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 L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17

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aviva94
Conquête d'owen
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Ven 10 Déc - 7:19

Chapitre 40
Le Gallois posa son téléphone et s’approcha de son époux. Il le laissa se servir une viennoiserie et en prit une également.

– Et voilà, tu n’auras pas besoin de venir pour faire ton boulot, tu vois, on arrive à gérer.
– C’est ce que je constate, mais pour les dossiers ?
– Je vais aller au Hub tous les matins et je te les rapporterai. Quand ils seront vérifiés et signés, je les classerai pour que Tosh ou Eirian puissent les mettre à leur place. Et puis, ce ne sera que provisoire, je pense que la semaine prochaine, tu pourras venir avec moi et nous t’installerons confortablement. Tu seras comme un coq en pâte.
– Tu veux dire que je vais rester à rien faire pendant six mois !
– Non, j’ai dit que tu feras ton boulot, assis dans ton fauteuil ou allongé sur le canapé, c’est différent. Nous étions d’accord pour que tu ne sortes plus. Avec l’embauche de personnel pour l’office, nous serons trois et éventuellement, nous pourrons compter sur les deux filles, mais toi, il est inutile de penser que tu nous accompagneras.
– Ian…
– Non, Jack ! Il n’y a pas à y revenir. De plus, nous devons nous assurer que l’Unit n’arrivera pas à te retrouver et pour cela, mieux vaut éviter que tu te fasses trop remarquer. Nous surveillons toujours les ordinateurs, mais lors de notre descente, nous ne pouvons pas être certains que toutes les personnes qui ont eu connaissance de ton dossier aient bien été retconnées.
– D’accord, tu as gagné. Et pour le Docteur ?
– Nous allons appeler Martha. Je pense qu’elle n’était pas au courant que tu étais détenu là-bas, sinon elle nous aurait prévenus.
– Tu en es sûr ?
– Voyons Jack, c’est ton amie !
– Oui, excuse-moi, j’ai encore du mal à faire le point.
– Ce n’est pas grave. Maintenant, repose-toi, il faut que je téléphone à l’électricien pour qu’il vienne installer le câble.
– Il peut peut-être s’occuper des fenêtres en même temps ?
– Je vais lui poser la question.

Le Gallois contacta l’entrepreneur et lui expliqua son problème. Celui-ci s’engagea à venir faire l’installation deux jours plus tard et accepta de poser les alarmes de porte en même temps.

La matinée se termina tranquillement, ils déjeunèrent en bavardant, l’immortel ayant retrouvé un appétit plus conséquent. Ianto lui posa ses comprimés de vitamines prescrites par Owen et l’après-midi, ils allèrent faire une petite balade dans le quartier, repérant les endroits agréables pour y revenir à d’autres moments.

Quand Neill et Eirian arrivèrent en fin d’après-midi, le Gallois venait de récupérer sa commande et préparait les assiettes. Ce soir, le repas prévu serait chinois. Il avait choisi les plats assez doux pour ne pas irriter l’estomac de son époux. Après dîner, la jeune femme donna les consignes à son collègue pour se connecter à la base et ils se quittèrent vers 23 heures.

Cet intermède avait fait du bien à l’immortel qui attendait son compagnon, lové sous la couette. Quand celui-ci vint s’allonger près de lui, il l’honora avec tendresse et volupté et ils s’endormirent, épuisés, mais heureux.

Deux jours plus tard, la connexion avec le Hub était établie et l’immortel pouvait converser avec ses agents, tout en étant confortablement installé dans son salon. Pendant que Ianto était à la base, Tosh et Eirian se relayaient auprès de leur leader et supervisaient avec lui, les travaux des deux chambres. Lorsque le temps s’y prêtait, ils allaient faire une petite balade, retournant à la villa pour se réchauffer près de la cheminée.

Le week-end suivant, ils profitèrent que les entrepreneurs n’étaient pas dans la maison pour aller choisir leur nouveau véhicule familial. Ianto, ayant à l’esprit le confort et la sécurité, conduisit son époux chez le concessionnaire. À la vue des véhicules alignés, l’immortel sourit, il avait une petite idée de celui qui pourrait avoir ses faveurs, mais le jeune homme l’entraîna, s’éloignant vers un modèle particulier.

– Qu’en penses-tu ? fit-il en s’arrêtant finalement.
– Pourquoi celui-ci ?
– Il est plus petit que notre SUV mais de même qualité et tout aussi sécurisé. Je pensais que ce serait le mieux. Tu préfères peut-être un monospace ! fit-il un peu inquiet.
– Non, pas du tout, je pense que celui-ci est parfait.

Le vendeur s’approcha d’eux et attendit quelques instants avant de répondre au geste du Gallois qui lui fit signe.

– Bonjour Messieurs. Je vois que vous avez trouvé votre bonheur, fit-il tout sourire en voyant Ianto s’installer au volant.
– Je pense que oui, répondit l’immortel.
– C’est un modèle très apprécié, fit l’homme. Le Freelander 2 a obtenu le prix du meilleur SUV devant de grandes marques comme le BMW X3 et même le Huyndaï Santa Fé. Il est compact, maniable et d’une résistance à toute épreuve. Celui-ci est le eD4, deux roues motrices et plus économique au niveau consommation.
– Nous connaissons déjà la marque, vous avons un véhicule d’une autre catégorie pour notre travail, répondit le Gallois. Une dernière chose, nous voudrions qu’il soit équipé du Pack Hiver.
– Bien, très bien ! Je pense que nous pouvons passer dans mon bureau pour les derniers détails, fit-il en les invitant à le suivre.

Il regarda les deux hommes un instant, ayant vu le Capitaine prendre la main de son compagnon et la porter à ses lèvres, mais il ne dit rien, chacun était libre d’aimer qui il voulait. Ils s’installèrent et discutèrent des différentes options qui étaient déjà installées et d’autres qui pourraient être utiles, ainsi que des détails divers, notamment le règlement et la reprise du coupé du Gallois.

– Vous verrez, vos amis vont être jaloux de votre acquisition et voudront que vous les emmeniez faire un tour.
– J’avoue que c’est surtout nos enfants qui auront cet honneur, répondit le Gallois, le regard brillant.
– Vous allez adopter, bien, bien, alors je peux peut-être vous proposer un petit bonus. Vous m’avez dit que vous régliez comptant, j’aimerais faire un geste. Quel âge auront-ils ?
– Quelques semaines, fit rapidement Ianto, coupant ainsi la réponse à son époux.
– Très bien, aviez-vous déjà envisagé le choix des sièges ?
– Pas encore, mais il faut qu’ils soient très sécurisés.
– Bien, alors je peux vous proposer deux Maxi-cosi avec base Easy-fix, ainsi, vous n’aurez aucun problème pour les mettre en place et la fixation peut être conservée pour les sièges suivants.
– Je pense que c’est parfait, répondit l’immortel, qu’en dis-tu ?
– Je suis d’accord.
– Bien, il ne nous reste qu’une chose, la couleur de la voiture. Je peux vous proposer ces coloris, fit-il en étalant la brochure.

Pendant quelques instants, les deux hommes regardèrent les photos puis pointèrent la teinte choisie sans même s’être concertés, montrant le même encart d’une jolie couleur Sable Ipanema.

Le vendeur leur certifia la livraison pour deux semaines plus tard et ils quittèrent la concession avec les papiers d’achat. Le Gallois était rayonnant, tout se mettait en place et bientôt, il ne resterait plus qu’à attendre la naissance de leurs deux trésors.

Les quelques jours suivants furent tranquilles pour l’équipe qui était supervisée par leur leader depuis son salon. Tosh remarqua que des données circulaient à l’Unit concernant une disparition de dossiers, mais bien vite, la rumeur s’arrêta et la jeune femme en avertit l’immortel.

Ianto avait fini par prendre une décision concernant le nouvel employé. Après avoir étudié tous les dossiers, il avait proposé Gareth David-Lloyd, un jeune homme qui venait de finir des études de tourisme et quittait l’université avec une licence et une maîtrise d’histoire de l’art et de géographie. Il parlait également plusieurs langues, ce qui était évidemment indispensable pour renseigner les visiteurs de passage.

Le Gallois proposa son appartement qui venait d’être libéré après seulement quelques mois de location, ce que le jeune homme accepta bien vite. Dès le lendemain, il était à son poste et écoutait attentivement les instructions de Ianto. Celui-ci le mit au courant de toutes les particularités de son emploi et lui fit signer son contrat, le tout sous la supervision de l’immortel qui était connecté avec la base.

Gareth avait bien compris les enjeux, mais s’étonnait de ne pas encore avoir rencontré le leader. Cependant, il s’acquitta de sa tâche avec enthousiasme.

Quand enfin, le Capitaine put reprendre le chemin de l’institut, le Gallois s’assura que tout était prêt pour le recevoir. Il lui avait trié les derniers dossiers en attente et l’obligeait, de temps en temps, à s’allonger pour se détendre. Le leader fit également la connaissance du nouveau membre, mais resta assis dans son fauteuil, n’ayant pas encore pris de décision quant à lui expliquer plus de choses sur lui. Il devait, avant, faire la preuve de sa loyauté et tous furent d’accord avec ce choix.

La grossesse se passait bien, mais étant gémellaire, elle demandait plus d’attention et plus de repos. Malgré ses protestations virulentes, l’immortel n’avait pas le choix, son époux avait décidé, il devait obéir sous peine de se retrouver enfermé dans une cellule ! Pour son bien, évidemment, comme le disait le Gallois.

À six mois, Jack ressemblait déjà à une baudruche bien remplie et avait du mal à se déplacer, mais il faisait contre mauvaise fortune bon cœur. Cependant, il était inquiet pour son époux qui sortait régulièrement en intervention et revenait dans le meilleur des cas, sain et sauf, sinon, blessé à des degrés plus ou moins importants.

Gareth aidait l’immortel lorsque son compagnon n’était pas à la base et que l’office était fermé. Jack avait finalement décidé de le mettre dans la confidence et passé le premier moment de surprise, il avait accepté le fait que son patron pouvait engendrer la vie. Il voyait régulièrement l’équipe ramener des créatures à la base et se disait que, dans la mesure où beaucoup de choses sortaient déjà de l’ordinaire, voir un homme enceint ne pouvait pas être bien différent.

Un matin, une alarme se déclencha et le jeune homme partit, accompagné par Neill. Tosh les guida vers le lieu de l’activation et les suivit par caméra interposée. Effectivement, depuis quelques semaines, les sorties étaient systématiquement filmées, un dispositif étant intégré au matériel ou aux vêtements.

La créature qu’ils suivaient se déplaçait rapidement dans le dédale des rues et ils avaient du mal à la suivre. Penché sur son écran, la jeune femme essayait de la suivre, mais brusquement, elle la perdit. Elle leva la tête et s’aperçut que le Capitaine s’était approché d’elle en l’entendant jurer. Il venait de la cuisine où il s’était servi un thé et le posa, ses mains tremblant un peu.

– Ianto, je ne l’ai plus, je ne sais pas où elle est !
– Continue de chercher, nous allons poursuivre.
– Sois prudent, Ian, fit l’immortel.
– Évidemment et toi, ne te fatigue pas trop.
– Je me reposerai quand tu seras de retour.
– Je fais au plus vite. Tosh, tu as quelque chose ?
– Non, toujours rien, mais un vortex vient de s’ouvrir à 100 m de ta position.
– Ok, j’y vais. Neill, où es-tu ?
– Ici, fit-il en lui touchant le bras. Dans quelle direction cette activation ?
– Plus loin à gauche, répondit la jeune femme.

Les deux hommes progressèrent vers l’endroit indiqué puis soudain, un bruit allant en s’amplifiant se fit entendre, un vent se leva et ils reculèrent pour se mettre à l’abri. À la base, le Capitaine sourit, il venait de reconnaître l’arrivant.

– Ianto, c’est le Tardis !
– Oui, je vois, mais que fait-il ici ?
– Je n’en sais rien !

L’homme de Gallifrey sortit de la cabine et s’assura qu’il n’y avait pas de danger puis s’avança sans voir le Gallois et le militaire.

– Docteur ! dit le jeune homme en le faisant sursauter. Que faites-vous ici ?
– Je suis une créature depuis quelques jours et il semblerait qu’elle soit ici.
– C’est possible, nous sommes nous-mêmes sur les traces d’une entité qui serait passée par la faille.
– Alors soyez prudents, elle n’est pas commode. Elle m’a baladé dans toute la galaxie, c’est une véritable anguille. Au fait, Jack n’est pas avec vous ?
– Non, il est à la base.
– Il a un problème ? Ce n’est pas dans ses habitudes de laisser ses collègues s’occuper des créatures dangereuses.
– Nous vous expliquerons ça plus tard, pour le moment, il faut la retrouver !

Devant leur écran, Jack et Tosh avaient écouté la conversation et soudain, il y eut un bruit de chute accompagné d’un petit cri. Eirian était allongée sur le sol, sans connaissance. Ils se précipitèrent vers elle, appelant le médecin qui les rejoignit rapidement. Quand elle fut installée sur la table de l’infirmerie, Owen prit ses constantes et attendit qu’elle ouvre les yeux.

– Eh bien ma grande, que t’arrive-t-il ?
– Je ne sais pas, d’un seul coup, j’ai eu des suées et tout est devenu noir.
– Tu as été blessée ou malmenée lors de ta dernière intervention ?
– Non, rien, sinon je te l’aurais dit.
– Ok, je vais te faire passer un scanner, on va voir ça de plus près !

Il alluma l’appareil et observa les images puis il se tourna vers elle en souriant. Il baissa la tête, contenant le rire qui se faisait pressant.

– Quoi ? fit-elle un peu angoissée.
– Je suis désolé, excuse-moi, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ça !
– Parle Owen, qu’a-t-elle ? insista l’immortel.
– Elle est enceinte !
– Non, c’est pas vrai, fit-elle en plaquant ses mains sur sa bouche. Mais comment…
– Alors, là, ne compte pas sur moi pour te le dire, mais je pense que tu dois le savoir, fit le médecin, les yeux rieurs.
– Oui, évidemment que je le sais, mais comment va-t-on faire ?
– Ne t’en fais pas, nous nous arrangerons. Je n’en ai plus que pour trois mois, donc quand il sera temps pour toi, je serai opérationnel, fit le Capitaine. Par contre, je crois que nous allons avoir un problème !
– Lequel ?
– C’est Neill qui aurait dû être le premier à savoir !
– Oui, mais pour ma défense et la vôtre, il n’était pas là et j’ai eu un malaise !
– Oui. Bien, repose-toi un peu et quand tu iras mieux, tu viendras nous rejoindre, fit Jack.

Owen la couvrit et baissa la lumière puis suivit son leader jusqu’à l’ordinateur de Tosh. Celle-ci leva ses yeux embués de larmes et l’immortel lui sourit.

– Ce sera bientôt ton tour, ne t’en fais donc pas, dit-il doucement.
– Ce n’est pas ça.
– Qu’y a-t-il alors ?

Elle se mit brusquement à pleurer en montrant l’écran, Jack regarda et blêmit soudain. Son époux était allongé sur le sol, le Docteur et Neill penchés au-dessus de lui. Il les vit le porter à l’intérieur du Tardis et la porte se refermer. Quelques secondes plus tard, la cabine avait disparu. Gareth arriva sur ces entre-faits et se dit que l’ambiance était tendue, mais il n’arrivait pas à comprendre pourquoi.

Lorsqu’elle se re-matérialisa au milieu du Hub, l’immortel s’approcha et vit le battant s’ouvrir. Neill sortit et semblait abattu.

– Que s’est-il passé ? demanda le leader.
– Elle a blessé Ianto, je n’ai rien pu faire.

Le Docteur passa la porte à son tour et salua son ami, la mine fermée et triste. Puis il remarqua le ventre du Capitaine.

– Jack, pouvez-vous me dire ce qu’il vous est arrivé ?
– Plus tard, comment va Ianto ?
– Je suis désolé, mais elle a été plus rapide que nous.
– Non, ce n’est pas possible, non, Ianto, cria le leader empêché qu’il était de pénétrer dans le Tardis.

Owen s’approcha à son tour et le Seigneur du Temps lui ouvrit la porte qu’il referma soigneusement, interdisant ainsi à l’immortel de le suivre. Jack s’affaissa soudain et ses collègues l’aidèrent à s’asseoir sur le canapé. Après quelques minutes, le médecin vint les rejoindre et s’accroupit devant lui. Le Capitaine le regarda des larmes coulant sur ses joues, les mots se bousculaient mais ne passaient pas la barrière de ses lèvres.

– Jack, il te demande, fit-il doucement.
– Qu’est-ce…
– Je ne peux rien faire…
– Non, non, il ne peut pas mourir, que vais-je devenir, qu’allons-nous devenir ? finit-il la voix éteinte.
– Viens, je t’accompagne, dit Owen en l’aidant à se lever.

Le Docteur et les autres membres les regardèrent avancer vers le Tardis et Tosh éclata en sanglots. Eirian, qui s’était approchée, se blottit dans les bras de son époux et pleura, elle aussi. Gareth était également perturbé, il aimait bien ce jeune homme sympathique et se mettait volontiers à la place de ces personnes qui étaient, en quelques mois, devenus ses amis. Il resta silencieux, gardant sa peine enfouie tout au fond de lui.

Les deux hommes passèrent la porte et le médecin accompagna son leader jusqu’à son époux. Ianto était allongé, pâle comme la mort et respirait difficilement. Quand il sentit les doigts de l’immortel lui effleurer la joue, il ouvrit péniblement les yeux et tenta de sourire. Owen s’écarta, les laissant en tête-à-tête, prêt à intervenir.

– Ian, j’aurais dû être avec toi.
– Non, souffla le Gallois.
– J’aurais pu te protéger.
– Et te faire tuer à ma place, il n’en était pas question. Tu es important Jack, tu dois prendre soin de nos enfants.

Une grimace de douleur apparut sur le visage du blessé et sa main serra celle de son époux.

– Promets-moi de les protéger.
– Ian, tu ne peux pas me laisser, tu avais promis de rester avec moi.
– Oui, jusqu’à ce que la mort nous sépare et c’est ce que je fais. Ne m’en veux pas, mais cette fois, tu ne peux rien pour moi. Jack…
– Oui !
– Embrasse-moi.

Le visage ruisselant de larmes, l’immortel posa ses lèvres sur celles de son bien-aimé qui s’entrouvrirent timidement puis plus franchement, accueillant la langue qui vint caresser sa consœur.

Quand ils se séparèrent, le Capitaine le regarda, cherchant dans les yeux bleus, l’amour qu’il ne cessait de lui porter. Puis doucement, les paupières se fermèrent et la main se relâcha.

– Nooonnnnnnn, hurla le Capitaine en prenant son époux dans ses bras. Ianto, ne m’abandonne pas ! Reste avec moi !

Après quelques instants, le médecin s’approcha.

– Jack, c’est fini, tenta Owen en posant ses mains sur son visage.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Sam 11 Déc - 7:37

Chapitre 41
Le leader baissa la tête et embrassa une nouvelle fois les lèvres aimées, puis il reposa le corps et pleura longuement.

– Pourquoi nous faire ça ? Seigneur, je donnerais tout ce que j’ai pour qu’il revienne.

Finalement, le médecin réussit à lui faire lâcher le corps inerte et le fit sortir de la cabine. Les autres membres attendaient devant la porte et Tosh se jeta dans ses bras sitôt qu’il eut franchi le seuil, puis elle rejoignit ceux de son époux.

– Protège-la bien, fit le Capitaine à Neill en montrant Eirian, un enfant a besoin de ses deux parents.
– Que… commença-t-il, l’étonnement se peignant sur son visage.
– Je viens d’apprendre que j’étais enceinte, murmura la jeune femme.

Le militaire la regarda un instant puis lui sourit et l’embrassa tendrement. Owen serrait sa femme entre ses bras, lui parlant doucement en attendant que ses pleurs se calment.

– Venez Jack, fit le Docteur en passant son bras autour de ses épaules. Venez vous asseoir.

L’immortel se laissa conduire, son esprit combattait la douloureuse nouvelle qu’il n’arrivait pas à accepter : Ianto, son Gallois, son amour, le père de ses enfants s’en était allé !

– Dites-moi mon ami, il semblerait qu’il y ait eu de grands bouleversements dans votre vie, fit-il.
– Oui, dans trois mois, nous allions…

Sa voix se brisa et ses larmes reprirent. Les deux bébés qu’il portait étaient tout ce qui lui restait de l’amour de sa vie et il était désespéré.

