendre, Monsieur. Nous serons là d'ici environ deux heures.

Quelques minutes plus tard, alors qu'ils quittaient la salle de réunion, Ianto eu lui aussi une pensée profonde :

– Heu, Jack ! Si toute l'équipe de curieuses débarque dans le Hub, à quoi ça sert d'avoir une base secrète ? Déjà que tu n'es plus unique au monde ? Je trouve que ça enlève un peu à ton charme énigmatique !
– T'inquiète pas pour mon charme Ianto, j'ai une autre spécificité tout aussi énigmatique que ce soir tu seras le seul à posséder ! Lui répondit Jack un sourire carnassier sur le visage.





Chapitre 10 : Rencontre d'un autre temps



Rhéa Littérata polyglotte et "informaticophile" acharnée venait d'arriver devant l'Office de tourisme accompagnée de deux femmes, dont l'une d'un âge indéterminé. Elles passèrent la porte. En reconnaissant la jeune femme de la visioconférence, Ianto lui sourit. Après les avoir saluées, il les fit descendre dans la base.
La nouvelle équipe provisoire était au complet.

- Mesdames, enchanté ! Je suis le Capitaine Harkness … mais vous le savez déjà ! Inutile que je vous présente mon équipe, je crois que vous nous connaissez déjà en détails, leur fit-il avec un clin d'oeil.

Rhéa s'approcha et tendit la main à chacun. Elle s'attarda un peu plus longtemps sur la main du Docteur Harper. Owhar s'en rendit compte et jeta un œil noir à son amie du web. Elle connaissait le penchant de Rhéa pour le médecin.
Owen, conscient de la situation, était aux anges. Il commençait à comprendre l'attitude très ouverte de Jack face au grand choix qui s'offrait souvent à lui. D'ailleurs, il était à deux doigts de se dire « Pourquoi choisir ? ».
Puis chacune des deux autres femmes se présenta.
- Tessa Longévita, historienne. Enchantée de pouvoir enfin vous serrer la main Capitaine. Cela fait si longtemps que j'attends cette occasion !
- Tessa … Je peux vous appelez Tessa ? ….
- Bien sûr Capitaine. J'ai l'impression de vous connaître depuis si longtemps, que je ne vois pas comment cela pourrait en être autrement !
- A vous entendre, nous serions presque intimes. Alors appelez-moi Jack !
- Nous aurions pu effectivement, mais vous faisiez de tels ravages sur la gente féminine quelle que soit l'époque, que je me suis tenue à distance raisonnable, me contentant de sécher les larmes de mes amies après vos passages dévastateurs.

Les membres de Torchwood étaient aux anges. Enfin quelqu'un qui pouvait leur parler du passé de Jack. Sans compter que cette femme ne semblait pas impressionnée le moins du monde par leur Capitaine, qui à l'instant présent se rengorgeait comme un paon.
En réalité, Tessa était très impressionnée de se retrouver face à lui, mais avec le temps elle avait appris à contrôler ses émotions afin de ne rien laisser transparaître. Elle avait toujours vécu isolée de la foule de peur que quelqu'un ne découvre son secret. Elle avait rencontré plusieurs fois le grand amour, bien sûr, mais contrairement au Capitaine, elle avait préféré rester dans l'anonymat le plus total.

Le Capitaine ne pouvait s'empêcher de la dévisager. Étonnamment il se sentait proche de cette femme qu'il ne connaissait pourtant pas.

- Bonjour, Capitaine ! Je m'appelle Athéna... Athéna Lix ! J'ai réalisé une thèse sur le comportement anachronique des animaux en contact avec le nuage gazeux. Rhéa m'a dit que je pourrait peut-être vous être utile.
L'intervention de la jeune femme avait momentanément rompu le contact entre les deux « immortels ». Le Capitaine se dit qu'il reprendrait bien la conversation avec cette femme au regard si profond, mais peut-être dans un lieu plus intime.