– Vous m’aviez dit que votre peuple avait cette particularité, mais je ne m’attendais pas à le voir un jour.
– Moi non plus, mais c’est arrivé. Mon époux était un homme exceptionnel, murmura-t-il.
– Votre époux ? Vous étiez mariés ?
– Oui, depuis le début de l’année !
– Martha le savait-elle ?
– Non, il y a eu des problèmes avec l’Unit et je ne l’ai pas encore contactée.
– Quel genre de problème ?
– Ils ont enlevé Jack, intervint Owen. Pendant quinze jours, ils ont fait des expériences et des examens sur lui après avoir appris pour sa grossesse, mais nous avons pu le sortir de là avant qu’il ne soit trop tard.
– Mon pauvre ami, que puis-je dire sinon que je compatis à votre douleur. Si je peux faire quelque chose, dites-le-moi.
– Ramenez-le-moi, souffla l’immortel.
– Ce n’est malheureusement pas dans mes moyens, répondit le Docteur.
– Je le sais bien, mais c’est tout ce que je veux. Que vais-je devenir ?
– Continuer, il n’y a rien d’autre à faire. Vous devez vous préserver pour votre enfant.
– Nos enfants, reprit le Capitaine. Ce sont des jumeaux.
– Justement, il faut que vous preniez soin de votre santé, je pense que vos amis vont vous y aider.
– Évidemment, lâcha Eirian. Nous élèverons les enfants ensemble, nous serons là pour te soutenir, Jack. Je sais que c’est ce que Ianto aurait voulu.

Les larmes coulèrent de nouveau sur les joues de l’immortel et elle le prit dans ses bras, le berçant doucement.

– Il va bien Capitaine, entendit-il dans son esprit.

Il sursauta et jeta un coup d’œil autour de lui, l’air angoissé. La jeune femme le lâcha et se réfugia dans les bras de Neill. Le médecin s’approcha et s’accroupit devant lui.

– Qu’y a-t-il Jack ?
– Quelqu’un m’a parlé !
– Oui, c’était Eirian.
– Non, dans mon esprit, quelqu’un m’a parlé dans mon esprit. Il m’a dit que Ianto allait bien.

Tous se regardèrent un peu inquiets, le décès de leur ami semblait perturber leur leader qui, maintenant, entendait des voix. Il ferma les yeux, faisant le vide puis il s’égara sur la plage de Boeshane et sourit, Ianto venait vers lui, le visage radieux. Il s’arrêta devant lui et murmura des mots qu’il n’entendit pas au début.

– Ian, ne m’abandonne pas, transmit-il.
– Je suis là, je serai toujours près de toi. Elle veille sur moi.
– Qui ?
– Elle !
– Qui est-ce, dis-moi !
– Tu le sauras bientôt.

Le Gallois s’éloigna doucement et Jack ouvrit les yeux en hurlant.

– Non, Ian, ne pars pas !
– Jack, que se passe-t-il ?
– Il m’a parlé. Je suis allé sur Boeshane et il était là. Il m’a dit qu’elle veillait sur lui.
– Mais qui ? demanda le Docteur.
– Je ne sais pas, il n’a pas voulu me le dire.

Le Seigneur du Temps se redressa, il entendait vibrer le Tardis comme si celui-ci allait se dématérialiser puis soudain, une lumière aveuglante sortit des fenêtres dont il était pourvu. Il se précipita et tenta d’ouvrir la porte, mais cela lui fut impossible.

– Non, cria-t-il, ne fais pas ça !
– Que se passe-t-il Docteur ? demanda Jack en se levant, cherchant à comprendre la raison de cette lumière soudaine.
– Elle recommence !
– Qui Elle ?
– Mon Tardis !
– Mais, ce n’est qu’une machine !

Visiblement, quelque chose lui échappait, mais l’anxiété de son ami lui fit un peu peur.

– Non, Jack, ce n’est pas juste une machine, elle s’appelle Tashée. Les Tardis ont effectivement un aspect qui leur permet de passer inaperçus, mais ils sont vivants. Nous les élevions, ils n’étaient pas construits. La lumière que vous avez vu, c’est le cœur qui s’est ouvert, exactement comme lorsque Rose vous a ramené à la vie.

L’immortel baissa les yeux, son cœur cognait dans sa poitrine, l’air manquait dans ses poumons et un vertige le prit. Son ami le rattrapa juste à temps pour lui éviter de s’effondrer sur le sol.

La lumière s’éteignit et tout redevint silencieux. Le Docteur appuya sur la poignée et la porte s’ouvrit. Il resta figé sur le seuil et Tosh, qui l’avait rejoint, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Elle laissa échapper un petit cri et plaqua ses mains sur sa bouche en reculant de quelques pas. Jack la regarda puis se releva péniblement, aidé par ses amis et s’approcha à son tour. Le Seigneur du Temps s’effaça pour le laisser passer. L’immortel n’arrivait pas à comprendre ce qu’il voyait. Sur la table, son époux était toujours allongé, mais sa peau brillait comme une étoile. Peu à peu, l’intensité diminua jusqu’à s’éteindre complètement.

Après moult hésitations, il finit par faire quelques pas et s’arrêta près du Gallois. Il laissa son regard glisser sur le corps étendu et sursauta quand il vit la poitrine se soulever doucement. Il se pencha et posa ses mains sur le visage du jeune homme. Celui-ci était tiède et doux, comme dans ses souvenirs, pourtant, la mort aurait dû changer cela ! Et pourquoi respirait-il, était-ce une hallucination ?

– Owen ! appela-t-il en se redressant.
– Oui, Jack.
– Viens l’examiner.
– Mais Jack…
– Fais ce que je te dis, lâcha l’immortel.

Le médecin obtempéra et s’approcha après avoir récupéré son stéthoscope. Il jeta un coup d’œil à son leader puis reporta son attention sur Ianto. Il écarta doucement la veste et posa le pavillon sur la chemise. Il sursauta et leva les yeux puis défit quelques boutons et écouta à nouveau, directement sur la peau. Peu à peu, un sourire s’afficha sur son visage et il continua son examen. Il entrouvrit les paupières du blessé et vit les pupilles réagir à la lumière.

– Docteur, que s’est-il passé ? demanda Owen.
– Je crois que Tashée a exaucé le vœu du Capitaine.
– Comment ça ?
– Elle est à l’origine de la singularité de Jack par le biais de Rose et ils sont liés depuis. Je pense que la détresse qu’elle a perçue l’a incitée à changer la donne.
– Vous voulez dire… commença le leader.
– Je ne sais pas s’il sera immortel comme vous, mais elle vous l’a rendu.
– Quoi ?

Il baissa les yeux, priant pour voir son époux ouvrir les siens. Le Docteur et Owen se rapprochèrent de la sortie et discutèrent avec les membres restés à l’extérieur.

Pendant de longues minutes, rien ne se passa puis le jeune homme commença à bouger doucement et un soupir de vapeur dorée passa la barrière de ses lèvres. Jack se pencha et posa sa bouche sur la sienne. Il sourit en sentant celle de son conjoint s’entrouvrir pour approfondir le baiser. Des doigts se glissèrent sur sa nuque et l’attirèrent, caressant doucement la naissance des cheveux.

Quand ils se séparèrent, le Capitaine plongea dans l’océan bleu qui le fixait. Ses larmes coulèrent et il essaya de parler mais il n’y parvint pas.

– Cariad, souffla le Gallois. Tu m’as manqué.

L’immortel sentit un malaise l’envahir et il tenta de s’accrocher à la table, mais ses doigts glissèrent. Ianto ne pouvait pas bouger et ne put l’empêcher de tomber. Le médecin tourna la tête en entendant le bruit de la chute et se précipita vers son leader. Aidé de Neill et de Gareth, il le sortit du Tardis et l’installa sur le canapé.

Trop d’émotions en peu de temps et le Capitaine ne pouvait en supporter plus. Sitôt qu’il se fut assuré que son leader allait bien, Owen retourna auprès de Ianto et l’apaisa en le voyant inquiet. Le médecin leva les yeux quand le Docteur s’approcha. L’homme de Gallifrey tourna son regard vers la console de son vaisseau puis se remit face au Gallois.

– J’avoue que je n’avais pas pensé à ça lorsque je vous ai fait monter à bord, fit-il doucement.
– Que s’est-il passé ? souffla Ianto.
– Euh… comment vous dire, répondit le Seigneur du Temps, ne sachant pas de quelle manière expliquer le phénomène. Quand la créature vous a attaqué, elle vous a mortellement blessé.
– Mortellement ?
– Oui, vous souvenez-vous de quelque chose ?
– J’ai vu Jack, puis j’ai ressenti une grande chaleur et il y a eu les ténèbres. J’avais froid, j’entendais une voix qui me parlait mais je ne comprenais pas ce qu’elle disait. J’ai vu Boeshane…
– Boeshane ? le coupa le Docteur.
– Oui, la plage que Jack m’a montrée et je l’ai vu, lui aussi. Je me suis approché et j’ai voulu le rassurer, mais je sentais sa peine. Je suis parti, je savais que je le devais. Puis j’ai de nouveau senti de la chaleur, mais elle était différente, elle était douce, il y avait aussi beaucoup de lumière puis j’ai eu mal dans la poitrine. J’ai senti les lèvres de Jack et quand j’ai ouvert les yeux, il était là.

Après quelques instants de silence, il poursuivit :

– Comment se fait-il que je sois encore vivant, vous m’avez dit…
– C’était le cas Ianto, intervint Owen. Il semblerait que le Tardis t’ait ramené à la vie et soigné, finit-il en montrant la brûlure de la chemise qui laissait apparaître une peau intacte.

La migraine commençait à s’insinuer dans la tête du Gallois et il ferma les yeux, se crispant sous la douleur.

– Tu devrais essayer de dormir un peu, nous aurons le temps de discuter de tout ça plus tard.
– Où est Jack ?
– Il est sur le canapé, il va bien, ne t’en fais pas.
– Je voudrais être près de lui.
– D’accord, on va t’aider. Attends un instant, je vais aller tout préparer.

Le Gallois acquiesça et ferma les yeux, il se sentait complètement vidé, mais bientôt, il serait près de son époux. Il ouvrit les paupières en sentant des mains le toucher et le soulever pour le déposer sur un brancard. Il croisa le regard humide de Tosh et lui sourit doucement. Neill et Gareth le portèrent jusqu’au canapé et l’aidèrent à s’installer. Il se lova contre le corps du Capitaine et ferma les yeux, la main ancrée sur la hanche de l’immortel. Celui-ci ne bougea pas, signe qu’il n’avait pas encore émergé de son malaise. Eirian baissa les lumières donnant sur le convertible et plaça un paravent devant les deux hommes, leur faisant un semblant d’intimité et rejoignit ses collègues dans la cuisine où Gareth avait préparé du café selon les indications que lui avait donné Ianto lors de son embauche.

Le jeune homme n’était aussi doué que lui, mais faisait de son mieux. Peu à peu, il prenait part à la gestion du Hub, secondant le Gallois dans sa tâche et s’intégrait très bien à l’équipe, chacun faisant ce qu’il fallait pour qu’il se sente à l’aise.

Quand ils revinrent dans la zone informatique, ils constatèrent que le Capitaine enlaçait son époux, il semblait donc s’être réveillé, puis rendormit, un léger sourire flottait sur ses lèvres.

Eirian et Tosh sortirent de la base pour aller chercher le repas, elles avaient besoin de prendre l’air et de discuter de ce qu’il s’était passé durant l’après-midi. La Japonaise était heureuse pour la grossesse de son amie et lui promit de la seconder à chaque fois qu’elle en ressentirait le besoin, elle-même n’envisageant pas de maternité avant d’avoir présenté son époux à sa famille lors de leur prochain voyage. Elles achetèrent les plats préférés du Capitaine et de Ianto, espérant que ce dernier pourrait avaler quelque chose.

Quand elles revinrent, elles eurent le plaisir de voir leur leader réveillé, serrant dans ses bras un Gallois souriant. Tosh s’approcha et l’embrassa sur la joue, visiblement heureuse de retrouver son ami.

– Bien, comme je le disais à Ianto, fit Owen, ils vont dormir ici ce soir et demain, nous les accompagnerons chez eux. Je vais rester à la base pour la nuit, je veux pouvoir m’assurer que tout va bien.
– Je reste aussi, fit Tosh.
– Si tu veux. Les chambres au sous-sol sont toujours utilisables ? demanda le médecin en se tournant vers son collègue.

Celui-ci acquiesça sans rien dire et se réfugia un peu plus dans les bras puissants qui le tenaient. Jack déposa un baiser sur ses cheveux et resserra son étreinte.

Après avoir dîné, Neill et Eirian se préparèrent à quitter la base et invitèrent le Docteur à venir dormir chez eux. Celui-ci accepta et ils prirent congé. Gareth s’en alla à son tour, prévoyant, le lendemain, d’arriver de bonne heure avec le petit déjeuner.

Le calme retomba dans le Hub, seulement rompu par les cris de Myfanwy. Ianto leva les yeux et vit l’animal descendre en piqué puis se poser au centre de la zone. Il se dégagea des bras de son époux et quitta le canapé. Quand Jack comprit ce qu’il allait faire, il tenta de l’en empêcher, mais Owen le retint, lui demandant de ne pas bouger. Le Capitaine voulut répliquer, inquiet de la trop grande proximité du dinosaure avec son amant, mais il se détendit lorsqu’il le vit s’accroupir et ne plus bouger. La bête d’un autre temps avança à petits pas et posa son goitre sur l’épaule du jeune homme, se laissant de nouveau caresser.

Jack regarda le médecin qui souriait, Neill lui avait dit avoir déjà vu le Gallois faire cela quelques mois plus tôt mais cette fois, il pouvait, lui-même, profiter du spectacle. Myfanwy finit par s’écarter et Ianto lui tendit la tablette de chocolat que Tosh lui avait fait glisser puis il la regarda s’envoler vers son antre. L’immortel se leva pour venir près de lui, l’aidant à se relever et le soutint pour retourner au canapé.

– Tu ne m’avais pas dit qu’elle te laissait l’approcher ! fit-il encore sous le coup de la surprise.
– Elle a confiance, souffla-t-il. Autant que moi en toi. Jack ?
– Oui mon cœur !
– Que vais-je devenir ?
– Comment ça ?
– Je…

Sa voix se brisa et une larme coula sur sa joue que le Capitaine essuya du bout du doigt. Tosh et Owen quittèrent la zone, les laissant seuls et allèrent se coucher après avoir allumé l’écran de leur chambre. L’équipement était toujours en place et leur permettrait de surveiller les deux hommes sans les déranger, ils se doutaient qu’au vu des circonstances, il y avait peu de chance pour qu’ils se donnent l’un à l’autre.

– Viens Ian, il faut dormir, demain, nous rentrerons chez nous et nous parlerons, c’est promis.
– Je voudrais embrasser les enfants, fit-il doucement.

L’immortel se recula un peu et souleva son T-shirt, gémissant légèrement en sentant les lèvres de son époux lui effleurer la peau. Avec un sourire, il l’incita à se coucher et ouvrit ses bras pour l’inviter à venir s’y blottir.

– Je t’aime Cariad, souffla le jeune homme avant de s’assoupir.

Jack lui caressa tendrement les cheveux, souriant aux anges et ferma les yeux pour se laisser emporter à son tour.

Quand il ouvrit les paupières, il entendit un léger bruit dans la cuisine et tourna la tête, constatant que Ianto n’était plus près de lui. Il se leva aussi rapidement que possible et s’approcha de la pièce. Il resta pendant un instant à contempler le jeune homme qui préparait le café et fit un pas pour le prendre dans ses bras, se tournant légèrement pour placer son ventre rebondi.

– Je t’ai réveillé ? demanda son époux.
– Tu sais que j’ai un sommeil léger. Comment te sens-tu ce matin ?
– Mieux, mais un peu bizarre aussi. Jack, fit-il en se tournant, suis-je vraiment mort ?
– Oui, souffla-t-il, des larmes lui montant aux yeux.
– Chuuut, ça va aller, je te le promets, murmura Ianto en approchant son visage.

Délicatement, il posa ses lèvres sur les siennes et l’embrassa tendrement. Le Capitaine le serra contre lui, quémandant plus de passion dans le baiser, ce que le jeune homme lui accorda bien volontiers.

Quand Gareth passa le sas, il les trouva enlacés et resta sans bouger pendant quelques instants. Il avait encore du mal à réaliser que le Gallois était revenu d’entre les morts et il trouvait cela un peu flippant, mais après avoir appris l’immortalité de son patron ainsi que sa grossesse, il avait fini par se dire que c’était sans doute la normalité dans cet institut si particulier.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Dim 12 Déc - 8:29

Chapitre 42
Ianto lui fit signe d’approcher et il les rejoignit, allant déposer les viennoiseries dans la cuisine. Il ne savait pas quoi dire et préférait garder le silence.

– Gareth, tout va bien ? demanda le Gallois.
– Oui, oui, j’ai mal dormi, c’est tout.
– Je me doute qu’après ce qu’il s’est passé hier, tu as des questions. Veux-tu que l’on en parle ?
– Pas maintenant, plus tard peut-être.
– D’accord, comme tu voudras, mais dis-toi bien une chose, je suis sans doute aussi perturbé que toi, alors je comprends parfaitement ta réaction.
– Merci, fit-il en lui tendant une assiette pour qu’il fasse son choix.
– Viens t’asseoir, fit Jack en entraînant son époux. Si Owen voit que tu exagères dès ton retour parmi nous, il est bien capable de t’attacher.
– Tu ne le laisserais pas faire !
– Hum, qui sait, mais dans ce cas, je virerai tout le monde du Hub, dit-il avec un œil coquin.

Ianto eut un petit rire qui réchauffa le cœur de l’immortel. La veille, il avait pensé avoir perdu cet être si cher à son cœur et maintenant, il plaisantait avec lui. La vie était capricieuse quelquefois, mais ce n’était pas lui qui allait s’en plaindre.

L’alarme du sas retentit et la porte bascula, laissant passer Neill et Eirian, accompagnés par le Docteur. Quelques minutes plus tard, Owen et Tosh remontaient des sous-sols et s’approchèrent du leader.

– Comment ça va ce matin ? demanda le médecin.
– Pas trop mal, répondit Ianto.
– Nous avons préféré vous laisser tranquilles, sur l’écran, nous avions vu que Jack s’occupait de toi.
– Merci Owen.
– Bonjour M. Jones, fit le Seigneur du Temps.
– Appelez-moi Ianto, je vous en prie, M. Jones, c’était mon père.
– Très bien. J’ai passé une bonne partie de la nuit à réfléchir et je vous avoue que je n’ai aucune réponse à ce que Tashée a fait.
– Tashée ?
– C’est le nom du Tardis, fit Jack.
– Vous lui avez donné un nom ?
– Le Tardis est une machine en apparence, mais il est vivant et a un cœur. C’est elle qui a décidé de vous ramener, elle l’a fait de sa propre initiative.
– Cela veut-il dire que je serai comme Jack ?
– Je n’en sais rien et je vous dirais que je n’ai pas envie de le savoir.
– Pourquoi ?
– Il faudrait vous tuer ! Êtes-vous prêt à mourir ?
– Non, souffla le Gallois.
– Je m’en doutais bien. Donc, il vous faudra être prudent. Quand je serai parti, vous serez seul.
– Très bien. Docteur, puis-je aller voir Tashée ?
– Bien sûr, mais pourquoi ?
– La remercier !

L’homme de Gallifrey le regarda puis leva les yeux vers le Capitaine qui serrait toujours son époux contre lui. Puis il l’invita à le suivre et le conduisit jusqu’à la porte de la cabine. Il ouvrit et le laissa pénétrer puis le suivit jusqu’à la console. Un doux ronronnement se fit entendre et le Docteur parut un peu surpris. Ianto posa ses mains et ferma les yeux, se laissant envahir par un sentiment de plénitude.

Jack les rejoignit et effleura son époux qui sourit, gardant les paupières fermées. Il continuait sa discussion silencieuse avec l’entité lumineuse et le Capitaine les écouta sans intervenir. Le Seigneur du Temps les regarda puis le doux bruit s’arrêta et Ianto ouvrit les yeux.

– Puis-je savoir ce qu’il s’est passé ? demanda le Docteur.
– Elle m’a expliqué certaines choses et je l’ai remerciée, fit le Gallois.
– Vous avez discuté avec elle ?
– Oui et vous devriez le faire aussi. Elle a énormément de choses à vous apprendre. Jack, je suis fatigué.
– Viens, tu vas aller t’allonger, fit le leader en le sentant s’affaisser un peu.

Ianto fit quelques pas et pris d’un vertige, s’accrocha à son époux avec l’énergie du désespoir.

– Ne t’en fais pas, mon cœur, ça va aller, fit-il en passant sa main sous ses genoux pour le prendre dans ses bras, se tournant un peu pour décaler son ventre.

Ils ressortirent et le Capitaine s’approcha du canapé où il posa son précieux chargement. Owen prit ses constantes et rassura l’immortel qui se massait le dos, puis il s’éloigna, laissant les deux hommes ensemble.

Une alarme retentit et Tosh se pencha sur son écran. L’activation était identique à celle durant laquelle Ianto avait été… tué. Elle leva les yeux et interrogea Eirian du regard. Celle-ci resta silencieuse, elle était inquiète, le Gallois n’était pas en état de sortir, le militaire devrait intervenir en compagnie du médecin.

Jack sentit le malaise mais il ne savait pas quoi faire. Son état lui interdisait d’accompagner ses amis et son époux n’était pas apte.

– Tosh, donne-moi les coordonnées, fit Neill. Je vais y aller avec Owen.
– Tu… commença Eirian.
– Non, chérie, tu sais très bien que c’est mon boulot. Je te promets d’être prudent, fit-il en prenant le papier que lui tendait la Japonaise.
– Je viens avec vous, intervint le Docteur, à trois, nous aurons plus de chance, sans doute.

D’un signe de tête, l’immortel donna son accord et les trois hommes descendirent récupérer le SUV. Tosh les suivit sur son écran, l’angoisse lui tenaillant l’estomac.

Quand ils revinrent deux heures plus tard, ils avaient à nouveau perdu la créature. Le Docteur avait raison, c’était une véritable anguille, impossible de s’en approcher suffisamment pour la sédater. Neill se rendit à l’infirmerie et laissa Owen s’occuper de la petite coupure qu’il avait reçue à l’attache du cou. Eirian était près de lui et tentait de se reprendre, mais elle fondit en larmes et son époux la prit dans ses bras.

– Hé, tu ne vas pas te mettre à pleurer à chaque fois que je serai blessé, fit-il doucement.
– Ne t’en fais pas Neill, c’est tout à fait normal, répondit le médecin. Ça passera, tout ce qui lui arrive n’est pas facile à gérer.
– Oui, je le sais bien, mais…
– Pas de mais ! Contente-toi d’être patient.
– Ok, fit-il en serrant sa femme contre lui.
– Docteur, fit Ianto, pourrait-on vous parler ?
– Bien sûr.
– Jack, je crois que l’on serait mieux dans ton bureau.
– Très bien. Tu peux marcher ?
– Oui, mais reste près de moi.

Les trois hommes se dirigèrent vers l’escalier et le Gallois monta lentement les marches. Plusieurs fois, il s’arrêta ayant l’impression que l’air manquait dans ses poumons, pourtant, il se sentait bien. Il faudrait qu’il demande au Capitaine ce qu’il ressentait lorsqu’il revenait à la vie, cela pourrait peut-être lui permettre de gérer cet état de fait.

L’immortel l’aida à s’installer dans son fauteuil et sourit en voyant son regard surpris. Il prit un siège et s’assit à côté de lui, invitant le Seigneur du Temps à en faire de même.

– Docteur, je dois vous dire que lorsque nous avons été récupérer Jack à l’Unit, nous avons effacé son dossier ainsi que le vôtre.
– Mon dossier ?
– Oui, Tosh et Eirian sont entrées dans le système et ont tout fait disparaître. On peut dire que là-bas, personne ne vous connaît plus.
– Martha… commença-t-il.
– C’est votre amie, croyez-vous qu’elle vous trahirait ?
– Non, évidemment.
– Bien, alors je pense que maintenant, vous aurez l’esprit plus tranquille, simplement, évitez de vous faire remarquer.
– Vous pouvez compter sur moi. Pour ce qui est de Martha, avez-vous l’intention de lui apprendre la nouvelle ?
– Je ne suis pas certain qu’elle se fasse à un immortel potentiel, il y en a déjà un à gérer.
– Évidemment, mais je parlais des bébés !
– Oh, oui, nous avions pensé le lui dire, mais nous n’en avons pas encore eu l’occasion.
– Je peux aller la chercher si vous le souhaitez, cela me donnera le temps de discuter avec elle. Ensuite, je devrai vous quitter, il faut absolument retrouver cette créature.
– Vous voulez dire que vous allez rester sur Terre ? demanda Jack.
– Provisoirement, oui, il semblerait qu’elle n’ait pas l’intention de partir pour le moment. Je ne sais pas ce qu’elle cherche, mais il ne faut pas qu’elle le trouve.
– Vous pensez être de retour dans combien de temps ?
– Vous savez, en Tardis, je n’en ai que pour quelques minutes. Je ne pense pas que notre amie hésite bien longtemps si je lui dis qu’une grande surprise l’attend et que vous demandez à la voir.
– Très bien, alors on ne vous retient pas. Je voudrais que Ianto rentre à la villa pour se reposer. Tout ceci doit l’avoir épuisé, fit-il en regardant son époux tenter de contrôler un bâillement.
– J’y vais, attendez-moi, fit le Docteur en quittant le bureau.

En arrivant devant le Tardis, il fit un signe au médecin qui s’approcha et lui expliqua qu’il allait revenir puis il passa la porte et la cabine disparut comme elle était apparue.

Owen monta rejoindre son leader et s’assura que le Gallois allait bien puis il quitta la pièce, refermant doucement la porte derrière lui.

Ianto tourna les yeux vers le Capitaine et se pencha pour passer ses doigts derrière sa nuque. Il l’attira à lui et l’embrassa tendrement puis il quitta son fauteuil pour s’asseoir sur les genoux de son époux, à cheval sur ses cuisses. Il lui caressa doucement le visage puis descendit ses mains sur son ventre, trouvant le passage jusqu’à la peau. L’immortel frémit en sentant les doigts l’effleurer et un gémissement lui échappa.

– Ian, je ne suis pas certain que ce soit le moment.
– Je ne fais rien de mal, murmura le Gallois posant ses lèvres tout près de sa bouche.
– Ian, je t’assure…

Mais le jeune homme ne le laissa pas finir et prit ses lèvres en un baiser affamé. Lorsqu’ils se séparèrent pour reprendre leur souffle, Jack le retint par les épaules, tentant de contrôler les réactions de son corps, mais la proximité de son époux et son désir évident de lui faire l’amour ne l’aidait pas vraiment.

– Ian, on ne peut pas maintenant, souffla-t-il.
– Effectivement, on ne peut pas, mais j’ai envie de sentir ton goût, répondit le Gallois en se laissant glisser de ses genoux, tirant ses hanches pour qu’il s’approche du bord du siège.

Lentement, il glissa sa main sur le pantalon, caressant le sexe réveillé et ouvrit le bouton, écartant le tissu pour aller poser ses lèvres sur le boxer. Il entendait les gémissements de son amant et passa ses doigts sous l’élastique, faisant descendre le sous-vêtement tout en laissant ses lèvres picorer le ventre rebondi. Le sexe, libéré de son carcan, se dressa fièrement et fut happé par une bouche gourmande qui commença à le lécher telle une friandise.

Les doigts dans les cheveux de son époux, l’immortel avança un peu plus son bassin, donnant plus d’espace au va-et-vient qui venait de débuter. Ianto lui écarta les jambes, l’incitant à poser un de ses pieds sur le bord du bureau pour dégager l’accès à son intimité. La bouche quitta le sexe pour aller picorer la peau des cuisses et la langue se glissa jusqu’à l’anneau de chair qui se contracta sous la caresse. Il mouilla ses doigts et reprit la virilité entre ses lèvres, suçant avec application. Il caressa l’entrée convoitée, appuyant doucement sans jamais pénétrer.

Le Capitaine avait du mal à retenir ses gémissements qui bientôt se transformèrent en râles lorsque le Gallois accéléra sa cadence. Lorsqu’il introduisit finalement son doigt dans l’étroit tunnel, l’immortel se répandit dans sa bouche, ne cherchant plus à retenir ses cris de jouissance.

Dans la zone informatique, Gareth leva les yeux vers le bureau et rougit violemment puis il se sauva dans la cuisine, accompagné par le sourire des membres présents.

Quelques instants plus tard, le silence était revenu et dans le bureau, Jack embrassait passionnément son époux.

– Que vont-ils penser ? souffla-t-il en vrillant son regard dans le sien.
– Je n’en ai aucune idée, mais moi, je sais ce que j’aimerais maintenant, répondit le Gallois.
– Je m’en doute un peu, mais il faudra attendre d’être à la maison. J’avoue que même si j’ai grandement apprécié, cette position n’est pas très confortable pour moi, j’ai mal au dos.
– Je suis désolé, fit Ianto en l’aidant à reprendre sa place.
– Ne le sois pas, j’ai eu tellement peur de t’avoir perdu que je savoure chaque instant où tu es près de moi.

Le Gallois resta quelques instants silencieux, regardant le sol, semblant réfléchir intensément puis il leva les yeux vers son époux.

– Jack, avant, tu quittais tes amants et maîtresses avant qu’ils ne s’aperçoivent que tu ne vieillissais pas. Tu m’avais promis de rester avec moi jusqu’à ce que je meure, mais maintenant, que vas-tu faire ?
– Comment ça ?
– Si Tashée m’a fait comme toi, cela veut dire que je risque de vivre encore de très nombreuses années…
– Oui, eh alors ? demanda l’immortel, pas certain de vouloir entendre la réponse.
– Tu avais sûrement l’intention de continuer à vivre et de me remplacer.
– Je t’arrête tout de suite Ian, il est hors de question que quelqu’un prenne ta place, aujourd’hui encore moins qu’hier. Si Tashée nous a fait ce cadeau, je vais enfin être heureux sans avoir peur de te perdre à chaque fois que tu seras sur le terrain. Mais, c’est peut-être toi qui ne voudras plus de moi, fit-il soudain inquiet.
– Et pourquoi ça ?
– Je ne sais pas…
– Arrête de te poser des questions. Si je me souviens bien, j’ai dit jusqu’à ce que la mort nous sépare le jour de notre mariage.
– Oui.
– Eh bien, c’est une promesse que j’entends bien tenir, alors il va falloir te faire à l’idée qu’il soit possible que tu me supportes encore très, très longtemps.
– Je l’espère, Ianto, je l’espère sincèrement, fit-il avant de l’embrasser délicatement.

Ils quittèrent le bureau pour aller rejoindre leurs collègues et croisèrent le regard gêné de Gareth qui passa rapidement le sas pour aller se réfugier à l’office de tourisme. Les deux hommes se regardèrent sans vraiment comprendre puis s’approchèrent de Owen.

– Que se passe-t-il ? demanda le Capitaine.
– Eh bien, je dirais que notre jeune ami a entendu…
– Non, le coupa Ianto.
– Et si !
– Il fallait bien que ça arrive un jour, mon ange, fit l’immortel en souriant.
– Nous allons devoir insonoriser ton bureau, répondit le Gallois taquin.
– Pourquoi, vous avez l’intention de recommencer ? s’enquit le médecin. Non, parce que dans ce cas, il vaudrait mieux nous prévenir, on vous laissera la base.
– Pour quelle raison ? Aurais-tu ressenti quelque chose ? susurra le leader, se retenant à grand peine pour ne pas rire.
– Et quand bien même !
– Owen, je te l’ai déjà dit, il est doué. Outch ! fit-il en recevant une bourrade de son époux. Mais je ne dis que la vérité !
– Tu devrais t’asseoir un peu Jack. Aujourd’hui, j’ai prévu une nouvelle écho, il est temps de voir si tout le monde va bien.
– Pourquoi ? Tu penses qu’il y aurait un problème ?
– Non, mais je te rappelle que je suis ma première grossesse masculine et que j’ai besoin de repères ?
– De repères ? demanda Jack.
– Oui, j’imagine que vous n’allez pas vous arrêter là, surtout si…

Le médecin laissa sa phrase en suspend se rendant brusquement compte que si le Gallois était devenu comme le Capitaine, les deux hommes les verraient partir ainsi que tous ceux qui suivraient.

– Owen, pour le moment, nous ne savons rien, fit Ianto qui avait perçu la pensée. Et peu importe ce qu’il se passera, nous restons une équipe et ça ne changera pas. Chacun protègera l’autre comme ça l’a toujours été.
– Non, ça n’a pas toujours été le cas, souffla Tosh en se remémorant l’incident qui avait failli leur coûter la vie.
– Il y a toujours une brebis galeuse dans un troupeau, mais maintenant, tout va bien n’est-ce pas ?

Elle regarda le jeune homme, des larmes au bord des yeux et acquiesça sans rien dire. Il la prit dans ses bras et la serra contre lui attendant qu’elle se reprenne.

Soudain, le Tardis refit son apparition et ils virent sortir Martha et le Docteur qui semblaient s’amuser d’une plaisanterie. Quand elle vit l’immortel, elle s’arrêta brusquement, s’accrochant au bras du Seigneur du Temps pour ne pas tomber.

– Eh bien mon joli rossignol, fit le Capitaine en s’approchant, ne va pas nous faire un malaise.
– Jack, je ne rêve pas, tu es…
– Enceint, oui, de six mois, fit-il en sentant la question poindre. Enceint et marié !
– Oh, dit-elle en se reprenant. J’avoue que… Pardon, félicitations, finit-elle, je m’excuse, mais c’est tellement…
– Surprenant, oui, je veux bien te croire. Nous voulions te prévenir, mais nous avons eu quelques soucis.
– C’est ce que le Docteur m’a expliqué. Je comprends mieux certaines choses maintenant.
– Lesquelles ? s’enquit Ianto.
– Il y a quelques mois, j’étais en France pour un séminaire à la Sorbonne et lorsque je suis revenue, mes collègues agissaient bizarrement et je n’arrivais pas à retrouver certains dossiers. Ils m’ont dit qu’il y avait eu un problème avec les ordinateurs.
– C’est tout ? demanda le leader.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Lun 13 Déc - 7:42

Chapitre 43
Il la regardait avec insistance et après avoir réfléchi, elle poursuivit :

– Eh bien, j’ai trouvé ça surprenant à l’époque, mais après ce que m’a dit le Docteur, je pense que je comprends mieux, l’Unit a eu droit au Retcon, c’est ça ? Mais pour quelle raison ?
– Viens, assieds-toi, fit Owen, Jack a besoin de repos.
– Oui, bien sûr. Une grossesse masculine, tu dois être aux anges ! dit-elle en regardant le médecin.
– Oui, c’est fabuleux et j’avoue que c’est bien que tu sois ici aujourd’hui parce que j’avais prévu une échographie.
– Sans rire ? Mais c’est génial !
– Martha, intervint Ianto, il faut que l’on t’explique ce qu’il s’est passé à Londres.
– Je t’écoute !
– Tosh, veux-tu bien demander à Gareth de descendre et de nous préparer du café, s’il te plait.
– Qui est Gareth ? s’enquit Martha.
– Un jeune homme qui me remplace à l’office. Avec Jack enceint, je devais aller sur le terrain, mais le bureau ne pouvait pas rester fermé.

Quelques minutes plus tard, la roue basculait, laissant apparaître leur collègue qui s’arrêta, un instant surpris de revoir la cabine. Ianto lui fit un signe et il s’approcha.

– Gareth, je te présente Martha Jones, une amie.
– Jones, vous êtes de la famille de Ianto, fit-il en lui serrant la main.
– Non, absolument pas, répondit-elle.

Le jeune homme passa dans la cuisine et prépara les boissons.

– Bien, pour en revenir à l’Unit, après notre mariage en février, le Général McFernan a fait enlever Jack.
– Pourquoi ?
– En janvier, Owen lui avait fait passer une échographie pour confirmer sa grossesse. Mais les photos ont été conservées dans le serveur de l’hôpital et elles ont été transmises à l’Unit. McFernan le voulait à tout prix et a fait plusieurs tentatives.
– Dont une qui a bien failli te coûter la vie, le coupa son époux.
– Oui, mais je n’ai été que blessé. Après notre mariage, continua-t-il, nous avons pris deux jours de repos et lorsque nous sommes partis pour la base, des militaires nous ont interceptés. Ils ont emmené Jack et le Général l’a mis entre les mains du docteur Finley. Il nous a fallu quinze jours pour arriver à le sortir de là et ensuite, de longues semaines pour qu’il oublie ce qu’ils lui avaient fait.

Il se tut, laissant la jeune femme assimiler ce qu’elle venait t’entendre. Gareth distribua les tasses et s’assit près d’eux sans rien dire.

– Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il s’était passé. McFernan a été transféré dans un quartier qui s’occupe des enfants attardés et Finley, lui, s’est suicidé.
– Attardé ? demanda Jack en tournant les yeux vers son époux.
– Oui, quand l’équipe l’a trouvé, il était assis sur son bureau et faisait des constructions avec tout ce qui lui tombait sous la main.
– J’avais juré de lui faire payer ce qu’il t’avait fait, souffla Ianto.
– Et tu as réussi me semble-t-il.
– Mais ça n’explique pas la disparition des dossiers ! fit la jeune femme.
– J’ai demandé à Tosh et à Eirian d’effacer tout ce qui concernait Jack et le Docteur.

Elle tourna la tête vers le Seigneur du Temps qui gardait le silence. Le fait que, maintenant, personne ne savait qu’il existait le soulageait beaucoup.

– Donc, c’est pour cette raison que toutes mes recherches ne sont plus…
– Tes recherches ? la coupa le leader. Tu faisais des recherches sur nous et tout le monde pouvait les voir ?
– Non, c’était des dossiers cryptés, personne n’y avait accès.
– Tosh et Eirian ont pu les lire, d’autres ont également pu le faire, lâcha-t-il.
– Je ne savais pas… j’avais mis des mouchards et aucun n’a signalé une intrusion jusqu'à ce qu’ils disparaissent. Je suis désolée.
– As-tu des copies ?
– Non, tout était à l’Unit.
– Très bien, alors je pense que nous avons évité le pire. Ianto, tu es certain qu’ils n’ont rien pu reconstituer.
– Oui, les filles nous l’auraient dit, elles ont toujours le programme de surveillance.
– Vous avez piraté les ordinateurs de l’Unit ? demanda Martha.
– Uniquement dans le but d’éviter que des petits malins retrouvent des données sur Jack ou sur le Docteur, répondit le Gallois.
– Ok, vous allez me retconner aussi ?
– Pourquoi, auriez-vous l’intention de nous porter préjudice ? fit l’homme de Gallifrey en sortant de son mutisme.
– Oh non alors ! J’ai fait une erreur, je le reconnais, mais je n’ai aucune intention de vous nuire.
– Alors tout est bien, fit Jack. Owen, c’est pour quand cette écho ?
– Dès que tu es prêt ! Je vais aller tout installer et tu me rejoins.
– Ok, on y va. Ceux qui veulent voir les enfants… fit-il en se dirigeant vers l’infirmerie.

Il s’allongea et Ianto lui prit la main, la serrant dans la sienne avec tendresse. Le médecin dégrafa le pantalon et souleva le T-shirt puis il étala le gel et posa la sonde.

– Pourquoi le faire avec un échographe portable ? demanda Martha.
– Pour éviter que des yeux indiscrets tombent sur les images !
– Oui, pardon, fit-elle en se concentrant sur ce qu’elle voyait.

Un sourire étira ses lèvres lorsqu’elle vit battre les cœurs, les bébés bougeaient un peu et par moments, ils avaient des mouvements brusques. Owen fit les mesures et leur fit écouter les rythmes cardiaques, surprenant les yeux humides des futurs parents.

– Bien, alors je te le confirme, un garçon de 30 cm et une fille de 29 environ, bien sûr. Leurs poids sont approximativement de 1 à 1,2 kg.
– C’est pour ça que je me sens si lourd, fit l’immortel.
– Et ce n’est pas fini, il te reste trois mois, je te le rappelle et ils vont encore et grandir et grossir !
– Mais je vais ressembler à une baleine !
– Oui, fit Ianto les yeux brillants.

Tous éclatèrent de rire et le Gallois embrassa tendrement son époux. Dans son coin, Gareth suivait la scène sans rien dire, mais il était heureux pour ses amis.

– J’avoue que lorsque vous êtes venu me chercher, fit Martha en s’adressant au Docteur, je ne m’attendais pas à tout ça. Vous êtes sûr qu’il n’y a rien d’autre ?
– Ce n’est pas à moi de vous en parler, fit-il.
– Pourquoi, ce n’est pas tout ?
– Disons que nous n’en sommes pas vraiment sûr, intervint le Capitaine.
– Pas sûr de quoi ?
– Hier, Ianto s’est fait tuer en intervention.