- Excusez-moi, j'étais ailleurs ! Nous acceptons votre aide avec grand plaisir ! Répondit Jack en lui rendant sa poignée de main. Installons-nous en salle de réunion. Ianto tu peux nous faire du café ? Merci.

Une fois tout le monde installé autour du café fumant, la discussion reprit de plus belle.
- Tosh, fais-nous un récapitulatif de ce que nous savons, s'il te plait, lança Jack.
Alors, nous savons qu'un nuage gazeux apparaît de façon aléatoire à différents endroits de la planète lors d'activations de failles. Que ce nuage est constitué d'une substance inconnue qui agit sur les êtres humains en stimulant leur appétit sexuel dans de telles proportions que les victimes ont toutes succombé à une crise cardiaque. Nous savons aussi que ce phénomène s'est déjà produit par le passé, mais qu'il ne concernait que les animaux.

- Merci Tosh. Avez-vous des informations complémentaires ? Demanda le Capitaine.
- La substance retrouvée dans le sang des animaux avait une structure chimique proche de celle des hormones sexuelles. Mais nous n'en savons pas plus, vu l'époque à laquelle cela c'est produit, répondit Athéna.
- Il est à noter qu'à cette époque seuls les mammifères ont été touchés. Et justement ces derniers possèdent un système hormonal pratiquement similaire au notre, poursuivit Tessa.
- Serait-il possible qu'une forme de vie extraterrestre aie adapté un gaz qui stimulerait nos pulsions ? Demanda Ianto
- Oui mais pour quelle raison ? Poursuivit Athéna. Vous pensez à un essai de stimulation de reproduction de notre race ? Et puis, dans quel but ?
- Recherche d'esclaves, de nourriture, cita Tosh. Cela s'est déjà vu.
- Ou récupération de l'énergie libérée à cette occasion, proposa Owen.
- Je crois que pour le savoir, il nous faudrait identifier l'origine de ce gaz.
- Oui Capitaine, mais comment faire ? Questionna Tessa.
- Peut-être pourrions-nous passer par la faille lors d'un déclenchement faisant intervenir le nuage ? Lança Ianto en direction de Jack.
- J'avais compris que tu cachais tes ardeurs derrière ton costume, mais à ce point là, tu me surprends ! Le chambra Owen.
- Et encore tu ne te doutes de rien, ce n'est que la partie immergée de l'iceberg ! Poursuivit Jack avec un clin d'œil vers son amant, ce qui ne manqua pas de faire sourire l'assemblée.
- Ce n'est peut-être pas pour rien qu'Owen ne porte que des tee-shirts ! Il n'a aucune ardeur à dissimuler ! Susurra Ianto.

Jack adorait voir son amant se défendre. Il savait que sa vengeance pouvait être discrète, longue et douloureuse pour celui qui la subissait. Il l'avait déjà appris à ses dépends et Owen aussi.
Mais pour l'instant, il se délectait de leur prise de bec.
- Si c'est toi qui traverse la faille, contente-toi du masque à gaz et laisse tes fringues, tu gagneras du temps ! Renchérit Owen.
- Heu Jack ! Je crois que le meilleur candidat à cette expédition est tout de même Owen, premièrement en raison de son manque d'ardeur, il risque moins que les autres; deuxièmement, c'est lui rendre service que de le stimuler un peu ! Continua Ianto.
- Bon, ça suffit tous les deux ! Les interrompit le Capitaine un fou rire au bord des lèvres. Sinon je vous y envoie tous les deux ensemble, et sans les masques !

Tout le monde éclata de rire en dehors des deux protagonistes
Une fois le calme revenu, le Capitaine reprit la parole.