La jeune femme le regarda d’un air incrédule. Si le Gallois était mort, comment se pouvait-il qu’il soit devant elle et qu’elle puisse lui parler. Elle ouvrit la bouche et la referma aussitôt, réfléchissant intensément à ces mots qu’elle avait du mal à assimiler.

– Tu es mort ?
– Oui.
– Mais…
– C’est Tashée.
– Tashée ?
– Le Tardis, fit le Docteur.
– Je n’y comprends plus rien ! répondit Martha.
– Nous nous sommes retrouvés sur une intervention. Je suivais une créature et elle a très gravement blessé Ianto qui a fini par succomber. Je pense que Tashée a entendu la détresse de Jack et a ouvert son cœur.
– Vous voulez dire qu’elle lui a rendu la vie !
– Oui, c’est exactement ce qu’il s’est passé avec Rose, mis à part qu’elle avait agi par son intermédiaire. Maintenant, vous dire que Ianto est devenu immortel, je n’en sais rien.
– Et si c’est le cas ? demanda Martha.
– C’est un cadeau que nous ne pouvons pas refuser, fit le leader en serrant tendrement son époux contre lui.
– Oui, évidemment !
– Cependant, je ne suis pas presser de le savoir, répondit le Gallois. Je n’ai pas envie de risquer la mort et de ne pas revenir. Il est aussi possible que ce soit un état transitoire et qu’il n’y ait pas de résurrection comme pour Jack.
– Eh bien ! J’avoue que je ne m’attendais pas à ça en me levant ce matin !

Après quelques instants de silence, le Capitaine regarda son époux qui semblait épuisé.

– Owen, je crois qu’il est temps que nous rentrions chez nous, fit-il. Ianto a besoin de repos, tu peux nous accompagner ?
– Oui, bien sûr, Tosh va venir avec nous pour conduire le SUV.
– En cas de problème, n’hésite pas à téléphoner, nous verrons ce que l’on peut faire par visioconférence.
– Ne t’en fais donc pas, veille sur lui et quand il ira mieux, vous reviendrez.

Gareth s’approcha avec les manteaux et aida son leader et le Gallois à les enfiler.

– Martha, tu penses rentrer à Londres ? demanda le Capitaine.
– Je vais devoir prévenir que je m’absente, j’aimerais revenir pour étudier ton cas.
– Pas de dossier, nous sommes d’accord !
– Oui, juste des études avec Owen, rien ne sortira d’ici, c’est promis.

Après les avoir salués, ils se dirigèrent vers le garage. Tosh s’assit derrière le volant du SUV, ravie d’avoir enfin ce privilège et le médecin s’installa dans le véhicule de son leader. L’un suivant l’autre, ils quittèrent le bâtiment et s’engagèrent dans la circulation. À l’arrière, Ianto était blotti dans les bras de son époux, le nez dans son cou, respirant son odeur si particulière. Il déposa un baiser sur sa peau, faisant frissonner le Capitaine, frisson qui fut surpris par le conducteur qui sourit.

Vingt minutes plus tard, Tosh se garait devant la maison, tandis que le Gallois ouvrait la porte du garage avec sa télécommande, demandant à son collègue de pénétrer à l’intérieur. Ils passèrent la porte communicante et Ianto alla ouvrir à la jeune femme qui attendait à l’entrée. Il s’effaça pour la passer et leur offrit un café.

– Dis-moi Jack, personne ne t’a fait de réflexion sur ton embonpoint ? demanda-t-elle.
– J’ai bien surpris quelques regards, mais je m’arrange pour bien fermer mon manteau et quand nous sortons, en général, je suis dans la voiture. Ce n’est que lorsque nous allons nous balader que nous pouvons rencontrer les voisins. Nous sommes prudents, ne t’en fais pas. Lorsque les enfants seront là, nous ferons courir le bruit que nous les avons adoptés, c’est tout.
– Bien, Ianto, je veux que tu te reposes, je viendrai te voir demain. Jack, tu en fais autant, fit Owen en lui jetant un coup d’œil plein de sous-entendus.
– Évidemment, qu’est-ce que tu crois !
– Hum… venant de ta part, je m’attends à beaucoup de choses. Allez, soyez sages et à demain, fit-il en prenant sa femme par le bras.

Les deux hommes les regardèrent partir et refermèrent derrière eux. Le Gallois se tourna vers son époux, se léchant doucement les lèvres, les yeux brillants d’un désir contenu.

– Et si je finissais ce que j’ai commencé tout à l’heure, souffla-t-il en effleurant les lèvres de l’immortel.
– Tu as entendu Owen, tu dois te reposer, tenta-t-il.
– Plus tard, répondit Ianto en passant sa main sur son entrejambe, faisant gémir son compagnon.

Il le prit par le poignet et l’entraîna vers la chambre puis le poussa doucement sur le lit après lui avoir ôté sa chemise et son T-shirt, s’allongeant près de lui en glissant ses doigts sur la peau sensible. Il l’embrassa et caressa ses lèvres pour en obtenir l’accès qui se fit rapidement. Le Gallois quitta sa bouche pour divaguer dans son cou, sur son épaule, descendant doucement vers les tétons qu’il agaça du bout des dents puis effleura le ventre, suivant la ligne jusqu’au nombril qu’il titilla. Il défit le bouton du pantalon et dégagea le vêtement avec le boxer puis il continua son chemin vers l’objet de son désir, passant sa langue sur la fente déjà suintante d’envie.

L’immortel se tendit brusquement en sentant l’organe se glisser sur le bord puis aller effleurer le frein. Un gémissement lui échappa et ses doigts se refermèrent sur les cheveux de son compagnon qui sourit avant de happer le sexe tendu.

– Ian…

Le Gallois le relâcha et l’incita à se mettre à quatre pattes sur le lit, se plaçant derrière lui après avoir quitté ses habits. Il picora sa colonne vertébrale, laissant ses doigts se promener entre les fesses de son partenaire. Lentement, il en introduisit un dans son corps et décrivit des petits cercles pour détendre le passage puis un second et un troisième se joignirent à la danse. Jack, le front posé sur ses bras repliés, se cambrait pour mieux s’offrir.

– Viens, souffla-t-il. Oh oui… encore…

Ianto venait de toucher sa prostate et lui envoyait des décharges de plaisir. Il continua quelques minutes, se gorgeant des râles et gémissements de son époux. Puis il retira sa main et attrapa le lubrifiant pour enduire son sexe douloureux et se posa contre l’intimité qu’il investit doucement. Un petit cri de douleur l’incita à s’arrêter, puis il reprit lentement sa progression, passant ses mains sur les flancs du Capitaine qui se tendait vers lui.

Il débuta un lent va-et-vient qui s’accéléra doucement sous les suppliques de l’immortel. Ianto tirait ses hanches à lui pour s’enfouir toujours plus profondément à chaque retour dans ce corps aimé. Le jeune homme accentua encore sa cadence, son bas-ventre claquant sur les fesses de son époux qui en demandait toujours plus. Une fine pellicule de sueur couvrait la peau des deux hommes qui se sentaient partir vers d’autres cieux.

La chambre résonnait des mots doux échangés et des râles de plaisir. Le Gallois se pencha pour saisir le sexe de son partenaire et le caressa, serrant les doigts pour ajouter aux sensations. Il sentait que le Capitaine n’en aurait pas pour bien longtemps avant de venir et calqua son rythme sur celui de ses reins jusqu’à ce qu’il se libère dans sa main en criant son prénom. N’ayant plus de raison de se retenir, le jeune homme le rejoignit, un long gémissement passant ses lèvres entrouvertes.

Il resta enfoui jusqu’à ce que les spasmes de son corps se calment et que son sexe radouci quitte son abri, puis il laissa son époux s’allonger sur le lit et se lova contre lui avant de prendre ses lèvres en un baiser délicat.

– Je t’aime Cariad, souffla-t-il.
– Moi aussi Ian, j’ai eu tellement peur de te perdre.
– Tu aurais continué, tu le sais bien. Tu le devais, pour les enfants.
– Tu as raison, mais la vie n’aurait plus été la même.
– Jack, comment font ceux qui perdent un être cher ? Ta vie ne se serait pas arrêtée et je veux que tu me promettes de toujours aller de l’avant, même si je ne suis plus là.
– Je n’ai pas envie d’y penser, fit-il en le serrant dans ses bras.

Ianto posa sa main sur le ventre de son époux et sourit en sentant un mouvement sous sa paume. Il se redressa et mit ses lèvres sur la peau, déposant un léger baiser tout en murmurant :

Mae gen i dri wrth ei fodd, eich tad a'ch bod y ddau.
– Que leur as-tu dit ?
– J’ai trois amours, votre père et vous deux, fit-il en souriant.
– C’est amusant, c’est exactement ce que je ne cesse de leur répéter, répondit le Capitaine.

Le jeune homme s’allongea, la tête sur son épaule et ferma les yeux, se laissant happer par le sommeil. L’immortel écouta sa respiration se faire plus régulière et s’assoupit à son tour après avoir rabattu la couette sur leurs corps nus.

***
À la base, le Docteur et Martha avaient discuté avec Neill au sujet des dossiers que l’équipe avait fait disparaître. Le Seigneur du Temps les remercia et jugea qu’il était temps que la jeune femme retourne à Londres pour éviter les questions inutiles. En effet, il l’avait emmenée en plein milieu de la journée alors qu’elle était sensée être à son labo. Il fut décidé qu’il la déposerait dans un local désaffecté et lorsqu’il aurait déplacé le Tardis, il attendrait, pour la ramener à Cardiff, qu’elle sorte du bâtiment après avoir pris des congés.

L’homme de Gallifrey les salua et demanda au militaire de prévenir le Capitaine qu’ils seraient de retour deux jours plus tard. Il indiqua également qu’il continuait à pister la créature et qu’il avait bon espoir d’en débarrasser la Terre.

Owen et Tosh arrivèrent au moment où la cabine se dématérialisait et Neill mit ses collègues au courant de ce que le Docteur allait faire. Ils reprirent leur travail après que le médecin les eut rassurés sur l’état de Ianto.

En fin d’après-midi, le leader se connecta à la base et discuta avec les quatre membres pendant que son époux dormait encore. Il les prévint que quelques jours seraient nécessaires pour qu’il puisse faire le point sur tout ce qui s’était passé et Owen lui donna ses instructions quant au repos que devait prendre le Gallois. Il le prévint également qu’il passerait les voir le lendemain pour s’assurer de leur santé, après quoi, Jack coupa la communication et retourna dans le salon puis alluma un feu dans la cheminée.

Il s’assit dans le canapé et laissa son esprit dériver. Il se souvenait de ce qu’il avait ressenti lorsque Rose lui avait rendu la vie, faisant de lui l’immortel qu’il était aujourd’hui. Il pensa aussi à ses anciens amants et maîtresses et à tous ceux qui avaient partagés sa vie plus ou moins longtemps, à sa femme qu’il avait perdu, à Estelle qui avait disparu depuis peu, à toutes ces personnes qu’il avait aimées et qu’il avait dû abandonner pour cacher ce qu’il était.

Son cœur se serra en se disant qu’il avait failli perdre également le Gallois, cet homme qui illuminait sa vie par sa présence et son amour. Il posa ses mains sur son ventre, sentant sous ses doigts les mouvements des petites vies qui grandissaient en lui. Une larme de bonheur s’échappa et roula sur sa joue.

Il sursauta quand une main se glissa dans son cou et que des lèvres douces effleurèrent sa peau. Il leva la tête et croisa le regard aimant de son époux.

– Que t’arrive-t-il ? demanda le jeune homme en faisant le tour pour se mettre face à lui.
– Rien, tout va bien.
– Tu en es sûr ? Il me semble que tes pensées sont bien tristes.
– Non, je t’assure, je suis heureux, c’est tout.
– Alors pourquoi penses-tu au passé, c’est vers l’avenir qu’il faut te tourner, vers ce que nous allons construire ensemble.
– C’est bien ce que j’ai l’intention de faire. Je t’aime Ianto, si tu savais…
– Mais je le sais, tout comme moi, tu es très bavard. Effectivement, tu avais raison, point n’est besoin de paroles, il me suffit de te regarder.

Jack prit ses lèvres tendrement pour un baiser qui se fit plus de plus possessif et quand ils se séparèrent pour reprendre leur souffle, leurs yeux disaient tout l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Mar 14 Déc - 7:12

Chapitre 44
Quelques jours plus tard, toute l’équipe se retrouva en salle de réunion. Ianto avait obtenu le précieux sésame pour retourner sur le terrain et faisait de nouveau équipe avec Neill qui veillait sur lui comme le lui avait demandé l’immortel.

Martha avait convaincu le Capitaine de se soumettre à des examens qui lui permettrait de mieux comprendre sa physionomie et ainsi pouvoir prévenir les éventuelles complications. Elle avait décidé de rester à l’institut jusqu’à la naissance des enfants et d’un commun accord, ils avaient planifié une césarienne avec péridurale, ainsi le leader pourrait pleinement être conscient lors de la délivrance. Ianto en fut heureux, il pourrait partager ce moment si particulier avec son époux.

***
Les interventions reprirent à un rythme un peu plus soutenu. Les beaux jours semblaient inciter les Weevils à quitter les bas-fonds de la ville. Jack surveillait son équipe de la base quand il ne restait pas à la villa. Le Docteur était reparti, mais en leur promettant de continuer à traquer cette créature qui avait agressé Ianto.

Chaque jour, les déplacements de l’immortel étaient un peu plus pénibles et Owen craignait qu’il n’aille pas jusqu’à la date prévue, ce qui serait normal pour une grossesse gémellaire, mais bon an mal an, tout ce passait à peu près bien. Souvent, le Capitaine s’allongeait sur le canapé et le Gallois lui glissait un coussin sous les pieds pour lui relever un peu les jambes, histoire de soulager la circulation. Pour les rapports, c’était plus délicat, mais ils arrivaient à se satisfaire, se repaissant du corps de l’autre avec passion.

Un matin, une alarme se déclencha et une fois de plus, Ianto et Neill partirent ensemble. Le Capitaine était inquiet, mais que pouvait-il faire ? Dans son état, il devait faire confiance au militaire pour veiller sur son époux. Quand ils furent sur place, Tosh les guida et Jack se connecta à son tour, les écoutant sans les interrompre.

– Ianto, j’ai un signal à 100 m de votre position, fit-elle.
– Juste un ?
– Oui, mais il est fluctuant, alors soyez prudents.

Les deux hommes progressèrent lentement, s’assurant à chaque croisement que la voie était libre.

Jack sentit une sourde angoisse croître doucement. Il pressentait un malheur et voulut se lever, mais il eut un brusque vertige et s’effondra. La jeune femme tourna la tête et poussa un petit cri en l’apercevant. Elle se précipita vers lui et s’agenouilla à ses côtés.

– Owen, cria-t-elle, oubliant que la communication avec l’équipe de terrain était encore ouverte.
– Oui !
– Remonte vite, Jack est sans connaissance.
– Tosh, fit le Gallois. Tosh, comment va-t-il ?
– Pardon Ianto, je ne savais pas que tu entendais.
– Que s’est-il passé ? Comment va-t-il ? répéta le jeune homme.
– Je ne sais pas. Owen va remonter des voûtes, il va s’en occuper, ne t’en fais pas. Reste concentré, je t’en prie.
– Ok, tiens-moi au courant !

Ianto était angoissé, mais il devait terminer la chasse avant de retourner à la base. Neill surprit son regard inquiet et posa sa main sur son bras. Ils poursuivirent leur traque et tombèrent sur deux Weevils qui se nourrissaient. Quand ils les entendirent arriver, les aliens levèrent la tête et montrèrent les dents, s’approchant l’air menaçant.

Les deux hommes armèrent les pistolets paralysants et se préparèrent à tirer. Le premier touché fut celui que Neill visait. Ianto eut un moment d’hésitation, l’esprit encore tourné vers son époux, ce qui permit au second de le charger. Le Gallois fut violemment percuté et se retrouva couché sur le sol, la créature essayant de le mordre à la gorge. Le militaire vient à son secours et la bête s’effondra, groggy. Il aida le jeune homme à se relever et remarqua des griffures et des plaies sur son visage. Sa veste était dans un piteux état, mais au moins, son ami était vivant. Il chargèrent les deux Weevils dans le SUV et retournèrent à la base. Après les avoir enfermés dans une cellule, ils remontèrent vers la zone informatique et le jeune homme se précipita au chevet de l’immortel.

– Ianto, mais que s’est-il passé ? demanda Tosh en le voyant arriver.
– Owen, comment va-t-il ? demanda-t-il sans répondre à la question.
– Ça va aller, ne t’en fais pas, ce n’était rien, il a voulu se lever trop vite. Mais toi, que t’est-il arrivé ?

Le Gallois ne répondit pas et le médecin se tourna vers Neill.

– Il n’a pas été assez rapide et le Weevil l’a attaqué.
– Très bien, fit Owen en prenant Ianto par le bras et en le tirant vers l’infirmerie. Tu viens avec moi, je vais t’examiner.

Sans quitter son compagnon des yeux, il se laissa entraîner et s’assit sur la table. De là où il se trouvait, il ne pouvait plus voir le Capitaine et essaya plusieurs fois de fausser compagnie au médecin.

– Bon, écoute-moi bien, soit tu restes tranquille, soit je t’attache.
– Ok, mais fais vite !

Owen lui fit retirer sa veste et sa chemise et l’examina. Il ne comprenait pas comment, avec des vêtements dans cet état, il avait fait pour n’avoir aucune blessure.

– Alors ? s’enquit le militaire, ce n’est pas trop grave ?
– Il n’a rien ! répondit le médecin.
– Quoi, ce n’est pas possible, il y avait des coupures sur son visage tout à l’heure.
– Eh bien, tu as dû mal voir, il n’a rien ! répéta-t-il.

Neill descendit les rejoindre et regarda à son tour, puis son attention fut attirée sur la chemise dont le col présentait des traces de sang. Il la prit et l’agita devant les yeux de son collègue.

– Je t’ai dit qu’il avait été blessé !

Ianto les regardait sans comprendre, ce qui l’intéressait, lui, c’était de retourner auprès de son époux. Pendant qu’ils cherchaient une explication, il tenta de quitter la table mais en fut empêché par Owen.

– Ah non, toi, tu restes ici ! Je crois qu’il a guéri comme Jack, fit-il en s’adressant au militaire.
– Tu en es certain ?
– Quelle autre explication vois-tu, à part celle-ci ?
– Effectivement, donc tu penses qu’il est vraiment devenu immortel, lui aussi ?
– Je n’en sais rien, en tout cas, il n’a plus besoin de moi pour le soigner, c’est certain.

À ce moment-là, l’alarme du sas retentit et Martha entra en compagnie d’Eirian. La jeune femme devait passer une échographie et le docteur Jones l’avait accompagnée à l’hôpital.

Tosh leur expliqua en quelques mots ce qu’il se passait et le médecin alla rejoindre les deux hommes qui continuaient de discuter.

– Ah, Martha, fit Owen. J’ai besoin de ton avis ! Neill m’a dit que Ianto avait été blessé, mais tu vois comme moi qu’il n’a plus rien. Qu’en penses-tu ?
– Eh bien, je dirais qu’il s’est guéri tout seul, comme Jack.
– Il est immortel, c’est ça ?
– Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Il s’est soigné, mais cela ne signifie pas qu’il ne peut pas mourir.
– Houai ! Et que fait-on ?
– Que veux-tu faire ? Le tuer pour voir s’il ressuscite ! Permets-moi de te dire que ce n’est pas vraiment professionnel !
– D’accord, fit-il en secouant la tête. Bon, Ianto, tu peux y aller.

Le Gallois ne se le fit pas dire deux fois et sauta de la table pour rapidement rejoindre son époux. Il s’assit près de lui et attendit son réveil. Quand Jack ouvrit les yeux, il croisa son regard inquiet. Il lui sourit doucement et le jeune homme l’embrassa tendrement.

– Hé, qu’est-ce qu’il t’arrive ?
– Tu as fait un malaise.
– Ah oui, c’est vrai. J’ai eu peur pour toi et j’ai voulu aller voir Tosh puis tout c’est brouillé. Comment s’est passée la chasse ?
– Très bien, nous avons deux pensionnaires de plus.
– Oui, mais il ne t’a pas dit qu’il avait été blessé, intervint Neill.
– Blessé ?
– Ce n’était rien, tenta le Gallois.
– Rien, tu en as de bonnes, tu as vu l’état de ta veste !
– Quoi ? Ian, tu es certain que tout va bien ?
– Mais oui, regarde, je n’ai rien !
– Owen ! appela le leader.
– Oui, Jack, fit le médecin en s’approchant.
– Explique-moi ce qu’il se passe !
– Eh bien, Ianto a été agressé par un Weevil et Neill m’a dit qu’il avait été blessé. Effectivement, il y a du sang sur sa chemise, mais tu vois comme moi qu’il n’a rien. Il semblerait que tu aies de la concurrence en ce qui concerne les guérisons miraculeuses.
– Tu veux dire…
– Non, Jack, je n’ai rien dit, mais comme le suggère Martha, il est possible et je dis bien possible qu’il soit comme toi.

Le Gallois ne disait rien et les écoutait. Son esprit était en ébullition, réfléchissant à tout ce qui lui serait possible de faire s’il avait les mêmes capacités que son époux.

– Ian, je t’en prie, calme-toi.

Le Capitaine était assailli par toutes les pensées du jeune homme et il commençait à se sentir mal.

– Ian, je ne suis pas bien, je t’en prie.

Ianto le fixa un instant sans comprendre puis il le vit pâlir.

– Jack, que t’arrive-t-il ?
– Tes pensées m’agressent.
– Je suis désolé.
– Ce n’est rien, mais reprends-toi. Nous en discuterons ce soir à la maison.
– Très bien. Je vais aller faire du café, veux-tu un thé ?
– Oui, merci.

Le jeune homme alla dans la cuisine et s’occupa de préparer les boissons. Owen s’assura que son leader allait bien et retourna à la baie médicale avec Martha. Ils discutèrent quelques minutes puis chacun retourna à ses occupations.

Ianto distribua les tasses et s’assit près de l’immortel, le surveillant du coin de l’œil, mais fermant son esprit à toute pensée qui voudrait s’échapper.

Après le déjeuner, le Gallois monta voir Gareth et resta avec lui toute l’après-midi. Avoir affaire au public lui éviterait de ressasser les idées qui le perturbaient depuis qu’il était revenu d’intervention. Le jeune homme apprenait rapidement et Ianto s’aperçut qu’il y avait maintenant très peu de différence entre son nectar et le café de son collègue. Il décida de tester les papilles de son amant et lorsqu’ils fermèrent l’office, ils descendirent au Hub.

Pendant que le Gallois allait nourrir les pensionnaires, le plus jeune alla préparer les boissons. Il attendit que son collègue vienne le rejoindre et il déposa les tasses sur le plateau. Avec un clin d’œil, Ianto emporta le tout auprès des autres membres et les laissa se servir.

– Merci Ian, fit l’immortel en prenant son mug.

Il en huma l’odeur en fermant les yeux et but une gorgée. Le café était doux et il regarda son compagnon sans rien dire. Étonnamment, il n’entendait pas ses pensées malgré qu’il se doutait que son époux réfléchissait encore à ce qu’il s’était passé plus tôt.

– Toujours aussi bon, fit-il doucement.
– Tu en es sûr ?
– Oui, pourquoi ? Je reconnaîtrais ton nectar entre mille !
– Hum, si tu le dis. J’ai peut-être du souci à me faire alors !
– Pourquoi ?
– Eh bien, c’est Gareth qui l’a préparé !
– Tu… non, tu blagues, tenta le Capitaine soudain mal à l’aise.
– Eh non ! Tu vas devoir te faire pardonner pour cet affront.
– Tout ce que tu veux mon ange. Pardon, Ianto, mais il a eu un bon professeur.
– J’en conviens. Mais je ne partage rien d’autre.
– Je l’espère bien.

Gareth rougissait à n’en plus finir, apparemment, le leader n’avait pas fait la différence entre son café et celui du Gallois, ce qui était un exploit, mais sans doute que son état y était pour quelque chose.

– Jack, fit Owen, je crois que l’on va vous laisser, j’ai promis à Tosh de l’emmener au restaurant.
– Très bien, alors à demain.
– À demain, fit la jeune femme en l’embrassant sur la joue, et sois sage.

Neill et Eirian prirent également congé et invitèrent Martha à sortir avec eux. Ils avaient une réservation dans un nouveau pub qui venait d’ouvrir et qui servait également des repas. Elle accepta et ils se donnèrent rendez-vous à 20 h.

Gareth quitta aussi la base, laissant les deux hommes seuls. Ianto s’approcha de son époux et récupéra sa tasse puis alla tout déposer dans la cuisine. Le temps qu’il nettoie la vaisselle et s’assure que tout était rangé, le Capitaine s’était levé et s’était appuyé au chambranle de la porte.

– Tu vas bien ? s’enquit le Gallois.
– Oui, mais j’aimerais rentrer, j’ai envie de paresser devant un bon feu.
– Eh bien, nous y allons. Commence à avancer, je vais chercher ton manteau.

Lentement, Jack s’engagea dans le couloir et son compagnon le rejoignit avant qu’il n’ait atteint leur véhicule. Il l’aida à enfiler son vêtement et lui ouvrit la portière, le laissant s’installer.

Moins d’une demi-heure plus tard, ils entraient dans leur garage et le jeune homme l’aida à descendre. La main au creux des reins, le leader grimaçait un peu.

– Tu as mal ?
– Oui, si tu pouvais me soulager….
– Je te ferai un massage quand tu auras pris ton bain.
– Ok, alors je vais commencer par ça.
– Pas de problème, je te prépare tout et je m’occuperai du repas pendant que tu te reposeras.
– Que ferais-je sans toi ?
– Je ne sais pas, répondit-il taquin.

L’immortel se dirigea vers la chambre et se déshabilla pendant que son époux préparait son bain. Ce dernier secoua sa main dans l’eau pour faire mousser les sels et l’aida à entrer et à s’asseoir. Il lui cala la nuque avec un petit coussin et le laissa se détendre.

Quand il revint un peu plus tard, Jack était sorti de la baignoire et se séchait. Ianto lui prit la serviette et essuya son dos, déposant des petits baisers le long de sa colonne vertébrale. Il écouta son époux soupirer doucement puis il le tourna et s’empara de ses lèvres pour un baiser délicat. Ses mains se promenaient sur le ventre rebondi, faisant frissonner la peau humide.

– Va t’allonger, je vais te masser le dos, dit-il finalement.

Le Capitaine se coucha et le Gallois lui glissa un oreiller sous le bas-ventre pour qu’il soit plus à l’aise. Délicatement, il entreprit de dénouer les muscles tendus, écoutant les petits sons que laissait échapper le leader. Au bout de quelques longues minutes, il alla se rincer les mains et revint se lover contre lui.

– Ian, peux-tu me dire ce qu’il s’est passé pendant l’intervention ?
– Plus tard, fit-il en se redressant pour picorer sa bouche, tâtant de la langue pour en obtenir l’ouverture.

Le baiser se fit plus passionné, enflammant les corps qui se pressaient. Les mains caressaient, agrippaient empêchant tout recul. Jack laissa ses doigts descendre lentement vers le bas-ventre de son compagnon, pinçant au passage ses boutons de chair, tirant un gémissement de leur propriétaire. Le Capitaine se déplaça doucement pour picorer le torse, mais sa position était inconfortable du fait de son ventre. Ianto quitta le lit et se plaça sur le côté, permettant à son époux de s’asseoir sur le bord et de lui faire face.

Ainsi installé, il goûta la peau tiède puis passa ses genoux entre les jambes de son partenaire, l’obligeant à les écarter. Il embrassa doucement les abdominaux puis titilla le nombril avant de continuer son chemin vers le sexe fièrement dressé dont il lécha le gland, obtenant un râle de son compagnon. Il le prit en bouche, sentant les mains du Gallois se glisser dans ses cheveux et accompagner le va-et-vient qu’il venait de débuter. Il caressa l’aine et passa ses doigts sur la peau sensible des cuisses. Ianto se cambrait sous la fellation, s’offrant toujours plus à cette bouche gourmande qui l’enserrait.

– Hum… Cariad… Je ne… vais pas… tenir…

L’immortel accentua sa cadence et glissa une phalange sur le bord de l’intimité de son époux mais sans y pénétrer. Ianto sentait le plaisir s’emparer de ses reins et ondula du bassin, accompagnant le mouvement sur sa verge. Puis dans un cri, il se déversa dans la chaude cavité, respirant par à-coup, les muscles tétanisés par ses spasmes de jouissance.

Jack le relâcha doucement, léchant encore un peu la semence qui restait puis leva la tête en voyant son compagnon se baisser vers lui. Leurs lèvres s’unirent à nouveau et les langues partagèrent l’essence du jeune homme. Puis Ianto l’incita à s’allonger et s’assit à califourchon sur ses cuisses. Il avait envie de le sentir en lui, mais son ventre ne lui permettait pas un grand choix de position. Il attrapa le lubrifiant et en enduisit ses phalanges, se préparant lui-même sous le regard amoureux de son homme. Le Capitaine se déplaça un peu et joignit ses doigts aux siens, glissant dans son corps pour le caresser. Le Gallois ouvrit les yeux, la surprise se lisant dans son regard, mais bien vite, il les referma et apprécia le toucher.

Quand il estima que la préparation était suffisante, il déposa du gel sur le sexe de son époux et le guida puis il s’empala lentement, faisant entrer en lui ce membre désiré. L’immortel se saisit de ses hanches et initia le mouvement, laissant le jeune homme décider de la cadence, son sexe frottant doucement contre son ventre proéminent. Les yeux vrillés dans ceux de son compagnon, il allait et venait puis ralentissait et s’arrêtait quelques instants pour faire descendre la pression. Il glissa sa main derrière lui pour caresser les bourses de son homme, le voyant fermer les yeux en gémissant.

– Ian…
– Oui Cariad !
– Embrasse-moi.

Le Gallois se pencha et l’immortel vint à sa rencontre, s’appuyant sur ses mains pour se redresser. Leurs lèvres se soudèrent et le jeune homme recommença à bouger lentement puis un râle monta de sa gorge alors qu’il se relevait, le sexe de son compagnon venant de toucher sa prostate. Il reprit un rythme régulier, gémissant doucement quand l’immortel butait sur son centre du plaisir. La bouche entrouverte et les yeux fermés, il accélérait la cadence progressivement puis il sentit des doigts s’emparer de sa hampe tendue et la serrer doucement allant et venant à la même cadence que lui.

– Viens Amour, souffla le leader en fixant son visage qui se tendait sous l’extase qui montait.

De son autre main, il lui caressa le torse, allant pincer doucement ses tétons durcis. Soudain, il le sentit se tendre et le jeune homme se libéra dans sa main, tentant de retenir le cri qui finalement se répercuta dans la chambre. L’immortel se laissa aller à la jouissance et emplit son partenaire de sa semence.

Le dos cassé, les mains crispées sur les hanches de son époux, Ianto était secoué par des spasmes violents mais gardait enfoui en lui le sexe de son partenaire. Lentement, il fit quelques mouvements pour le sentir encore un peu puis se retira doucement et s’allongea près de lui, reprenant progressivement son souffle.

De longues minutes plus tard, ils passèrent dans la salle de bain pour prendre une douche rapide avant d’aller dîner puis ils se couchèrent. Ianto baladait ses lèvres sur le ventre de son époux et sourit en sentant des mouvements sous la peau. La bouche toujours posée, il tourna le regard vers l’immortel, les yeux pétillants puis il revint se lover dans ses bras, se laissant emporter vers le pays des rêves.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Mer 15 Déc - 6:51

Chapitre 45
Les jours qui suivirent furent plus calmes. Eirian avait désormais l’obligation de rester à la base, le Capitaine ne voulant pas qu’il lui arrive quelque chose dans son état. Neill lui en était reconnaissant, mais cela obligeait Tosh à participer aux sorties et Owen s’inquiétait. Cependant, Ianto et le militaire mettaient tout en œuvre pour qu’elle ne soit pas en première ligne et lorsque c’était nécessaire, le médecin les accompagnait.

Régulièrement, l’immortel se soumettait aux examens de Martha qui était ravie de voir la grossesse se dérouler sous les meilleurs auspices. Les bébés grandissaient bien et prenaient plus de place si bien que le Capitaine devait souvent rester allonger pour se soulager, mais rien ne laissait présager que la naissance n’aurait pas lieu à la date prévue et il en était heureux. Quel plus beau cadeau d’anniversaire pourrait-il prévoir pour son époux ?

La césarienne devant avoir lieu au Hub pour plus de sécurité, le médecin commença à prévoir le matériel nécessaire deux mois auparavant, la tente stérile étant à commander.

Lors d’une intervention, le Gallois revint légèrement blessé, mais lorsque Owen l’examina, il put voir la plaie se refermer doucement et disparaître totalement. Pour ne pas perturber l’immortel, les deux hommes gardèrent le silence, mais Ianto était soulagé.

Le Docteur avait contacté Martha pour l’informer qu’il était toujours à la poursuite de la créature, mais qu’il n’arrivait pas à l’intercepter. Il leur conseilla d’être prudents et promit d’être à Cardiff pour assister à la naissance des enfants.

Dans la villa, les travaux des deux chambres étaient définitivement terminés. Elles avaient été décorées de couleurs pastel, mais pas avec les éternels bleu pour un garçon et rose pour une fille ! Les teintes étaient agréables et les motifs représentaient la nature. le Gallois avait trouvé un artiste qui avait laissé son imagination s’emparer des murs blancs et le résultat était impressionnant de légèreté. Les lits étaient, eux, identiques, mais le linge, en harmonie avec les décors.

Par contre, il restait un problème épineux, celui du choix des prénoms. Les deux hommes en avaient longuement discuté, mais aucune des propositions ne trouvait grâce à leurs yeux. C’était difficile, mais ils avaient encore quelques semaines pour avoir l’idée lumineuse qu’ils attendaient.

La journée avait été éprouvante et les deux hommes n’aspiraient plus qu’au calme. Assis sur le lit, le Capitaine passait ses mains sur ses jambes, essayant d’en soulager la tension.

– Ian, souffla l’immortel. Je vais bientôt avoir besoin d’un fauteuil roulant si ça continue. J’ai mal aux jambes, c’est infernal.
– Cesse de te plaindre et allonge-toi, fit le Gallois en venant le rejoindre dans la chambre.
– J’aime me plaindre, parce qu’après, tu viens toujours me cajoler.
– Tu n’as pas besoin de ça, tu le sais très bien.
– Oui, fit-il avec une petite moue qui tira un sourire de son époux.
– Je vais te masser, détends-toi.

Le jeune homme versa de l’huile dans ses mains et les plaqua sur les mollets puis sur les cuisses de l’immortel, passant ses pouces sur les muscles pour faire pénétrer le produit. Jack, les yeux fermés, appréciait d’être ainsi l’objet de l’attention de son amant. Après s’être occupé de ses jambes, il remonta doucement, posant ses lèvres sur son ventre, murmurant des mots presque inaudibles.

– Tu devras leur apprendre le gallois, chuchota le Capitaine.
– C’est bien mon intention ! Tu sais, je crois que maintenant, tu devrais rester ici. Le trajet doit te fatiguer et ce n’est sans doute pas utile de venir tous les jours. Tu as la connexion avec le Hub.
– Tu ne veux plus de moi à la base, c’est ça ?
– Non, du tout, mais tu sais que les grossesses gémellaires ne vont jamais à leur terme. Si tu veux t’approcher au plus près de la date, il va falloir faire des concessions. Ils sont bien mieux à l’abri, fit-il en posant ses mains sur la peau, autant essayer de les y garder encore un peu. Je me doute que ce n’est pas simple, j’ai envie de les avoir avec nous, mais je pense à leur santé.
– Oui, tu as sans doute raison, mais je vais m’ennuyer sans toi.
– Mais non, il est important que tu te reposes et je rentrerai vite près de toi, mais je ne peux pas laisser les autres s’occuper de tout. Nous ne sommes plus que trois à sortir sur le terrain, je préfère d’autant que Tosh évite de venir. Je sais qu’elle est très compétente, mais Eirian peut avoir besoin d’elle.
– Oui, c’est vrai. Je vais en parler avec Owen. Tu reviendras vite, c’est promis !
– Mais bien sûr, je ne suis bien que près de toi, tu le sais, n’est-ce pas ? Quand il sera presque temps, je pense que nous devrons prévoir de nous installer au Hub, le matériel est arrivé et nous allons le déployer pour n’avoir qu’à le mettre en place en cas d’urgence. Tu vois, tout est prévu.
– Effectivement.
– Je peux même demander à Eirian de venir ici. Elle pourrait te tenir compagnie et Neill la reprendrait quand j’arriverais.
– Je ne vais pas la déranger, elle aura déjà bien assez à faire, tenta le Capitaine.
– Je suis certain que ça lui fera plaisir. Tu as du mal à te déplacer, il te faut de l’aide.
– On verra… Ian !
– Oui.
– Viens m’embrasser, fit-il en lui tendant la main.

Le Gallois remonta vers son visage et picora sa peau avant de poser ses lèvres sur les siennes. Le baiser se fit très vite passionné et les doigts couraient sur l’épiderme de l’autre en de douces caresses. Quand Ianto s’écarta, il croisa le regard de son homme et y lut tout l’amour qu’il ressentait pour lui.

– J’ai envie de toi, crois-tu que…

Jack ne lui laissa pas le loisir de finir sa phrase et l’embrassa de nouveau, glissant sa langue dans sa bouche pour un baiser affamé auquel répondit le Gallois. Puis lentement, le jeune homme se déplaça pour embrasser le torse par petites touches et incita son compagnon à changer de position sur le lit, le mettant face à la glace de la psyché pour lui permettre de voir son amant s’occuper de sa virilité déjà dressée.

Ianto passa sa langue sur la longueur, électrisant le corps de l’immortel qui se tendit en gémissant. Puis lentement, il le prit en bouche et commença un doux va-et-vient, attentif aux réactions de son compagnon. La cadence s’accéléra progressivement et le jeune homme mouilla ses doigts puis les glissa sur l’intimité du Capitaine qui agrippa la couette lorsqu’il sentit une phalange s’insinuer en lui. Il écarta un peu plus les jambes, relevant son bassin pour mieux s’offrir. Deux autres vinrent rejoindre la première et Ianto les bougea doucement, cherchant la prostate de son amant. La bouche sur son sexe s’était arrêtée puis reprit lentement en accord avec les doigts qui le fouillaient. Les attouchements sur son centre du plaisir lui envoyaient des décharges dans tout le corps et il se cambrait, cherchant à ce que les doigts aillent plus profondément.

Puis l’immortel incita son époux à s’allonger près de lui et se saisit de son sexe, le caressant doucement puis, à son tour, il glissa progressivement trois phalanges dans le corps de son compagnon, calquant le rythme sur le sien tout en le suçant lentement. Les deux hommes gémissaient, sentant la jouissance prendre possession de leur ventre et continuèrent leur ouvrage, ondulant du bassin, jusqu’à ce que chacun se libère dans la bouche de l’autre.

Le Gallois relâcha sa friandise et s’approcha du visage de son compagnon, se léchant les lèvres avec gourmandise puis fondit sur sa bouche, mélangeant leurs saveurs intimes en un baiser sulfureux. Puis il se redressa et vrilla son regard dans le sien, posant ses mains sur son visage.

– Je t’aime, souffla-t-il avant de l’embrasser de nouveau.
– Moi aussi. Tous les jours, je remercie l’univers de t’avoir mis sur ma route.
– L’univers, rien que ça ?
– Oui, qu’y a-t-il de plus grand ?
– Je ne sais pas mais ce que j’aimerais, ce serait d’être pour toute l’éternité près de toi, ce serait fabuleux.

Ianto s’écarta doucement, semblant réfléchir puis il regarda son époux qui le fixait.

– Tu as un souci ? demanda le Capitaine.
– Non, mais je me disais que je pourrais peut-être poser la question à quelqu’un.
– Ah ! Et qui pourrait te répondre ?
– Tashée, fit le Gallois. Il n’y a qu’elle qui peut savoir.
– Je pense qu’elle te l’aurait déjà dit !
– Peut-être pas ! Elle ne réfléchit pas de la même manière que nous et sans doute que pour elle, la réponse est évidente, mais pour moi, c’est un dilemme. Suis-je immortel comme toi ou est-ce simplement un état transitoire ? J’avoue que je me pose souvent la question, surtout lorsque je reviens d’intervention et que je vois mes blessures guérir toutes seules.
– Pourquoi, tu es souvent blessé ? demanda le leader soudain inquiet.
– Ça m’arrive, mais ce n’est rien de bien important et j’ai demandé à Owen de ne pas t’embêter avec ces détails.
– Ian, ce ne sont pas des détails ! Tu n’imagines même pas à quel point je suis angoissé lorsque tu sors ! Je voudrais être près de toi, te protéger, mais je suis inutile.
– Non Cariad, tu ne dois pas penser ça, Neill fait très bien son boulot, crois-moi.
– Ce n’est pas à lui de le faire !