- Je trouve que l'idée de Ianto tient la route.
- Ça m'aurait étonné! Murmura Owen le regard plongé dans sa tasse.
- Mais avant de tenter le diable, je vais contacter Torchwood Glasgow. Je souhaiterai monter une équipe solide et j'ai là-bas un ami qui sera de bon conseil.
- Tu penses à Alec Mac Neil ? Demanda Ianto une pointe de jalousie dans la voix.
- Oui, répondit Jack. Je veux quelqu'un d'expérimenté pour traverser la faille avec moi !
- Quoi ? Tu comptes traverser seul ! S'exclama le jeune homme.
- Je ne veux faire courir de risque à aucun d'entre vous. Et puis il y aura Alec !
- Tu te fiches de moi là !
Ianto se leva, furieux. On le sentait sur le point d'exploser. Les autres membres de l'assemblée ne comprenaient pas le changement d'attitude soudain de Ianto.
- Ianto ! Lâcha Jack avec douceur, en essayant de l'apaiser.
Ianto foudroya Jack du regard et quitta la pièce. Un instant plus tard on entendit l'alarme de la porte du Hub. Ianto était parti.

Le silence régnait dans la salle. Jack y mit fin le premier.
- Bon, chacun retourne à son poste ! Tosh, je te propose de prendre soin de nos invités !
Tessa accepteriez-vous de prendre un verre dans mon bureau ?
- Maintenant ?
- Pourquoi pas.
- Ne pensez-vous pas que vous devriez rejoindre votre ami ? Il semblait furieux mais je pense qu'il était blessé ! Poursuivit Tessa.
- Je pense qu'il vaut mieux le laisser se calmer. Je le rejoindrai dans un moment, lui répondit Jack en tendant le bras vers elle.

Tessa le saisit et ils se dirigèrent vers le bureau.

- Alors voici votre antre ! Lança Tessa en pénétrant sur le territoire du chef de Torchwood.
Jack lui proposa son fauteuil et prit place sur un coin du bureau comme le faisait souvent son amant. De là, il put plonger à loisir son regard bleu azur dans celui gris perle de Tessa.
- Racontez-moi ! Racontez-moi comment cela vous est arrivé !

Tout deux savait très bien de quoi parlait le Capitaine.

- Et bien, en fait, il ne m'est rien arrivé de particulier. Je ne suis pas immortelle comme vous. Étrangement je ne tombe jamais malade. Il semblerait que la mort m'aie oubliée. C'est ironique, n'est ce pas ?
- Vous pouvez donc mourir ?
- Si l'on me tire dessus, oui. Si je me blesse, je cicatrise à la même vitesse que n'importe qui.
Mais je n'attrape jamais aucune infection. Mon système cardio-vasculaire et mes organes ne subissent aucune dégénérescence. Je vieillis tellement lentement que cela n'est perceptible que sur une cinquantaine d'années environ.
- Et vous en êtes à combien de cinquantaines d'années, si cela n'est pas indiscret ? Demanda Jack doucement.
- Une petite dizaine ! Vous savez Capitaine, je ne compte plus depuis très longtemps ! Répondit-elle tout bas.
- Vous êtes charmante ! Lâcha soudain Jack en se penchant délicatement vers elle.

Tessa ne se recula pas. La rencontre de ces deux êtres qui défiaient le temps semblait irrémédiable.
Le Capitaine posa ses lèvres avec douceur sur celles de l'historienne. Le temps sembla un instant suspendu. Ce n'était pas un baiser fait de feu et de flammes, mais un baiser pour effacer les blessures. Les souffrances que l'un comme l'autre avait dues surmonter au fur et à mesure que le temps s'écoulait avec une lenteur déconcertante.
Tessa passa une main derrière la nuque du Capitaine. La langueur de cette douce étreinte se voulait rassurante. Chacun se servait de l'autre comme d'une béquille. Chacun aspirait l'énergie vitale qui restait en l'autre pour pouvoir tenir encore de nombreuses années.
Lorsque le baiser prit fin, ils restèrent front contre front, les yeux fermés.
- Merci, murmura Jack au bout de quelques instants.
L'historienne ne sut quoi répondre mais plongea son regard dans celui de Jack.
- Pourquoi accepter de traverser les siècles ? De perdre toujours et encore ceux que vous avez aimé ? Demanda Jack avec douceur. Vous bénéficiez d'une solution alternative à laquelle je ne peux prétendre.
- Effectivement Capitaine ! J'y ai déjà souvent pensé. Mais j'ai vu tellement d'innocents perdre la vie, que je ne peux m'y résoudre. Et puis, j'ai plusieurs fois fait la promesse de faire attention à moi alors que je n'avais qu'une envie, celle de les rejoindre. Et vous Capitaine ?
Je n'ai aucun échappatoire.