Le Capitaine commençait à perdre le contrôle, sa tête tournait et des pincements se faisaient jour dans son abdomen. Il s’arrêta soudain de parler et posa ses mains sur son ventre, un masque de douleur sur le visage.

Ianto le regarda, ne sachant que faire puis il passa dans la salle de bain et rapporta un gant mouillé qu’il lui posa sur le front.

– Je vais appeler Owen, fit-il doucement.
– Ian, je ne veux pas… pas maintenant… trop tôt….
– Je le sais, mais il va venir nous aider, essaye de te détendre.

Le jeune homme quitta rapidement la chambre en enfilant son peignoir et alla prendre le téléphone. Quand le médecin décrocha, il lui expliqua rapidement la situation et son collègue le prévint qu’il prenait la route immédiatement.

Vingt minutes plus tard, il sonnait à la porte et le Gallois les invita à entrer, proposant à Tosh de les attendre dans le salon.

Les deux hommes s’engouffrèrent dans la chambre et Owen examina son leader, le voyant se crisper à chaque fois qu’une contraction se présentait.

– Jack, il va falloir t’accoucher.
– Non, ce n’est pas encore le moment.
– Mais, tu as commencé le travail, je ne peux pas te laisser comme ça.
– Alors fais ce qu’il faut pour l’arrêter !
– Jack…
– Owen, je t’en prie. Je peux contrôler la naissance, mais il faut stopper les contractions.
– Ianto, qu’est-ce que je fais ? fit-il en se tournant vers le Gallois.
– Je…
– Non, Owen, c’est à moi de décider, le coupa l’immortel. Alors fais ce que je te dis.

En soupirant, le médecin ouvrit sa mallette et en sortit une fiole et une seringue.

– Tu vas lui injecter quoi ? demanda le jeune homme.
– Du Tractocile, ça va entraîner la fermeture des canaux calciques et inhiber la contraction utérine. Je vais commencer par un bolus à 6,75 mg immédiatement afin de saturer les récepteurs au plus vite. Et ensuite, je vais lui faire 300 µg/min en perfusion pendant 3 heures et 100 µg/min toujours en perfusion pendant 45 heures. C’est le seul moyen de tout stopper. Tu as compris Jack, tu vas en avoir pour un bon moment !
– Oui, vas-y, fit-il en grinçant sous la nouvelle contraction qui se présentait.
– Tu peux me dire ce qu’est un bolus ? demanda le Gallois.
– En fait, je vais lui faire une injection intraveineuse d'une dose importante de Tractocile.
– Ok, donc, le problème est résolu, tu restes ici maintenant, tu n’as plus le choix, fit Ianto en s’adressant à son époux.
– Pourquoi, que s’est-il passé ? fit Owen, tout en piquant le bras de l’immortel, passant lentement le produit dans sa veine.
– Il voulait continuer à venir au Hub. Je lui ai dit qu’il avait la liaison et qu’il n’était pas nécessaire qu’il se déplace, mais tu le connais !
– Oui, tu sais Jack, Ianto a raison, je ne comprends même pas pourquoi il ne t’y a pas obligé plus tôt.
– Je ne veux pas rester seul, c’est si difficile à comprendre ! se défendit le leader.
– Non, pas du tout, mais tu dois penser à toi et surtout à eux deux. Je peux demander à Eirian de venir, elle te tiendra compagnie.
– Toi aussi !
– Comment ça ?
– Ianto y avait déjà songé figure-toi !
– Et il a eu raison. Elle a eu un grave accident, il y a quelques années et je ne suis pas certain qu’elle mène sa grossesse à terme si elle reste avec nous. Il lui faut du repos, si elle vient au Hub, elle va vouloir continuer à travailler et fera passer sa santé après. Je ne peux pas le cautionner, mais elle ne veut pas m’écouter. Elle a même envoyer bouler Neill, tu sais pourtant qu’il ne veut que la protéger.
– Houai, tu as sans doute raison, fit Jack après un instant de réflexion. On va faire comme vous le souhaitez, mais je pense que c’est à moi de demander à Eirian de venir ici, si c’est vous qui le faîtes, elle risque de refuser.
– Ça, y a des chances, répondit Owen. Bon, je pense que je vais pouvoir vous laisser, je viens de t’installer la première poche. Ianto, lorsqu’elle sera terminée, il faut que tu mettes celle-ci. Le réglage est déjà fait, assure-toi simplement qu’il ne l’arrache pas.
– Très bien, je lui mettrai un adhésif.
– Je viendrai le voir demain avec Neill et Eirian et avec un peu de chance, elle restera ici.
– Tu as laissé Tosh toute seule chez vous ? demanda le leader.
– Non, elle est dans ton salon. Elle se faisait du souci pour toi.
– Et vous l’avez laissée dans son coin, allez la chercher !
– Reste calme Cariad, je ne savais pas ce que Owen avait prévu et tu la connaît…
– Oui, bien sûr, pardonne-moi.

Le jeune homme sortit de la chambre et alla voir sa collègue. Celle-ci, visiblement inquiète, se leva en le voyant.

– Alors !
– Tout va bien. Owen voulait l’accoucher, mais il ne veut pas, il semblerait qu’il ait la faculté de contrôler la naissance. Ton mari a fait ce qu’il fallait pour stopper les contractions, mais maintenant, il devra rester ici, plus question qu’il aille au Hub, donc il sera en visioconférence et m’est d’avis qu’il y restera toute la journée.
– Oui, je veux bien te croire, fit-elle soulagée.
– Bien, il voudrait que tu ailles le voir. Moi, je vais préparer du café, tu en veux un ?
– Oui. Au fait Ianto, il est vraiment doué Gareth, je n’ai pas fait de différence quand il nous a servi.
– Il suffit d’écouter les conseils et de pratiquer, ensuite, ça va tout seul. Lorsque je ne serai pas là, vous pourrez compter sur lui.

Il passa dans la cuisine et jeta un coup d’œil à son amie qui poussait doucement la porte de la chambre. Il entendit Jack lui demander de s’approcher et la rassurer. Quand il vint les rejoindre avec son plateau, la jeune femme était dans les bras de Owen.

– Alors, comment ça se passe ?
– Très bien, le produit a fait effet, maintenant, il faut que les doses soient administrées. Donc, repos total, tu as juste le droit de te lever pour aller aux toilettes et prendre ta douche. C’est tout et pour…
– Oui, j’ai compris, le coupa l’immortel surprenant une brusque rougeur sur les joues de la jeune femme.

Ianto et Owen se mirent à rire et le Gallois distribua les tasses, finissant par son époux, qui lui, eut droit à une infusion.

– Je t’ai fait le mélange de plantes, autant que tu passes une bonne nuit.
– Merci mon ange, fit-il en portant le mug à ses lèvres.
– Au fait, avez-vous trouvé les prénoms ? demanda Tosh.
– Pas encore.
– J’ai une petite idée, fit le Gallois.
– Ah bon ?
– Oui, je t’en parlerai tout à l’heure.
– Bien, nous allons vous laisser, dit le médecin en rendant sa tasse à son collègue. Nous passerons demain matin, mais s’il y a un problème, appelle-moi immédiatement.
– D’accord, merci Owen.

Tosh se pencha pour embrasser son leader sur la joue et passa sa main sur son ventre, ce qui fit sourire l’immortel.

– Toi aussi tu en auras un, fit-il doucement.
– Bien sûr, mais pas avant que Owen ait rencontré mes parents.

Elle remercia le Gallois puis suivit son époux qui sortait de la chambre. Ianto les accompagna jusqu’à la porte puis referma soigneusement derrière eux, brancha l’alarme et retourna auprès de son compagnon.

– Comment te sens-tu ? fit-il en s’allongeant près de lui.
– Mieux. Tu as raison, je dois rester au calme et je vais le faire.
– Explique-moi comment tu peux contrôler la naissance !
– C’est simple, quand je sens que c’est nécessaire, je me mets dans un semi-coma volontaire. Mes fonctions sont ralenties mais je reste quand même conscient de ce qui m’entoure.
– Comment sais-tu ce qu’il faut faire ?
– Ma mère l’a fait pour mon frère. Quand nous avons été attaqués alors qu’elle était enceinte, nous nous sommes cachés. Elle avait besoin d’un médecin et m’a expliqué ce qu’elle allait faire pour ne pas que je m’inquiète. Je l’ai veillée jusqu’à ce que le calme revienne puis j’ai pu aller chercher de l’aide.
– C’est bien pratique, mais ce ne peut être que provisoire.
– Oui, mais il me reste quatre semaines et j’entends bien aller au bout.
– Tu crois que c’est possible ?
– Je vais essayer au moins, fit l’immortel. J’ai envie de te gâter pour ton anniversaire.
– Tu le fais tous les jours en étant près de moi, je n’ai pas besoin d’autre chose. Bien, il est temps de dormir, je vais attendre pour changer ta perfusion et j’en ferai autant.
– Je ne suis pas fatigué, viens près de moi, fit-il en ouvrant les bras.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Jeu 16 Déc - 7:07

Chapitre 46
Le Gallois se blottit contre lui et caressa doucement son ventre. Puis il leva la tête et l’embrassa tendrement.

– Au fait, fit le leader, tu as dit que tu avais une idée pour les prénoms !
– Ah oui, c’est vrai. J’avais pensé à Rhian pour le garçon et à Anwen pour la fille.
– Ce sont des prénoms gallois, je ne me trompe pas !
– Non, Rhian veut dire Petit Roi et Anwen, Très belle. Qu’en penses-tu ?
– J’aime bien, répondit l’immortel après avoir réfléchi un instant. Rhian Harkness-Jones, Anwen Harkness-Jones, ça sonne bien, tu ne trouves pas ?
– Si. Tu aurais peut-être préféré des prénoms plus conventionnels !
– Non, pas du tout, je trouve qu’ils sont parfaits, alors ce sera Rhian et Anwen. C’est définitif.

Ils continuèrent de discuter jusqu’à ce que la perfusion de l’immortel soit vide. Ianto se leva pour mettre la seconde en place et se recoucha, se lovant contre son époux dont les yeux commençaient à papillonner.

– Bonne nuit Cariad, souffla-t-il avant de fermer les paupières.

Le lendemain, après une nuit tranquille, le Gallois se réveilla le premier et sortit de la chambre, laissant le Capitaine dormir paisiblement. Fermant son peignoir, il se prépara une tasse de café et alluma la cheminée puis s’installa sur le canapé pour déguster sa boisson. Un coup frappé à la porte le tira de sa rêverie et il alla ouvrir, trouvant ses collègues sur le seuil.

– Salut, entrez, fit-il en s’effaçant.
– Alors, comment a-t-il passé la nuit ? demanda Owen.
– Très bien, il dort encore. Vous voulez un café ?
– Ce n’est pas de refus. Je vais aller le voir, fit le médecin en se dirigeant vers la chambre.

Il poussa doucement la porte et vit que son leader était finalement réveillé. Il entra après avoir fait un signe à ses collègues et prit ses constantes, les notant sur une fiche.

– Comment te sens-tu ?
– Ça va, Martha n’est pas avec vous ? demanda-t-il en voyant les autres membres s’approcher.
– Non, elle doit être au Hub, nous sommes venus ici directement. Tu veux la voir ?
– Elle peut passer si elle le souhaite, tu pourras le lui dire.
– Ok. Bon, je vois que tout va bien. Tu restes allongé, c’est important.
– D’accord, mais je ne veux pas rester seul.
– Eirian pourrait peut-être te tenir compagnie, fit-il innocemment.
– Quoi ! Non, j’ai du boulot, se défendit-elle.
– Comment ! Tu refuserais de rester auprès de moi, non, sérieusement, ce serait gentil si tu acceptais. Ianto doit aller à la base et je n’ai pas le droit de me lever. S’il te plait, fit-il en joignant ses deux mains.

La jeune femme sourit devant son air contrit et finit par accepter.

– Ça y est, quelqu’un veut bien rester te dorloter, fit le Gallois en distribuant les tasses.
– Eh oui, personne ne résiste à mon charme, tu es bien placé pour le savoir.
– Oui, mais n’oublie pas qu’elle a un mari qui veille sur elle, fit-il en déclenchant l’hilarité de ses collègues.
– Que veux-tu que je lui fasse dans l’état où je suis…
– Hum, fit son époux en haussant les épaules, un large sourire éclairant son visage. Bien, je vais aller m’habiller, je n’en ai pas pour longtemps.

Il laissa ses collègues auprès de son époux et s’enferma dans la salle de bain. Il était soulagé qu’Eirian ait accepté de rester auprès du leader. Quand il fut prêt, il demanda à Neill de l’aider à déplacer l’ordinateur et à rebrancher le câble afin que l’immortel puisse avoir la connexion avec le Hub. Les autres membres sortirent de la chambre et Ianto se pencha sur son époux, l’embrassant longuement avant de les rejoindre, laissant la jeune femme prendre ses marques.

Il passa dans le garage et sortit son véhicule, le militaire montant près de lui pour se rendre à la base.

– Ne t’en fais pas, tout va bien se passer et s’il y a un problème, Eirian nous appellera, tu peux lui faire confiance.
– Je le sais bien, mais l’alerte de cette nuit m’inquiète un peu.
– Je n’ai pas compris pourquoi Jack a refusé que Owen intervienne.
– Il espère aller jusqu’au terme. Et tu le connais, il est du genre têtu.
– Oh oui ! Vous avez envisagé de prendre une nourrice pour les enfants ?
– Non, pourquoi ?
– Avec votre boulot, ça ne va pas être évident !
– On se débrouillera.
– Comme tu veux, sinon, j’en connais une qui est très bien, au moins pour les premiers mois.
– Je ne veux pas que ce soit une étrangère qui élève nos enfants.
– Je m’en doute bien, mais penses-y quand même, vous en aurez peut-être besoin. Lorsque nous serons tous sur le terrain, qui va s’en occuper ?
– Tu as sans doute raison, j’en parlerai avec Jack ce soir.
– Ok, quand vous aurez pris votre décision, dis-le moi et je te présenterai cette jeune femme si vous le souhaitez, je suis certain qu’elle vous conviendra.
– Tu as dit jeune femme ?
– Oui, elle a terminé ses études d’infirmière et elle fait des petits boulots en attendant de trouver un poste, ce n’est pas facile mais elle est très professionnelle.
– Ce n’est pas le problème, mais j’aurai préféré quelqu’un de plus… vieux !
– Ah ah, oui, j’ai compris, ne t’inquiète pas pour ça, elle n’est pas attirée par les hommes, si tu vois ce que je veux dire !
– Houai, mais avec Jack, je me méfie !
– Tu crois qu’il te tromperait ?
– Non, mais tu le connais, il passe son temps à draguer.
– Pas depuis qu’il est marié avec toi, en tout cas ! Il tient vraiment à toi, tu ne dois pas en douter, fit Neill très sérieusement.
– Je le sais bien, mais il est tellement séduisant !
– Je crois qu’il pense la même chose de toi, plusieurs fois il m’en a parlé, il craignait que tu ne le quittes un jour.
– Il t’a dit ça !
– Oui.
– Il n’a vraiment rien compris alors. Ce n’est pas les hommes qui m’attirent, c’est juste lui, il n’a donc rien à craindre, d’autant plus maintenant que nous allons avoir des enfants. Il faudrait qu’il me fasse un peu plus confiance.
– Il t’aime, tu ne peux rien y faire, il a sans doute peur que tu trouves mieux.
– Aucun risque, je peux te le promettre. Même avec Lisa, je n’ai jamais rien ressenti d’aussi fort, souffla-t-il.

Quand ils arrivèrent dans le sous-sol, le Gallois gara son véhicule et rejoignit ses collègues qui les attendaient.

Lorsqu’ils passèrent le sas, Martha était déjà dans la zone et les salua en les apercevant. Ianto alla faire le café et fit la distribution, souriant en voyant le visage de son époux sur l’écran du mur. Il lui fit un petit signe et monta dans son bureau pour lire les mails qui étaient arrivés, utilisant le code personnel du leader pour y répondre.

Le docteur Jones vint le rejoindre et le jeune homme la mit au courant de l’alerte nocturne, lui proposant de passer voir le leader en fin d’après-midi lorsqu’il quitterait le Hub.

***
Les trois semaines suivantes furent riches en interventions diverses, mais l’équipe s’en sortait bien. Il avait été décidé que Gareth les accompagnerait sur le terrain mais resterait dans le véhicule. Le jeune homme était ravi de leur prêter main forte, même s’il ne leur servait que de chauffeur. Jack continuait de suivre l’équipe par vidéo interposée et Eirian passait ses journées auprès de lui, ayant finalement pris goût à cette existence tranquille.

Quelques jours avant l’accouchement de l’immortel, le Docteur se présenta au Hub et fut surpris de constater que le Capitaine avait réussi à tenir jusque-là. Martha lui expliqua ce qu’il s’était passé pendant son absence. Le Seigneur du Temps prévint l’équipe que la créature était toujours dans la nature et qu’elle semblait bénéficier d’aide extérieure pour parvenir à lui échapper. En effet, à chaque fois que l’homme de Gallifrey était sur le point de l’intercepter, il y avait des interventions intempestives qui lui permettaient de se sauver.

À plusieurs reprises, une activation avait détourné le Docteur de son but premier, mais lorsqu’il arrivait à l’endroit, il n’y avait rien. Martha lui expliqua que c’était également arrivé plusieurs fois et que c’était dû à un appareil qui utilisait l’énergie de la faille, cependant, le seul connu était enfermé dans les archives sécurisées et elle en parla à Ianto.

Le lendemain, Jack accompagna son époux et fut installé dans le canapé. La tente stérile était remontée au-dessus du lit prête à être déployée.

– Eh bien Cariad, fit le Gallois, on peut dire que lorsque tu as une idée en tête, on ne peut pas l’en déloger.
– Non, mais j’avoue qu’il est temps. Je dois vraiment ressembler à une baleine maintenant.
– Oui, mais bientôt tu retrouveras ta prestance et je pourrai à nouveau t’aimer comme j’en ai envie depuis…
– Moi aussi, le coupa le leader. J’ai envie de te sentir en moi à nouveau.
– À condition que tu prennes ta pilule, il ne faudrait pas que l’on remette ça trop tôt, fit Ianto en souriant.
– Tout à fait d’accord, je ne suis pas prêt à rester de nouveau coincé à la maison, j’ai besoin de bouger, j’ai besoin d’action.
– Tu vas en avoir, ne t’en fais pas pour ça. Tu auras du poids à perdre et une silhouette à récupérer !
– Et que prévois-tu pour ça ?
– Hum, je vais y réfléchir, fit-il avant de l’embrasser. Bien, maintenant, tu restes tranquille, tu n’en as plus que pour trois jours.
– Oui, trois jours et nous pourrons serrer nos trésors dans nos bras.
– Je te laisse, je vais faire le café, fit Ianto en se relevant, à tout à l’heure.

Pendant que le Gallois était dans la cuisine, les autres membres vinrent voir leur leader et discutèrent un peu avec lui. Une demi-heure plus tard, l’alarme du sas retentit et la lourde porte bascula, laissant passer Martha et le Docteur.

– Eh bien mon ami, fit le Seigneur du Temps, on peut dire que vous vous portez bien !
– Cessez de vous moquer, dans trois jours, je serai aussi svelte qu’il y a quelques mois !
– Comment vous sentez-vous ?
– Très bien, mais il est temps !
– Vous savez que jamais une grossesse gémellaire n’avait été à son terme.
– Oui, mais Ianto doit avoir le plus beau des cadeaux.
– Il l’a déjà !
– Comment ça ?
– Il vous a vous ! Vous avez bien changé depuis notre première rencontre et j’avoue que j’en suis le premier surpris. Vous aviez l’air d’un chien fou et maintenant… fit-il en le montrant de la main. Vous aviez besoin de quelqu’un comme ce jeune homme et je suis heureux que vous vous soyez trouvés.
– Oui, mais si nous ne nous sommes pas perdus, c’est grâce à vous et à Tashée.
– Bonjour, Docteur, fit Ianto en s’approchant. Un café ?
– Merci, dit-il en prenant la tasse.

Le Gallois fit la distribution et monta vérifier les mails de son époux, laissant le Seigneur du Temps et Martha auprès de lui. Il avait toujours dans l’idée de demander l’autorisation de parler avec Tashée, mais il craignait que l’homme de Gallifrey la lui refuse.

Quand il redescendit, un peu plus tard, il resta un moment auprès de son époux. L’attente était épuisante, aussi bien pour le leader que pour son entourage, mais malgré leur insistance, personne ne pouvait fléchir le Capitaine. Après moult hésitations, Ianto alla voir leur visiteur et obtint de s’entretenir avec Tashée. Il entra et s’approcha de la console. Pendant de longues minutes, il conversa et obtint les réponses qu’il souhaitait. Comment le Capitaine allait-il accueillir la nouvelle ? Il quitta la cabine, refermant soigneusement derrière lui mais refusa de parler avec quiconque de ce qu’il avait appris.

Owen avait fait livrer une couveuse pour le cas où un problème surgirait à la délivrance des bébés, elle pourrait également servir de lit d’appoint pour les recevoir. Martha s’était installée dans l’une des chambres du Tardis ainsi que le lui avait proposé le Docteur.

Les deux couples avaient repris les anciennes chambres, ayant à cœur d’être auprès de leurs amis lorsque le grand moment arriverait.

La veille de l’anniversaire du Gallois, Jack demanda à Tosh de prévoir un repas spécial et les invita à y participer. L’accouchement devait avoir lieu le matin de bonne heure afin que l’immortel soit en bonne forme pour la petite fête qu’il comptait bien donner.

Mais tout ne se passa pas comme il l’avait prévu. Au matin, l’alarme de la faille se déclencha et Ianto s’habilla prestement tandis que Owen et Neill s’informaient du problème. Les jeunes femmes les rejoignirent et Eirian s’occupa de préparer un café pendant que les hommes terminaient le petit briefing avec l’immortel.

Après un baiser, Ianto suivit ses collègues et descendit au garage. Une boule s’était formée dans sa gorge, une sourde angoisse étreignait son cœur.

– Tout se passera bien, ne t’en fais pas ! fit le Capitaine par l’oreillette.

Mais le jeune homme ne pouvait s’empêcher d’être inquiet. Quand ils arrivèrent sur place, ils se dirigèrent sur l’activation, mais lorsqu’ils furent à proximité, Tosh les interpella :

– Vous n’êtes pas au bon endroit, fit-elle.
– Comment ça, ce sont les coordonnées qui étaient inscrites.
– Soit vous avez fait une erreur, soit l’activation s’est déplacée.
– Ce n’est pas possible, répondit Ianto, à quoi avons-nous affaire ?
– Je cherche…

Les trois hommes s’arrêtèrent et regardèrent autour d’eux. Effectivement, il n’y avait rien qui laissait présager une activation. Quelqu’un jouait avec leurs nerfs et ça les agaçait !

– Tosh !
– C’est la même chose que l’autre jour, toujours une activation sans résultante…
– L’artéfact est toujours dans les archives, n’est-ce pas ? demanda le Gallois.
– Je suppose, oui !
– Il faut vérifier, demande à Jack !
– J’y vais !

Elle se rendit auprès du leader et lui expliqua le problème. Il lui donna le code et elle monta rapidement dans son bureau. Quand elle ouvrit, elle constata que l’appareil était toujours à sa place. Elle referma et retourna à son poste.

– Ianto !
– Oui !
– Il est toujours là !
– Bien, essaye de voir avec le Docteur, il a dit qu’il lui semblait que quelqu’un aidait la créature. Il peut sans doute trouver quelque chose.

Elle s’approcha du Tardis et toqua doucement. Le Seigneur du Temps ouvrit la porte, visiblement en pleine concentration.

– Oui, fit-il avant qu’elle ne parle, je sais, j’ai le même problème. Je n’arrive pas à trouver d’où ça vient. Entrez, dit-il en s’effaçant.

Il retourna rapidement à la console et continua ses recherches. Par l’oreillette, Tosh tenait l’équipe au courant de ce qu’il faisait.

– Il y en a une autre, fit-il brusquement. À 100 m de l’endroit où ils se trouvent… non attendez, là aussi. Ils vont devoir se séparer.

Il regarda la jeune femme qui avait brusquement pâli. Elle était réellement inquiète de la tournure des évènements. Elle devait prévenir le Capitaine, elle n’avait pas le choix. Elle sortit de la cabine et s’approcha du canapé. L’immortel la fixait, se doutant que quelque chose n’allait pas.

– Calme-toi, s’il te plait, fit-il en percevant ses pensées embrouillées. Viens ici.

Elle s’assit sur le bord du lit et il prit ses mains dans les siennes. Peu à peu, il lui communiqua un sentiment d’apaisement qui la soulagea.

– Jack…
– Ne t’en fais pas, je le sais déjà. Fais leur confiance et guide-les, ils ont besoin de toi.

Cependant, le Capitaine n’arrivait plus à gérer sa propre angoisse et des contractions commencèrent à se faire ressentir. Il se crispait par moments et Tosh finit par s’en apercevoir.

– Jack, que se passe-t-il ?
– J’ai mal…
– Martha ! Martha, viens m’aider ! cria-t-elle.

Le docteur Jones arriva en courant et constata l’état de l’immortel. Elle prit ses constantes et demanda à la jeune femme de prévenir Owen, elle avait besoin de lui.

– Mais ils sont sur le terrain, je ne peux pas les faire revenir !
– J’ai besoin de ton mari, je n’ai pas le choix, fais les rentrer !

La jeune femme actionna son oreillette et contacta le médecin, mais personne ne lui répondit. Sur le lieu de l’activation, les trois hommes venaient d’être pris à parti par des Weevils qui étaient sortis des égouts. Le militaire répliquait, essayant de ne pas perdre le Gallois de vue, mais ils furent séparés et les coups de feu se firent plus nombreux. Un cri résonna et Ianto s’approcha de son collègue qui était appuyé au mur, le bras en sang.

– Owen, tu vas bien ?
– Ça ira, mais on est mal ! Où est Neill ?
– Je ne sais pas ! Neill ! Neill où es-tu ?
– À deux heures de votre position. Je viens vers vous, il n’y a plus rien ici.
– Tosh ! fit le Gallois.
– Ah enfin, mais que s’est-il passé ?
– Owen a été touché. Nous avons été attaqués par des Weevils.
– Il a été mordu ?
– Oui, mais ça ne semble pas trop grave. Neill vient nous rejoindre et on va…
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Ven 17 Déc - 7:15

Chapitre 47
La communication fut brusquement coupée et malgré tous les essais qu’elle put faire, la jeune femme n’arrivait pas à reprendre contact.

– Alors Tosh, ils reviennent ?
– Je ne sais pas, je n’ai plus rien ! Owen est blessé !
– C’est grave ?
– Je n’en sais rien. Comment va Jack ? fit-elle en s’approchant.
– Je ne vais pas pouvoir attendre, il faut que je pratique la césarienne. Viens m’aider.
– Non ! Martha, je veux attendre Ianto, fit l’immortel en grimaçant de douleur. Il n’est pas question que nous commencions sans lui.
– Nous n’avons plus de contact, dit Tosh.
– Quoi ? Je dois y aller, fit-il en tentant de se lever.
– Mais où comptes-tu aller comme ça, répondit Martha en le retenant, tu restes ici ! Tosh, va chercher le Docteur, dépêche-toi.

La jeune femme courut vers le Tardis et ouvrit la porte, passant la tête pour apercevoir le Seigneur du Temps.

– Martha a besoin de vous, cria-t-elle sans entrer.

Il la rejoignit rapidement et la suivit au canapé où le médecin tentait de retenir l’immortel.

– Eh bien Jack, il faudrait vous calmer !
– Ianto a besoin de moi !
– Ses collègues sont auprès de lui. Il faut que vous pensiez à vos enfants. Martha doit vous accoucher, vous n’avez pas le choix.
– Ianto n’est pas là ! insista-t-il.
– Il ne va pas tarder, ne vous en faîtes pas.
– Tosh ! entendirent-ils soudain.
– Neill, enfin, mais que s’est-il passé ?
– Ianto a eu la créature. Dans l’entrepôt, il y avait aussi un homme qui avait le même artéfact que nous et qui semblait s’en amuser. La police vient de l’embarquer et nous ramenons l’alien et l’objet.
– Vous allez bien ?

Il y eut un silence.

– Neill, qu’y a-t-il ?
– C’est Ianto, il a voulu protéger Owen.
– Comment va-t-il ? demanda l’immortel.
– Il n’est que blessé, par contre…
– Quoi ? Comment va Ianto ?

Le Capitaine devenait hystérique et Martha n’eut d’autre choix que de lui faire une injection pour le calmer, mais il fallait maintenant délivrer les enfants, cela devenait urgent.

– Neill, fit Tosh, revenez au plus vite, nous avons besoin de vous.
– Nous sommes sur la route, d’ici dix minutes, nous serons à la base.
– Comment va Ianto ?
– Je ne sais pas, il est sans connaissance et n’a presque pas de pouls. Owen s’en occupe.

La jeune femme tentait de retenir les larmes qui menaçaient de la submerger. Eirian, qui avait entendu la conversation, s’approcha d’elle et la prit dans ses bras. Leur ami avait de nouveau été blessé, mais cette fois pour protéger l’un des leurs.

– Ça va aller, lui dit-elle doucement.
– J’ai besoin de vous, fit Martha en s’assurant que l’immortel était endormi.

Elle lui posa un masque sur le nez et déploya la tente puis elle enfila des vêtements opératoires et demanda aux deux jeunes femmes d’en faire autant. En quelques minutes, tout était prêt et le médecin se prépara à ouvrir l’abdomen de l’immortel.

***
En arrivant dans le parking, Owen et Neill déposèrent Ianto sur un brancard et le militaire descendit l’alien dans les voûtes en attendant que le médecin puisse s’occuper de l’autopsie. Celui-ci se dirigea vers l’ancienne chambre d’Eirian et attendit que son collègue vienne le rejoindre pour installer le Gallois sur le lit. Il ne pouvait se résoudre à sa mort définitive et espérait encore un miracle. À deux, ils installèrent le corps inerte et sortirent silencieusement de la pièce. Après un dernier regard, Owen ferma la porte et suivit le militaire pour rejoindre ses collègues.

– Docteur, que se passe-t-il ? demanda-t-il en arrivant dans la zone centrale.
– Je crois qu’il ne peut plus attendre. Comment va Ianto ?

Le médecin secoua la tête et reporta son regard sur son leader que l’anesthésie avait calmé. À son réveil, il devrait lui apprendre que son époux était décédé, mais l’était-il vraiment ? Il ne savait pas ce que Tashée lui avait fait et le jeune homme avait refusé de parler de sa conversation avec elle.

Les deux jeunes femmes avaient surpris le geste et elles baissèrent la tête, essayant de cacher leurs larmes. Elles se concentrèrent sur l’intervention et assistèrent Martha qui venait de faire la première incision.

Quelques minutes plus tard, le premier bébé était dans les bras de Tosh qui l’enveloppa et le posa sur le pied du canapé. Owen s’était habillé et l’avait rejointe, faisant les premiers gestes pour permettre à l’enfant de respirer correctement puis il le mesura et le pesa pour ensuite le déposer dans la couveuse qu’il avait approchée.

Peu après, on lui confia le second bébé et il reproduisit la procédure pendant que Martha refermait le ventre de l’immortel, s’appliquant à soigner les sutures malgré le fait qu’elle savait que dans quelques heures, toute trace aurait disparu.

Tout s’était bien passé, les nouveau-nés avaient poussé leur premier cri sitôt la sortie du ventre paternel et les tests n’avaient pas trouvé d’anomalie. Pour des jumeaux à terme, ils étaient de belle taille avec un poids avoisinant celui d’un enfant unique. Après avoir été baignés et habillés, ils furent installés dans la couveuse. Martha s’occupa de soigner la blessure de Owen puis laissa Tosh s'aprocher de lui.

Regroupée autour des bébés, l’équipe s’émerveillait des deux trésors qui dormaient, mais Tosh était restée assise auprès de son leader, attendant patiemment qu’il se réveille. Soudain, un bip insistant se fit entendre et Owen sursauta. Il se précipita vers l’ancienne chambre d’Eirian et ouvrit la porte pour voir le Gallois bouger légèrement sur le lit. Il s’approcha et l’examina puis sourit en le voyant ouvrir les yeux.

– Bienvenue dans le monde des vivants ! fit-il, ne retenant pas la larme qui coulait sur sa joue.
– J’ai mal, souffla le jeune homme.
– Ne t’en fais pas, ça va passer. Respire profondément.

À la porte, Tosh et sa collègue n’en croyaient pas leurs yeux. Elles vinrent près du jeune homme et se mirent à pleurer. Il s’assit et les prit dans ses bras, tentant de les réconforter.

– Comment va Jack ? demanda-t-il soudain.
– Ils vont bien, ne t’en fais pas ! fit le médecin.
– Ils ?
– Oui, ton mari et tes deux enfants sont en pleine forme.
– Ils sont nés ?
– Oui, tu veux les voir ?
– Quelle question ! Bien sûr ! fit Ianto en se levant péniblement.

Ils accompagnèrent le Gallois jusqu’au canapé où reposait l’immortel puis il se tourna vers la couveuse et regarda les deux enfants qui dormaient.

– Le premier né était le garçon, 43 cm et 2,850 kg. Ta fille fait 42 cm et 2,640 kg, j’avoue que je n’ai jamais vu ça, il a dû souffrir pour en arriver là, mais il souhaitait le plus beau des cadeaux pour toi, alors Bon anniversaire Ianto, fit le médecin.
– Merci, ils sont magnifiques, murmura le Gallois sans quitter des yeux les deux nouveaux-nés.
– Et vous les appelez comment ? demanda le Docteur.
– Rhian et Anwen.
– C’est gallois, ça, fit Martha.
– Oui. Petit roi et Très belle pour les étymologies.
– Je pense que vous ne pouviez pas mieux trouver. Ça leur va très bien.
– Je trouve aussi. Pourquoi est-il endormi, fit Ianto en regardant son époux, il ne devait pas avoir une péridurale ?
– Nous n’avons pas pu faire autrement. Quand il a su que vous aviez eu un problème, il est devenu très agité et je n’ai pas eu le choix. Ma priorité, c’était les enfants !
– Oui, je comprends. Il se réveillera dans combien de temps ?
– D’ici une heure ou deux, je pense, mais il serait souhaitable que tu sois près de lui, ainsi, il verra que tu vas bien. Au fait, tu n’avais pas été blessé ?
– Non Martha, intervint Owen, il a été tué.
– Tu veux dire…

Ianto hocha la tête en souriant, ce que lui avait dit Tashée l’avait rassuré et il ne voyait aucune raison de ne pas protéger ses amis comme le faisait le Capitaine.

– Je vais rester ici, vous devriez aller vous reposer, fit le Gallois.
– Très bien, répondit le médecin. Mais il va falloir les nourrir à leur réveil. Je t’ai tout préparé à l’infirmerie. Les biberons sont ceux distribués dans les hôpitaux, tu les donnes à température ambiante.
– D’accord, je vais m’en occuper. Merci encore.
– Mais de rien, de toute façon, si tu as besoin d’aide, nous dormons ici, fit Eirian, n’hésite pas à nous appeler en cas de besoin.

Tous quittèrent la zone pour aller déjeuner à l’extérieur et laissèrent le jeune homme seul avec son époux et ses enfants. Pendant de longues minutes, il resta près de la couveuse et chantonna une berceuse galloise puis il s’assit à côté de son compagnon et attendit son réveil.

Au bout d’une heure, il sentit l’immortel bouger légèrement et se tourna vers lui. Quand Jack ouvrit les yeux, il croisa le regard de son époux.

– Ian…
– Oui Cariad, souffla-t-il.
– Tu vas bien ?
– Évidemment, quelle question, fit-il avant de l’embrasser délicatement.

Le Capitaine s’écarta soudain et baissa les yeux sur son ventre, posant ses mains dessus et regardant autour de lui, une lueur inquiète dans ses prunelles.

– Ils vont bien, fit le Gallois en se levant.

Il approcha la couveuse pour permettre à son époux de voir les enfants. Jack posa ses doigts sur la vitre et ferma les yeux un instant.

– Que s’est-il passé, fit-il en ouvrant les paupières pour se fixer sur le jeune homme.
– Un souci pendant l’intervention, mais rien de grave, je te rassure. Owen va bien, ce n’est qu’une égratignure.
– Mais il y a eu un problème avec les communications. Nous n’avions plus rien.
– Je sais, mais tu le vois, tout va bien.

Le leader le regarda, essayant de comprendre ce qu’il ressentait, mais le Gallois ne laissait passer aucune de ses pensées.

– Que me caches-tu ?
– Mais rien !
– Ian, je te connais, il y a quelque chose que tu ne me dis pas.
– Tout va bien, il ne faut pas te faire de souci.
– Ok, si tu le dis, mais tu ne m’ôteras pas de l’idée qu’il y a quelque chose de pas clair, fit le Capitaine en se redressant. Aide-moi, je voudrais me lever.
– Déjà ! Si peu de temps après la naissance ?
– Bien sûr, regarde, dans quelques heures, on ne saura même plus qu’il y a peu je ressemblais plus à une baleine qu’à ce que j’étais il y a neuf mois.
– Ne t’inquiète pas, pour moi, tu étais tout aussi séduisant enceint jusqu’aux yeux, je te trouvais même un certain charme.
– Ah bon ! On va remettre ça alors, fit-il taquin.
– Plus tard, laisse ces deux-là grandir un peu avant. Nous aurons le temps de recommencer, fais-moi confiance !
– Si tu en es sûr, je veux bien attendre un peu alors. Il va falloir que je demande à Owen où il a planqué les pilules.
– Elles ne sont pas cachées et je sais où elles sont.
– Tu devrais aller en chercher alors.
– Pas maintenant, voyons. Nous devons nous occuper de Rhian et d’Anwen avant tout, de plus, je te rappelle que le Tardis est dans le Hub et que Neill et Eirian sont en bas.
– Oui, tu as raison, fit l’immortel avec une petite moue comique. Il faut se dépêcher de rentrer chez nous alors !
– Nous verrons ça demain.
– Mais j’avais préparé une petite fête pour ton anniversaire.
– Nous verrons ça demain, répéta-t-il doucement, je n’ai pas besoin d’une fête, tu m’as déjà fait le plus beau des cadeaux.

Ils passèrent un long moment à contempler les deux enfants qui dormaient paisiblement, puis Rhian commença à s’agiter, réveillant sa sœur par la même occasion. Ianto alla chercher les biberons et en donna un à son époux. S’approchant de la couveuse, le Gallois prit le petit garçon dans ses bras et le déposa dans ceux de son compagnon. Avec un sourire, il le regarda s’occuper de l’enfant avant de se tourner pour prendre la petite fille qui criait maintenant à pleins poumons. Le jeune homme s’installa près de son époux et resta silencieux pendant que les bébés se nourrissaient.

Lorsqu’ils eurent terminé, Ianto les changea et les réinstalla confortablement avant d’aller, lui-même, se lover dans les bras de son compagnon. Il laissa sa main caresser le ventre à nouveau plat, faisant soupirer l’immortel.

Dans la soirée, Eirian leur déposa des plats achetés chez le traiteur et rejoignit son époux qui l’attendait dans son ancienne chambre. Les deux homme dînèrent tout en regardant les bébés puis allèrent se coucher. Après un tendre baiser, ils se laissèrent emporter dans les bras de Morphée.

À leur réveil, ils virent que Owen était déjà auprès des enfants et les examinait. Martha vint le rejoindre et prit Anwen dans ses bras, allant la déposer dans ceux du Capitaine. Le médecin lui donna le biberon et le laissa s’occuper de sa fille. Puis elle fit de même pour Rhian et s’assit pour regarder les deux hommes.

Eirian et Tosh s’approchèrent et s’installèrent sur le pied du canapé sans rien dire. Le militaire vint les rejoindre, accompagné par Gareth qui avait fermé l’office pour venir déjeuner.

Le Gallois confia son fils à Tosh et partit dans la cuisine, suivi par le jeune homme. Celui-ci en ressortit avec le plateau chargé de tasses qu’il distribua. Il laissa le leader se servir et surprit son coup d’œil quand il but la boisson.