- Si vous le pouviez, vous le feriez ? Demanda Tessa.
- Le jeune homme furieux que vous avez vu tout à l'heure … le jour où je le perdrai … ce sera pire que pour tous les autres. Je donnerai tout ce que j'ai pour pouvoir le suivre le jour où cela arrivera. Car cela arrivera ... Cela arrive toujours, dit Jack les yeux brillants.
- Alors chaque minute vaut de l'or. Vous devriez déjà être auprès de lui.
- Merci Tessa, j'espère que nos chemins se rencontreront à nouveau.
- Moi aussi Capitaine … Moi aussi.

Sur ces dernières paroles, Jack déposa un doux baiser sur ses lèvres et sortit du bureau, fermement décidé à se réconcilier avec le jeune gallois.





Chapitre 11 : Réconciliation



Jack se dirigea d'un pas rapide vers l'appartement de Ianto. Il sonna plusieurs fois mais personne ne répondit. Il finit donc par introduire sa clé dans la serrure et par entrer dans l'appartement de son amant. Il ne put que constater l'absence de ce dernier. Il était très rare que celui ci ne se réfugiât pas chez lui. Jack commença à s'inquiéter. Ianto semblait avoir vraiment très mal pris sa décision de contacter Alec Mac Neil. En tout cas, beaucoup plus mal qu'il ne le pensait.
Le Capitaine réfléchit très vite aux rares endroits où pouvait se trouver sa moitié. Il finit par retourner au Hub pour récupérer le Suv et se rendre dans le bois où il avait rencontré Ianto la première fois. Il savait son compagnon très romantique, alors pourquoi pas !
Il gara donc le véhicule et se rendit directement sur le lieu de leur rencontre.

– Ianto ! Ianto ! Réponds-moi, s'il te plait, lança Jack à l'aveuglette.

Mais personne ne répondit. Jack s'enfonça d'avantage entre les buissons.

– Ianto ! Si tu es là, réponds-moi, je veux te parler.

Petit à petit, ses yeux s'habituaient à l'obscurité. Au bout de quelques minutes qui lui parurent une éternité, il distingua une forme au pied d'un arbre. Il s'en approcha sur ses gardes. Qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir Ianto recroquevillé et endormi à même le sol. Il s'agenouilla devant lui et posa doucement sa main sur la joue du jeune homme. Celui ci se réveilla en sursaut. Son regard était encore rempli de colère, mais les yeux gonflés de Ianto lui indiquèrent que les larmes avaient dû couler longuement. Il en fut désolé. Il ne pensait pas que sa décision aurait de telles conséquences sur son jeune amant.

– Laisse-moi ! Je te déteste ! Lança Ianto en se redressant brutalement.

Jack voulu le prendre dans ses bras mais Ianto le repoussa violemment et s'enfonça dans les profondeurs de la forêt.

– Ianto, attends, pourquoi es-tu si en colère ?
– Pourquoi ? Tu te fous de moi ! Je ne suis pas un bouche trou, Jack ! Lui lança t'il en plein visage
– Mais pourquoi dis-tu ça ?
– Tu n'es qu'un salop Jack ! Hurla-t-il à travers ses larmes. Et Ianto repartit en courant.

Le Capitaine le suivit. Il finit par le rattraper et le plaqua au sol. Il le maintint fermement contre lui à l'aide de ses bras mais aussi de ses jambes. Ianto était si furieux qu'il se débattait comme un forcené.