– Bravo, il est presque aussi bon que celui de Ianto, fit-il.
– Tu as fait la différence ? demanda son compagnon.
– Évidemment, tu ne pensais quand même pas me tromper une seconde fois ! Je t’ai dit que je reconnaîtrais ton café entre mille.
– Je ne vois pas de différence, fit Owen. Es-tu certain que c’est Gareth qui l’a fait ?
– Oui, fit Ianto, c’est bien lui.

Pendant quelques instants, tous restèrent silencieux à observer les deux enfants qui dormaient.

– Alors, que pensez-vous de ces petites merveilles ? demanda le Capitaine tout sourire.
– Je dirais que tu as bien travaillé ! fit la Japonaise en tendant l’enfant à Ianto.
– Eh ! Il ne les a quand même pas fait tout seul ! s’insurgea le Gallois, provoquant l’hilarité de ses collègues.
– D’accord, alors on dira que VOUS avez bien travaillé…
– Ah, j’aime mieux ça !
– Bien, Jack, il va te falloir un peu de repos pour que tout revienne à la normale. J’aimerais que tu rentres chez toi et que tu y restes pour la prochaine semaine. Nous pouvons nous débrouiller et de toute façon, tu as la connexion avec le Hub. De plus, je crois que vous avez à discuter Ianto et toi !
– Discuter, mais de quoi ? demanda le Gallois.
– Ce n’est pas à moi de te le dire, alors nous allons vous raccompagner chez vous, je vais m’assurer que les enfants seront bien installés et nous vous laisserons vous reposer. Ianto, ne reviens que lundi, tu vas également avoir besoin de prendre tes marques. Pour ce qui est des biberons, j’en ai prévu quelques uns, ensuite, tu devras te ravitailler en lait maternisé. Je t’ai fait la liste de tout ce dont vous aurez besoin, mais je passerai vous voir régulièrement et si vous avez un souci, vous n’aurez qu’à me téléphoner. Si vous avez besoin d’une baby-sitter, je suis certain qu’Eirian se fera un plaisir de vous aider, n’est-ce pas, fit-il en se tournant vers la jeune femme qui avait les yeux fixés sur les enfants.
– Eirian, fit Neill en posant sa main sur son épaule, on te parle.
– Oui, pardon, tu disais ?
– Que si Jack et Ianto avaient besoin de quelqu’un pour garder les enfants, tu pourrais le faire.
– Évidemment, vous pouvez compter sur moi.
– Très bien, alors on va vous laisser vous préparer, je vais m’occuper des enfants et nous vous accompagnerons chez vous.
– Les sièges sont déjà installés, il faut aller les chercher pour y coucher les petits, fit Ianto.
– J’y vais, répondit le militaire en attrapant les clés que tendait le Gallois.
– J’ai eu un peu de temps pour autopsier l’alien, je dois te dire que ce n’était pas une créature très simple, mais apparemment, elle ne se nourrissait que de déchets, si elle a attaqué Ianto, ce n’est que pour se défendre. Quant à te dire d’où elle venait… je n’en sais rien, c’est un autre rejet de la faille malheureusement.
– Merci Owen, fit le Capitaine en regardant son époux. C’est bien dommage que vous ayez dû la tuer… mais il n’y avait pas d’autre choix.
À suivre…
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Sam 18 Déc - 7:26

Chapitre 48
Quand il revint quelques minutes plus tard, les deux hommes s’étaient habillés et regardaient les médecins s’occuper des enfants. Lorsque tous furent prêts, ils se rendirent dans le garage et fixèrent les cosy, s’assurant que tout était bien en place, puis Ianto se mit au volant.

Ils quittèrent le bâtiment, suivis par Owen qui avait pris le SUV, emmenant avec lui le reste de l’équipe. Même Gareth était du déplacement et il était heureux de voir qu’il était vraiment considéré comme l’un des membres. Martha conduisait sa propre voiture, accompagnée par le Docteur.

Arrivés devant la maison, Ianto entra le véhicule dans le garage, refermant soigneusement derrière lui puis il descendit ouvrir la porte communicante afin que le leader puisse passer sans difficulté en portant les deux sièges.

Le Gallois déverrouilla l’entrée, invitant ses amis à pénétrer dans la maison et montra les chambres à Owen qui le suivit. Jack avait déposé Anwen dans son lit et lui enlevait ses vêtements, la laissant en pyjama. Ianto prit Rhian dans ses bras et alla le mettre dans son berceau. Lorsque les deux enfants furent couchés, ils tirèrent les portes sans les fermer et se retrouvèrent tous dans le salon.

Le jeune homme fit du café que tous burent tranquillement installés sur le canapé et les fauteuils, Tosh et Eirian étant, elles, assises sur la peau devant la cheminée.

Ils discutèrent pendant un bon moment puis Owen décida qu’il était temps de laisser les nouveaux parents se reposer. Le Docteur leur adressa ses vœux et les prévint qu’il devait maintenant quitter la Terre, la créature ayant été mise hors d’état de nuire. Avant de passer la porte, le médecin glissa un flacon dans la main du Capitaine en souriant. Celui-ci baissa les yeux pour voir de quoi il s’agissait mais ne dit rien et hocha la tête d’un air entendu.

Les deux hommes regardèrent leurs amis partir et refermèrent la porte, se retrouvant brusquement seuls dans la grande maison calme.

– Que veux-tu faire maintenant ? demanda l’immortel.
– Pour commencer, tout ranger et ensuite, prendre une bonne douche avant le réveil des enfants.
– Et ensuite ? insista l’immortel. Owen m’a dit que nous devions discuter, mais il n’a pas précisé de quoi !
– Tu le sauras assez tôt, ne t’en fais pas.

Il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet de la réaction de son époux, tout en sachant que cette situation était ce qu’il avait souhaité au plus profond de son cœur. Cependant, depuis qu’il était immortel, Jack avait papillonné de bras en bras et de lit en lit, maintenant que le Gallois se trouvait dans la même situation que lui, changerait-il ses habitudes ? Resterait-il à ses côtés ?

Le Gallois partit vers la cuisine et vida les sacs contenant les biberons et autres produits pour les enfants. Puis il passa dans la chambre et se déshabilla, se demandant pourquoi l’immortel ne le rejoignait pas. Sentant finalement son regard sur lui, il tourna la tête et le vit, appuyé au chambranle de la porte, toujours silencieux.

– Qu’y a-t-il ?
– Je ne sais pas, tu as l’air d’avoir changé.
– Non, je suis toujours le même, tu ne dois pas en douter, tu viens ?
– Oui, j’arrive, fit le Capitaine en laissant tomber ses bretelles.

Ianto vint l’aider à défaire les boutons de sa chemise et la fit glisser de ses épaules en même temps que le T-shirt, déposant des petits baisers dans son cou.

– Ian, crois-tu vraiment que ce soit le moment, tenta le leader.
– J’ai allumé les baby-phones, s’ils se réveillent, nous le saurons, fit-il en continuant de goûter la peau de son amant. Nous avons plus de deux heures avant le prochain biberon et j’ai envie de toi, souffla-t-il.

Lentement, il glissa ses mains sur la taille de son époux, descendant agacer les tétons durcis, écoutant avec délice les soupirs de son partenaire. Puis il le poussa sur le lit et s’allongea près de lui, mordillant les boutons de chair. Ses lèvres se promenèrent sur le ventre, qui, la veille, abritait leurs deux enfants et qui maintenant ne laissait entrevoir qu’une légère trace due à l’intervention pratiquée par Martha mais qui bientôt aurait disparue.

Puis sa bouche trouva le gland qu’elle suçota doucement. La langue caressa le frein et la longueur tandis que les mains frôlaient la peau sensible de l’aine. L’immortel se cambrait sous les effleurements et laissait échapper des gémissements. Le Gallois fit glisser le membre entre ses lèvres serrées, commençant lentement à aller et venir, refermant ses doigts sur les bourses de son compagnon, les pressant légèrement puis il s’intéressa à l’intimité de celui-ci, glissant entre les cuisses qui s’écartèrent. Il quitta le sexe pour passer sa langue sur l’anneau, laissant de la salive avant de faire pénétrer la pointe qui fut remplacée par une phalange pendant qu’il le reprenait en bouche.

L’immortel se tendait, gémissant sous les diverses attaques qui déferlaient sur lui, le Gallois semblait être partout à la fois et lorsque son doigt toucha sa prostate, le Capitaine se délivra dans sa bouche en criant son prénom. Le jeune homme délaissa le membre radouci pour venir prendre les lèvres entrouvertes, glissant sa langue à la rencontre de sa consœur. Le baiser se fit passionné, entreprenant, ardent, les laissant finalement à bout de souffle.

– As-tu pris ta pilule ? souffla Ianto.
– Oui, Owen m’en a laissé un flacon, je pense qu’il s’en est douté, fit-il en souriant. Fais-moi l’amour, murmura-t-il en fixant son époux qui se tenait au-dessus de lui.

Le jeune homme ne se le fit pas répéter et entreprit de préparer son compagnon à le recevoir. Il enduisit ses doigts de lubrifiant et les fit pénétrer l’un après l’autre dans le corps accueillant, cherchant la prostate qu’il finit par trouver, la touchant plusieurs fois avant de retirer sa main pour étaler du gel sur son sexe.

Il se déplaça pour se positionner entre les jambes de son leader, lui pliant les genoux pour avoir un meilleur accès et s’appuya sur l’intimité avant de commencer à s’y glisser doucement. Il fixa le visage de son partenaire et s’arrêta en le voyant grimacer. Pendant quelques instants, il resta immobile, se contentant de caresser du bout des doigts le bas-ventre de son compagnon.

– Ian, vas-y, bouge, souffla-t-il en ouvrant les paupières.

Le Gallois reprit ses mouvements, très lentement, s’enfonçant un peu plus à chaque retour dans la gaine étroite. Quand il fut totalement enchâssé, il poussa son bassin, pour se coller à son partenaire. Il lâcha les jambes, les passant devant ses bras pour aller s’ancrer sur les hanches qu’il agrippa, se penchant pour écarter un peu plus les cuisses de son époux. Les va-et-vient, d’abord presque imperceptibles, devinrent plus amples. Il ressortait presque de l’intimité pour s’y enfouir à nouveau, butant à chaque fois sur la prostate de l’immortel. Ianto murmurait de doux mots gallois qui électrisaient le Capitaine tout autant que les frappes précises sur sa glande du plaisir.

Le visage tendu dans l’effort, des gémissements passant la barrière de ses lèvres, le jeune homme pilonnait son époux à une cadence rapide. Il enroula ses doigts sur le membre humide de l’immortel, passant son pouce sur les gouttes de désir qui suintaient puis il le porta à sa bouche, le suçant lentement, faisant hoqueter son partenaire sous la vision érotique de son homme le goûtant ainsi.

– Ian, je vais… Viens…

Le Gallois le sentit se tendre et trembler sous ses doigts puis le Capitaine se libéra dans sa main, son cri se répercutant dans la chambre. Ianto le rejoignit dans l’instant, enserré dans l’anneau de chair qui se contractait spasmodiquement. Toujours enfoui en son amant, le jeune homme se pencha pour l’embrasser tendrement puis il se retira et s’allongea près de lui.

Lentement, les deux hommes reprenaient leur souffle et Ianto offrit une pensées à l’immortel, se concentrant sur l’image qu’il voulait parfaite.

– Tu te projettes bien loin dis-moi ! fit-il en souriant.
– Pourquoi ?
– C’est comme ça que tu vois Cardiff dans quelques années ! Il va falloir en parler au Maire.
– Pourquoi dans quelques années ? Je dirais plutôt dans quelques… centaines d’années.

Le Capitaine se redressa et fixa son visage sans rien dire. Il essayait de comprendre mais les pensées de son époux continuaient d’affluer, lui montrant des paysages et des constructions radicalement différentes de ce qu’il connaissait.

– Tu as bien dit centaines ?
– Oui, pourquoi, tu ne veux déjà plus de moi ? fit-il très inquiet.
– Arrête de dire des bêtises, tu sais bien que mon souhait le plus cher est que l’on reste ensemble.
– Moi aussi. Je veux continuer à vivre à tes côtés et à élever nos enfants et ceux qui viendront après.
– Mais, tu sais bien que…

Le Gallois posa son doigt sur ses lèvres, lui intimant silencieusement l'ordre de se taire.

– Tashée ne reprend jamais ce qu’elle a donné, elle me l’a dit, il va bien falloir que tu te fasses à l’idée que tu vas devoir me supporter encore très, très longtemps.

Jack ouvrit la bouche dans l’intention de répliquer, mais les mots lui manquèrent. Devant son air de poisson hors de l’eau, le jeune homme l’attira à lui et l’embrassa tendrement.

– Jack ! Ça va aller ?
– Euh… oui, je crois. Tu veux dire que…
– J’en ai bien peur, effectivement, le coupa le Gallois. Elle n’a pas fait dans la demi-mesure. Cependant, il n’y a que nous deux qui avons cette particularité, il va falloir te faire à l’idée que nous survivrons à tous ceux que nous aimons.
– Tous ?
– Sans doute que oui, Cariad, je suis désolé, fit-il en comprenant que lui aussi devrait laisser partir les personnes qui étaient chères à son cœur.

Ses amis, ses enfants passeraient leur chemin et les quitteraient sans que tous deux ne puissent rien y faire.

Le Gallois s’approcha et le prit dans ses bras, caressant sa nuque avec tendresse. Le Capitaine s’écarta doucement et vrilla son regard dans le sien.

– Si j’ai bien compris ce que tu viens de me dire, les vœux que nous avons faits le jour de notre mariage vont nous accompagner pendant de longues années.
– Oui, tout comme mon amour pour toi.
– Tu sais, je bénis le jour où tu as décidé de venir te faire embaucher à Torchwood. Finalement, malgré tout ce qui s’est passé, nous allons être heureux.
– Mais je le suis, depuis que je t’ai rencontré Cariad. Il est évident qu’au début, je ne voulais pas l’admettre, je ne pensais qu’à sauver Lisa, mais malgré mon désir de l’aider, tu m’attirais tellement que j’avais des remords à te tromper de la sorte.
– Je crois pouvoir dire que tout est oublié, fit l’immortel en allant butiner le cou de son époux. Mais dis-moi, quelqu’un d’autre est au courant pour toi ?
– Oui, Owen le sait et les filles s’en doutent. Il va falloir tout leur expliquer lorsque nous reviendrons au Hub.
– On verra ça plus tard, pour le moment, j’ai envie de faire l’amour à mon immortel de mari, fit le Capitaine en déposant des petits baisers sur le visage de son époux.
– Eh bien, qu’attends-tu ? Il te faut ma permission ? répondit Ianto en se collant contre lui, faisant se toucher leurs virilités.

Jack descendit ses mains sur les hanches de son partenaire, l’attirant plus près, ondulant du bassin pour faire monter la pression. Il prit les lèvres de son Gallois en un long baiser sulfureux puis s’écarta et le fit retomber sur le lit, le couvrant de son corps. Il s’empara de nouveau de sa bouche, tâtant la peau pour en obtenir l’ouverture. Celle-ci se fit et les langues se trouvèrent et se caressèrent.

Puis le Capitaine s’écarta et le regarda un instant avant de goûter son cou, descendant lentement vers ses tétons qu’il happa, les mordillant doucement tout en passant ses mains sur les hanches de son époux. Il laissa un sillon de baisers brûlants sur le torse, allant glisser sa langue dans le nombril pour finalement s’intéresser à la virilité dressée de son compagnon. Il donna un petit coup de langue et poursuivit son chemin vers les testicules qu’il lécha avant de poser ses lèvres sur l’aine, suçotant la peau sensible.

Il sentait le jeune homme se tendre et des gémissements lui parvenaient, l’incitant à poursuivre sa balade. Il revint vers le sexe et le glissa dans sa bouche, lentement, passant sa langue sur la longueur à chaque fois qu’il bougeait. La main serrée à la base, il imprima un doux va-et-vient qui alla en s’accélérant pour se ralentir de nouveau.

Le Gallois ondula du bassin, lui faisant reprendre ses mouvements, venant à la rencontre de cette bouche gourmande qui lui apportait tant de plaisir puis Ianto agrippa les draps en sentant la jouissance déferler dans son corps, l’emportant tel un raz de marée de bonheur. La peau humide et le corps tremblant, il entrouvrit les yeux, voyant le Capitaine s’approcher en se léchant les lèvres, un sourire carnassier sur le visage.

– Je t’aime, fit-il doucement.
– Moi aussi Cariad. Prends-moi, j’ai envie de te sentir en moi…
– Impatient mon cœur ?
– Oui.

L’immortel humidifia ses doigts et les glissa entre les cuisses qui s’ouvrirent, lui laissant l’accès à l’intimité convoitée. Lentement, il les fit pénétrer dans le corps de son partenaire, le préparant longuement à le recevoir tout en dévorant sa bouche de baisers incendiaires. Puis il le bascula, le faisant s’asseoir sur ses hanches, vrillant son regard dans le sien tout en continuant de le caresser.

Il déposa du gel sur son sexe et le fit se soulever, présentant son membre douloureux à l’orée de son anneau de chair. Il attendit que Ianto prenne l’initiative de la pénétration et lorsque celui-ci s’empala d’un seul coup, ils crièrent tous les deux.

– Tu vas te blesser, fit le leader en bloquant son partenaire.
– Mais non, ça va aller, bouge, souffla le Gallois en se mettant en mouvement.

Il se pencha et prit les lèvres de son époux, initiant un doux balancement. Jack portait ses hanches à la rencontre de son partenaire tout en répondant au baiser.

Il les fit rouler et le jeune homme se retrouva couché sur le dos, les cuisses relevées et l’immortel accentua ses coups de bassin, s’enfonçant toujours plus pour finalement percuter la prostate de son compagnon. Celui-ci se tendit et un râle profond monta de sa gorge. Plusieurs fois, son époux reproduisit le mouvement, regardant le plaisir se peindre sur son visage.

Il passa ses doigts sur le torse humide de sueur et intensifia ses coups de reins, prenant le sexe de son compagnon pour le masser doucement. Ianto agrippa ses bras et le tira à lui pour l’embrasser.

– Jack, je…. humm… plus vite… souffla-t-il près de ses lèvres.

Le Capitaine s’exécuta, les mouvements devinrent erratiques, un peu plus violents, le plaisir prenant possession de leurs corps enchâssés. Reprenant le sexe qu’il avait abandonné pour embrasser son époux, il lui appliqua le même rythme que celui de ses reins, jusqu’à ce qu’il se déverse dans sa main, des mots gallois accompagnant sa libération. Jack laissa son désir s’épancher et s’abattit sur le corps tremblant de son compagnon, cherchant à reprendre son souffle. Puis il se redressa et se retira doucement pour le prendre dans ses bras.

Ianto leva les yeux vers lui et croisa son regard empli de passion et d’amour. Il posa ses lèvres sur les siennes et prit son visage entre ses mains avant de lui parler.

– Malgré tout ce qui pourra arriver, malgré toutes mes peurs et tous mes doutes, il faut que tu saches que je serai toujours avec toi, murmura le Gallois. Je resterai pour l’éternité près de toi.

L’immortel resta silencieux, se contentant de le serrer contre lui. Lovés l’un contre l’autre, ils s’assoupirent pour s’éveiller en sursaut une demi-heure plus tard, en entendant les enfants se manifester par l’intermédiaire des baby-phones.

La vie reprenait son cours, ils avaient des nourrissons à élever et une Terre à protéger, mais à présent, le Capitaine ne serait plus seul à passer d’un siècle à l’autre, il aura près de lui son tendre Gallois et tous les enfants qu’il voudrait bien lui donner, même si la douleur de les perdre un jour ne devait pas être occultée.
FIN
merci de m'avoir suivie jusqu'au bout et j'espère que vous avez apprécié ces quelques chapitres. neige
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Azaelia67
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MessageSujet: Re: l'éternité près de toi...   Lun 20 Déc - 14:31

Trop trop bien ! Elle est vraiment parfaite cette fic ! En plus elle est super longue ! Tous les jours j'étais impatiente de lire la suite ^^ A quand la prochaine ?? Very Happy

Merci pour ces aventures !!
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aviva94
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Lun 20 Déc - 14:41

merci beaucoup. La suivante est en cours, mais il faudra être patiente puisque je ne publierai que lorsqu'elle sera bouclée.
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egyptia
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Mar 28 Déc - 19:56

c'est trop bien moi j'adore
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aviva94
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Mar 28 Déc - 20:25

Merci beaucoup.
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Lisa49
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   Jeu 15 Sep - 22:29

Waaaaaaaaaaaa... affraid affraid

La suite!
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MessageSujet: Re: L'éternité près de toi... - Torchwood - Jack/Ianto - NC 17   

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