– Laisse-moi ! Mais laisse-moi ! Je te déteste ! Hurlait-il.
– Calme toi Ian ! Chuuuuut ! Calme-toi ! La voix de Jack était si douce et si envoutante que Ianto finit par arrêter de se débattre, épuisé.
– Ecoute-moi, Ian. Je sais pourquoi tu es si fâché. Mais tu n'as aucune raison de t'inquiéter, tu es mon amour, mon amant et je t'aime si fort !

Jack murmurait à l'oreille du jeune homme.

– Alors pourquoi tu veux aller le voir et faire équipe avec lui ? Demanda Ianto d'une voix remplie d'émotion.
– C'est uniquement pour le boulot, Ian. Il n'y a que toi dans mon cœur, mon ange !
– Il n'y a jamais rien eu entre lui et moi, je te l'ai déjà dit et il n'y aura jamais rien ( Clin d'oeil à Chrismaz : Vive mon Jack ! ).
– Mais tu sais qu'il va essayer à nouveau de te convaincre de passer du bon temps avec lui !
– C'est possible, effectivement, mais la réponse sera toujours la même, Ian.
– Mais c'est plus fort que moi ! De le savoir près de toi, je vais devenir fou !
– Fais-moi confiance, mon cœur ! Murmura Jack tout en desserrant son étreinte et en caressant doucement le flanc et la hanche de son compagnon.

Jack le sentit se détendre et en profita pour glisser ses mains sous sa chemise. Il se mit à caresser délicatement son dos, puis sa main glissa sur les reins de son jeune amant puis sur son ventre.
Le souffle de Ianto commença à s'accélérer. Jack l'embrassa dans la nuque, sur la tempe.

– Tu me détestes toujours autant ? Lui glissa t'il dans le creux de l'oreille.
– Oui, répondit Ianto dans un souffle, ce qui fit sourire le Capitaine.
– Qu'est ce que je peux faire pour me faire pardonner ?

Ianto ne répondit rien. Il avait fermé les yeux et se laissait emporter par la douceur de son amant.
– Tu sais que le sol est recouvert de mousse en cette saison ? Chuchota Jack.
– ….
– J'ai envie de toi, Ian !
– … viens...

Les mains du Capitaine rejoignirent la boucle de ceinture du pantalon de son amour et il fit glisser ce dernier le long de ses jambes. Le boxer suivit le même chemin. Jack tanguait doucement contre lui. Ianto n'y tenant plus passa ses mains dans son dos afin de déboucler le pantalon du Capitaine.
La nuit les enveloppait. Seul le bruit des animaux nocturnes se mêlait à leurs gémissements.
L'heure n'était pas à la passion mais à la douceur et à la tendresse. Les mots échangés étaient forts de sens et de promesses. Soudés l'un à l'autre, ils se sentaient en sécurité, unis à jamais.
Épuisés, ils finirent par s'endormir et se furent les premiers rayons de soleil qui les découvrirent endormis dans les bras l'un de l'autre. Jack avait enveloppé Ianto dans son manteau afin que le jeune homme ne prenne pas froid avec la fraîcheur du petit matin. Quelques écureuils observaient la scène du haut de leurs arbres.



Le Capitaine sentit son amour bouger contre lui et l'embrassa avec douceur sur le front.

– Bonjour, lui dit-il.
– Bonjour, répondit Ian.
– Je ne pensais pas passer la nuit à la belle étoile ! Cette forêt prend de plus en plus d'importance à mes yeux !
– Oui , pour moi aussi, sourit Ianto.
– Tu sais il faudrait rentrer maintenant.
– Je sais, fit Ianto à regret.
– Je me disais que nous pourrions revenir un de ces jours ! Lui dit Jack un petit sourire coquin sur les lèvres. Et il embrassa Ianto tendrement.
– Allez en route !
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